La lettre de Lucas après son séjour solidaire…

Venu en Séjour Solidaire avec Grandir Aventure en juillet 2016, Lucas, 16 ans, a souhaité mettre des mots sur son expérience. Des mots qui ont ému l’équipe : merci Lucas pour cette lettre !

Le soleil réchauffant de Madagascar

“La chaleur. Ainsi si on me demandait par quel unique mot je devrais résumer le séjour je dirais la chaleur. La chaleur physique tout d’abord permise par le soleil réchauffant de Madagascar et particulièrement celui de Morondava. En effet le beau temps et l’absence de pluie ont permis à chacun d’apprécier au mieux la beauté de Madagascar tout en prenant des couleurs qui feront, je l’espère, pâlir mes compatriotes.

La chaleur du peuple malagasy

On peut aussi parler de la chaleur du peuple malagasy. Je pourrais vous parler de la flamme de joie qui animait l’esprit de Dimby ou de la gentillesse de Viviane, je pourrais vous écrire des lignes sur la chaleur de chacun des habitants rencontrés et de leur sourires mais je vais m’en tenir aux jeunes et à notre guide qui nous ont accompagné, nos amis, mes amis.

Je vais commencer par les jeunes, Vero, Prisca, Solo, et Tsila (les jeunes de l’internat de Grandir Ailleurs qui ont accompagné le groupe pendant tout le séjour). Tous âgés environs du même âge nous avons partagé avec chacun d’eux des moments mémorables qui resteront gravés bien plus que dans nos souvenirs, dans nos cœurs. Prisca avec sa gentillesse, Solo avec sa joie de vivre, Vero sa chaleur et Tsila son esprit taquin. Nos amis nous ont montré que malgré la différence de langues, de cultures et de modes de vie nous sommes tous des adolescents quel que soit l’endroit où l’on vit et nos différences sont transcendés par la chaleur humaine.

Navalona, lui, était notre guide, mais loin d’être barbant comme peuvent l’être les guides des musées il nous a aussi fait ressentir la chaleur qui anime son pays et son peuple. J’ai eu le sentiment, à titre personnel, de comprendre la culture du pays et d’en ressentir l’essence, ce qui fait la beauté au-delà de la beauté visuelle. Navalona en plus d’être un excellent guide stagiaire était aussi notre ami.

Rencontre avec les Enfants des Rues

Je pense aussi qu’il faut parler des moments que l’on a partagés avec les enfants des rues, ce pour qui l’association existe. On pourrait penser que le fait qu’ils vivent et dorment dehors ou dans un foyer les rend plus méfiants ou qu’ils perdent leur caractère enfantin. Rien n’en est, ces enfants nous ont marqué. Malgré la dureté de leur condition de vie ils restent enfants et cela est bouleversant. Leur innocence leur permet de tenir et cela est une leçon pour chacun qui vit dans le confort d’un foyer.

“La douche avec pour plafond la voie lactée…”

Aussi l’expérience au village nous a montré le Madagascar rural celui sans doute plus cliché mais tout aussi chaleureux. La douche avec pour plafond la Voie lactée et pour paume de douche un sceau tiré du puits fut marquante et les habitants tout autant. Je pense que ces personnes avec qui nous avons partagé plus qu’un séjour solidaire nous ont offert un joli résumé de ce que peuvent être les habitants de Madagascar et surtout leur chaleur. Ensuite et pour continuer dans cette métaphore filée je voudrais parler de la chaleur de ces paysages.

Ainsi nous n’avons pas vue tout le pays mais malgré ce nous avons vu des paysages sublimes. Du lac Tritriva et son eau cristalline à l’allée des baobabs en passant par les bancs de sable de Manguily, et le parc Kirindy forest… Chacune des choses que l’on a vu dans ce beau pays fut un enchantement et je pense que chacun gardera en mémoire quelque choses de ces paysages, qui sont aussi beaux que fragiles tels les magnifiques papillons que l’on a pu apercevoir au détour d’une fleur exotique.

Enfin la chaleur du groupe où l’ambiance fut toujours excellente et les visages toujours souriants et surtout celle de ses animateurs, Gaëlle et François, qui ont permis cette alchimie si indescriptible mais toujours aussi chaleureuse. Alors voilà c’est la fin et la seule chose qui chauffe physiquement c’est le clavier de l’ordinateur mais au fond de nous quelque chose a changé, quelque chose de plus spirituel.

Je pense que Madagascar nous a fait Grandir.”

 

Lucas

Les caméléons à Madagascar

Les caméléons à Madagascar

Comme nom scientifique le caméléon a une appellation de « Chamaeleonidae », une espèce issue de la famille des Sauriens, plus exactement un descendent d’un sous ordre de reptile. Un arboricole quadrupède, qui se nourrit exclusivement d’insectes.

La morphologie d’un caméléon varie selon son espèce, à Madagascar la taille en question va de 25 millimètres (les plus petits caméléons du monde !) à 50 centimètre (queue incluse) pour les plus grands.

La tête

A l’image d’un bienveillant Avatar, la tête du caméléon varie en fonction de sa taille mais surtout en fonction de son type. Les plus grands comme le genre Furcifer sont dotés d’une certaine bosse plate, qui forme une crête ou un casque sur leur tête. La majeure partie de ces créatures sont tous doté de ce casque, par contre les plus petits en sont dépourvus.

Les yeux de ces animaux sont exorbitants et peuvent effectuer des mouvements rotatifs (indépendants entre les deux yeux), ce qui leur permet de surveiller leurs ennemis les corbeaux, ou bien de repérer de petits délices : des criquets ou des moustiques bien croustillants. Dans ces cas-là ces yeux ballonnés permettent une meilleure précision de chasse. Malheureusement dépourvu de bâtonnet (les cellules de la rétine sensibles à la lumière) selon certain chercheur, il semble que les caméléons deviennent presque aveugles à la tombée de la nuit.

Caméléon à Madagascar

L’alimentation et la chasse

Rappelons le, cet animal se nourrit exclusivement d’insectes que ce soit mouches ou papillons, mais le plat préféré des caméléons de l’île sont les criquets et les sauterelles. Pour cela, le caméléon est dotée d’une langue assez longue, rangée dans un casier de sa bouche que l’on appelle l’os hyoïde. Doté d’une grande puissance musculaire, le caméléon peut propulser et rétracter sa langue à volonté : c’est un véritable harpon naturel, son petit outil de chasse. D’ailleurs, quand celle-ci est lancée, elle peut atteindre la vitesse de 20km/h ! La paroi de sa langue est remplie de mucus gluant lui servant de filet ou plus précisément une sorte de colle pour immobiliser sa proie. Ensuite la rétraction de sa langue la ramène dans sa bouche. Bon appétit !

La peau du Caméléon

Avec un aspect pigmenté, la peau du caméléon de Madagascar présente diverses couches dermiques qui lui permettent de changer de couleur en fonction de l’environnement ou bien en fonction d’une attitude qu’il désire communiquer. Des cellules spéciales appelées chromatophores dans les couches profondes de la peau lui permettent d’adopter les couleurs suivantes : rouge, jaune, blanc. Les caméléons disposent aussi de pigments jaunes et rouges appelé mélanine dans leurs cellules dermiques.

Dernièrement, des chercheurs Suisse de l’université de Genève, ont réalisé des expériences sur un caméléon Panthère mâle originaire de l’île. Ils affirment que les éléments qui régissent le changement de couleur chez les Chamaeleonidae sont les “nano-cristaux”. Des minuscules cristaux logés dans une couche superficielle de cellules de la peau que l’on appelle “iridophores”.

“Ces nano-cristaux, disposés en plusieurs couches, réagissent aux longueurs d’onde de la lumière en réfléchissant des teintes bleutées” affirment les chercheurs. Par contre, plusieurs reptiles possèdent ces cristaux, mais le seul qui est capable de disposer des siennes à volonté est le caméléon.

Réputé pour sa métamorphose colorée, la croyance commune que le caméléon change de couleur pour se camoufler est apparemment incomplète. Pour les caméléons de Madagascar : le changement de couleurs serait aussi un mode de communication entre eux. C’est un autre moyen pour ces individus d’exprimer leur humeur ou des attitudes telles que le désir de s’accoupler.

Les chercheurs ont répertoriés jusqu’à présent 200 types de caméléon à travers le monde. 150 types sont enregistrés ici dans la grande île, à Madagascar, dont 59 espèces qui en sont endémiques.

Catégorisation des caméléons endémiques de Madagascar

Ne vivant que sur l’île les caméléons de Madagascar se répartissent en trois genres. A savoir : Furcifer, Brookesia et Calumma qui comptent 84 sous-espèces qui peuplent différents habitats et régions de la Grande Île.

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Les caméléons Brookesia

Ce genre de caméléon regroupe les espèces de petite voire de très petites taille. L’espèce Brookesia Micro par exemple, un minuscule caméléon qui mesure 25 millimètres de long fait partie de ce genre. Il est considéré comme étant le plus petit reptile de la planète. Contrairement aux autres espèces, les caméléons Brookesia sont dépourvus d’une queue agrippante. Ce sont majoritairement des caméléons terrestres, dont leur queue ne sert pas beaucoup, à la différence des Furcifers arboricoles.

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Les caméléons Furcifer

Mesurant 50 cm (queue comprise), ce genre de caméléon regroupe les espèces des plus grande taille de Madagascar. Vivant en majorités dans les arbres ou dans les clairières, le genre Furciferién a un régime alimentaire composé d’insectes et de petits reptiles. C’est sous cette espèce que l’on trouve les plus beaux des spécimens, à savoir : le caméléon d’Oustalet ou Furcifer oustaleti, le caméléon panthère ou Furcifer pardalis et l’espèce Furcifer minor.

Ce genre de caméléons regroupe actuellement une vingtaine d’espèces.

Les caméléons Calumma

Localisés surtout dans les forêts humides et les régions montagneuses de Madagascar les espèces mâles du genre Calumma sont plus grands que les femelles. Avec une taille qui va à l’alentour de 10 cm, ces caméléons sont connus pour leur appendice nasal, auquel les locaux donnent le nom de corne.

Mythologie et contact avec l’au-delà

Dans la majeure partie des ethnies d’Afrique et des îles du caraïbes, divers mythes sont liés à la présence des caméléons, considérés comme étant une sorte de messager entre l’homme et les divinités. Jadis les caméléons étaient les porteurs d’un certain message que les êtres suprêmes envoyaient.

Comme dans le mythe des origines de la mort : le caméléon avait pour mission de livrer le message divin aux hommes qu’ils devaient mourir puis renaitre à la suite, et que la mort n’est que temporaire. Ainsi le caméléon est considéré dans divers mythes comme symbole de la vie éternelle. Cependant, victime de leur démarche un peu lente, des animaux plus rapides comme le lièvre, les oiseaux, ou le lézard furent chargés de livrer l’opposé des messages des divinités aux hommes. Mais ces animaux, plus rapides, arrivaient en premier ! Selon leurs paroles, les divinités affirmaient que la mort est permanente, que la résurrection n’existait pas pour les hommes.

Le caméléon arrivait plus tardivement, et affirmait que “les gens mourraient, mais renaîtraient par la suite”. Mais les gens ne le croyait plus, et n’acceptait pas son message disant que la mort est temporaire. C’est ainsi que l’Homme est devenu mortel.

Ce mythe est assez répandu sur le continent Africain, et existe aussi dans la culture Malagasy, surtout au sein de l’ethnie Betsimisaraka. Considéré comme étant un intermédiaire entre l’homme et la nature ou même l’Homme et les être suprêmes, cette espèce diffuse une certaine “crainte” ou “superstition” sur les Malagasy.

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Guide du voyageur à Madagascar

Guide du voyageur à Madagascar

Madagascar est un pays plein de contrastes. On y trouve des endroits paradisiaques et des gens formidables, mais pas que … pour les voyageurs en visite dans le pays, il est impératif de garder cela dans la tête. Voici quelques conseils pratiques qui peuvent s’avérer utiles pour tout ceux qui partent à la rencontre de la Grande Île.

L’Ariary (AR) et le Franc Malgache (FMG)

La monnaie officielle utilisée à Madagascar est l’Ariary. A l’heure actuelle 1 Euro équivaut à peu près à 3500 Ariary, mais cela dépend, bien sûr, des cours de change. Si l’Ariary est la monnaie courante dans toute l’île, il est utile de rappeler que nombreux sont les malgaches qui utilisent encore le Franc Malgache ou FMG lorsqu’il faut donner le prix des marchandises ou le tarif d’une course. Si tel est le cas, sachez que 1 Ariary est l’équivalent de 5 FMG, ce qui revient à dire qu’un frais de bus à 2 000 FMG vaut également 400 Ariary. Si on vous annonce un prix en FMG, vous pouvez le diviser par 5 pour obtenir son prix en Ariary.

Récapitulatif

1 EURO = 3 500 ARIARY
1 ARIARY = 5 FMG
1 EURO = 17.500 FMG

Marché sabotsy

Le tarif des transports à Madagascar

Le tarif officiel des taxi-brousses reliant la Capitale, Antananarivo, et Antsirabe est de 8 000 AR, cependant, ce prix varie selon la saison et la disponibilité des véhicules. Au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la capitale, les prix augmentent. A titre d’exemple, le tarif du trajet de la Capitale à Toamasina (Tamatave), qui est à environ 400km, tourne autour de 20 000ar.

Pour ce qui est des taxis, le tarif dépend du trajet et peut aller de 3 000ar à 30 000ar selon les courses. Une fois arrivé en province, vous pourrez opter pour les pousse-pousse et les cyclo-pousses, dont le tarif varie entre 800ar et 2500ar, en fonction de la distance et du trajet et du moment de la journée (nuit). Pour une même distance, le tarif peut, par exemple, varier si le trajet comporte des pentes plus ou moins importantes. Pour pouvoir bénéficier de tarif abordable, n’hésitez surtout pas à marchander, que cela soit lors de vos achats ou de vos courses. Et attention, les prix peuvent être donner en FMG !

Découvrir :  Le réseau routier malgache
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Le retrait d’argent à Madagascar

Madagascar dispose de nombreux DAB ou Distributeur Automatique de Billet, quels que soient votre destination. A noter, certains distributeurs n’acceptent pas la carte Mastercard, alors que tous acceptent la carte Visa. De la même manière, dans certains hôtels de luxes ou supermarchés, vous aurez la possibilité de payer par carte bancaire, mais seule la carte Visa est acceptée. Mais la plupart du temps, les transactions se font en liquide.

Achat de crédit pour le téléphone

En ce qui concerne l’achat de carte SIM, nous avons quatre opérateurs téléphoniques qui sont disponibles dans toute l’île et dont les couvertures sont à peu près similaires. Vous aurez ainsi le choix entre Airtel, Bip, Orange et Telma avec des tarifs et des offres similaires. Lors de l’achat de vos SIMs, optez pour la boutique officielle de l’opérateur de votre choix pour éviter toute coupure ou autre désagrément lors de votre séjour. Etant donné que vous êtes de passage à Madagascar, il vous est conseillé d’opter pour les cartes prépayées puisqu’elles ne nécessitent aucun engagement auprès des opérateurs.

Pour recharger votre compte, vous pouvez soit utiliser les cartes à gratter qui valent entre 500ar et 10 000ar et qui sont disponibles dans tous les commerces ou recourir aux offres alternatives qui varient selon les opérateurs nationaux. Vous pouvez ensuite vous renseigner avec le vendeur pour utiliser un plan de réduction afin d’utiliser votre carte recharge de manière optimale : par exemple, avec Telma, vous pouvez demander au vendeur de vous installer le plan Telma First pour passer des appels moins chers. Vous pouvez consulter le site des différentes opérateurs téléphoniques pour connaître leurs plans de réduction.

Se loger

Madagascar dispose d’un panel très large d’hôtels et de maisons d’hôtes. En fonction de vos moyens, vous pourrez opter pour les petits hôtels de charme dont l’île regorge ou passer vos séjours dans des établissements de haut standing. Le mieux, afin d’éviter de mauvaises surprises, est de consulter les sites spécialisés ou de passer par une agence de voyages.

 

Ce qu’il ne faut pas faire

Les touristes sont perçus comme des proies faciles pour certaines personnes malintentionnées. Il est donc nécessaire de bien faire attention lorsque vous êtes en voiture ou à pied. Lorsque vous êtes en voiture, ne jamais manipuler des objets de valeurs tels que les téléphones portables, les ordinateurs portables et même les appareils photos pour éviter d’être la cible des voleurs à la tire. Il est d’ailleurs recommandé de veiller à ce que la portière soit verrouillée et la vitre remontée lors de vos passages dans les quartiers chauds des villes. Ces recommandations demeurent valables que vous soyez à pieds, en bus ou en taxi.

En vous promenant à pieds, évitez d’exhiber vos objets de valeurs, de faire des achats excessif en arborant de grosses liasses de billet afin de profitez d’un séjour agréable. Le mieux serait de laisser vos objets de valeur dans un coffre à votre hôtel et de voyager avec peu d’argent lors de vos sorties.

Découvrir :  La sécurité des touristes à Madagascar

En matière de tourisme, Madagascar regorge de trésors uniques que vous ne rencontrerez nulle part ailleurs. Mais comme dans tous les pays du monde, il est recommandé de suivre ces quelques consignes de sécurité pour éviter tous types de désagrément. Une fois ces consignes suivies, vous pourrez apprécier votre séjour en toute sécurité et partir à la rencontre de la plus grande richesse du pays, sa population.

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Aina, guide local à Madagascar

Aina, guide local à Madagascar

Du Scoutisme…

Aina découvre l’univers du voyage et de la randonnée avec le Scoutisme. “Parfois, on partait en camping pendant 10 jours, c’était génial !” Il tombe rapidement amoureux de cette sensation de liberté et s’implique beaucoup dans sa communauté, au point de devenir chef des jeunes scouts pendant 2 ans.

À l’enseignement…

“Puis je suis parti à Fianarantsoa pour faire des études de professeur pendant 2 années et j’ai enseigné pendant 1 an. Je n’avais plus le temps pour le scoutisme, je me sentais enfermé dans la salle de classe, même si les enfants étaient supers, je ressentais vraiment le manque du voyage… J’ai arrêté l’enseignement”

…Pour enfin devenir guide local à Madagascar !

Un jour, Lucas, ancien directeur de l’association Grandir Ailleurs, appelle Aina pour travailler 2 mois à la boutique solidaire de l’association. Il lui propose par la suite de reprendre ses études, mais de s’orienter cette fois vers le guidage.

S’en suivent 16 mois de formation à l’EFGA (Ecole Formation de Guide Accompagnateur). Et cette fois, il ne s’agit pas de rester assis dans une classe. Tout le temps sur le terrain, en randonnée ou en visite, Aina et ses collègues acquièrent des apprentissages variés tels que :

  • L’histoire de Madagascar ;
  • La faune et la flore du pays ;
  • La culture et les traditions Malagasy,
  • Les “techniques de guidage” : comment recevoir les gens, comment bien présenter Madagascar, quelles mesures de sécurité mettre en place, quels conseils donner aux voyageurs ;
  • Une formation 1ers secours ;
  • L’organisation et la logistique d’un voyage (activités, hébergement, budget, transport, gestion des partenaires locaux…) ;
  • L’anticipation de tous les aléas possibles (problèmes de transports ou encore les risques sécuritaires.)

Un guide de voyages solidaires ?

Aina cherche avant tout le partage entre les deux cultures, il est l’intermédiaire entre la Terre Malagasy, ses habitants et les voyageurs. Accompagner un voyage solidaire, c’est aussi participer à la vie locale et échanger avec les habitants. C’est également valoriser le travail des artisans et leur apporter quelques retombées financières : “Pendant les randonnées, on essaye toujours d’aller rencontrer les artisans, les habitants d’un village… Le but est vraiment de s’intégrer et de partager ses connaissances le temps d’un passage. (…) La population est très fière quand des voyageurs venus de très loin viennent la voir et s’intéressent à elle.” Pour Aina, le voyage c’est aussi la rencontre musicale : la musique malagasy est riche et elle mérite d’être entendue et chantée. L’agence propose par exemple des randonnées accompagnées de musiciens locaux.

“Mon travail me permet de rencontrer énormément de personnes : pour moi aussi il s’agit de rencontres ! Des gens qui viennent de loin mais aussi des Malagasy. C’est très enrichissant. J’ai la chance de visiter mon pays et de pouvoir approfondir au maximum ma connaissance de la culture Malagasy.”

“J’ai grandi avec l’agence, j’ai grandi dans cette agence ! J’ai acquis mes expériences professionnelles et de vie ici. Mais c’est aussi l’association Grandir Ailleurs qui m’a poussée à devenir guide et qui a financé toute ma formation et mon voyage d’étude à Morondava.” De plus, savoir qu’une partie des bénéfices de l’agence va directement à l’association est une source de motivation pour Aina : “Je me suis beaucoup attaché aux jeunes de l’internat. J’ai aussi participé à une maraude de nuit et ça m’a réellement touché de savoir que mon travail participe à aider ces enfants des rues.”