Tsiribihina, embarquement immédiat !

Tsiribihina, embarquement immédiat !

C’est à l’ouest de Madagascar que se situe le fleuve Tsiribihina, qui s’écoule sur une centaine de kilomètres entre la ville de Miandrivazo et le canal du Mozambique.

La Tsiribihina, le fleuve “où l’on ne plonge pas”

C’est la signification de tsiribihina, en malgache. Et quand on aperçoit, au fil de sa descente en pirogue, quelques crocodiles se dorer sur les rives du fleuve et nager silencieusement dans ses eaux rougeâtres, on comprend mieux pourquoi ! Pas de panique, à bord de la pirogue, vous ne risquez rien : ils ne s’aventurent pas aux abords des embarcations. Mais les habitants des villages en bordure de la Tsiribihina en savent quelque chose : si l’on s’aventure à mettre un pied dans le fleuve, prudence !

S’étirant sur une centaine de kilomètres de long et s’étalant parfois sur un kilomètre de large, la Tsiribihina est d’abord exploitée pour le transport de marchandises (en particulier, le tabac) à partir des années 1980. La descente du fleuve est ensuite peu à peu proposée aux touristes : à bord de pirogues traditionnelles en bois ou, plus récemment, de chalands, plus rapides mais également plus bruyants.

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Embarquez pour une parenthèse enchantée

En pirogue traditionnelle (mais confortable, option matelas à bord incluse 😉 !), notre séjour “la route de l’aventure” vous propose la descente du fleuve Tsiribihina. Sur trois jours de pirogue et deux nuits en bivouac, vous traversez des paysages aussi diversifiés que splendides.

Le doux glissement de l’embarcation sur l’eau vous invite au calme et à la contemplation : perdez-vous dans le vert fluo éclatant des rizières, le rouge brique des imposantes falaises qui surplombent le fleuve, les mélodieux airs traditionnels fredonnés par les piroguiers, les délicieux parfums des repas préparés à même l’embarcation, les doux pépiements des oiseaux… Plus que jamais, tous vos sens seront en éveil !

La Tsiribihina, un fleuve sacré

C’est à Belo sur Tsiribihina que se tient, tous les 5 ans, la cérémonie sacrée du Fitampoha ou “bain des reliques royales”. Célébrée par les Sakalava menabe, l’ethnie du sud-ouest de Madagascar, elle consiste à honorer le souvenir des rois sakalava. 

La cérémonie dure une semaine, exceptés les lundi et mercredi qui sont des jours fady (tabous). Elle débute le vendredi matin, les reliques quittent leur sanctuaire et sont installées sous une tente spéciale (appelée rivotra) durant les 7 jours de célébration. Le soir même sont organisées des orgies sexuelles, auxquelles la foule est libre de participer : elles seraient le symbole du chaos sur Terre avant l’arrivée de Zanahary (Dieu).

Le lendemain matin, les reliques royales sont apportées dans le fleuve et nettoyées selon un rituel bien précis, en la présence des rois actuels. Danses et chants traditionnels et sacrifices de zébus accompagnent le Fitampoha du début à la fin.

La descente en pirogue comme si vous y étiez !

Découvrez le récit de Globe-Trotting qui a fait la descente de la Tsiribihina en notre compagnie. Attention, cela risquerait de vous donner très très envie de lui emboîter le pas…

Et découvrez également la vidéo du séjour Grandes Latitudes :

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L’élevage pastoral, une ressource indispensable

Le nomadisme consiste, pour un peuple, à se déplacer pour vivre. Les Mongols, comme la plupart des grands peuples nomades, pratiquent l’élevage pastoral. Ils s’entourent de cinq types d’animaux : le bétail (vaches et yaks), les chameaux, les chevaux, les chèvres et les moutons. Viande pour se nourrir, laine pour se couvrir, chevaux et chameaux pour se déplacer… Tout ce que peut fournir l’animal est utilisé, jusqu’aux petits os pour faire des instruments de musique ! Aujourd’hui encore, l’élevage représente une part importante de l’économie locale. Ce n’est pas un hasard si la Constitution mongole précise que « le bétail est une richesse de la nation et doit être protégée par le gouvernement ».

Des déplacements rythmés par les saisons

On compte actuellement près d’un million de nomades à travers les steppes mongoles : ces familles représentent près d’un tiers de la population mongole totale. Elles se déplacent quatre fois par an, à chaque saison. Du début de l’hiver à la fin du printemps, les bêtes restent en général au même endroit pour reprendre leurs forces ; à partir de l’été et jusqu’à l’automne, les familles reprennent la route à la recherche de végétation fraîche pour engraisser leurs bêtes.

Cette organisation ancestrale doit aujourd’hui faire face à plusieurs menaces : elle se trouve bouleversée par le réchauffement climatique qui modifie les températures et le calendrier des précipitations. Et, à l’instar de certains endroits urbains et miniers, l’idée de privatiser les pâturages a pu être évoquée… Mais aussi vite retirée ! La terre mongole appartient à tous et, pour l’instant, pas question de revenir là-dessus.

Un mode de vie ancestral compatible avec la “modernité” ?

Certaines familles équipent leur yourte d’un panneau solaire afin d’avoir accès à l’électricité et d’être davantage connectées au reste du monde. Dans cette même optique, elles sont très attachées à la scolarisation de leurs enfants. La nouvelle génération est partagée entre fierté de perpétuer le nomadisme et l’activité d’éleveur ; et désir, pour certains, de s’émanciper de ce mode de vie et de rejoindre les villes pour y étudier et travailler.

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