Nosy Iranja, le paradis sur terre

Nosy Iranja, le paradis sur terre

Qui n’a jamais voulu goûter au paradis ? C’est possible en se rendant sur une des plus belles îles au monde, dans le nord de Madagascar. Elle se nomme Nosy Iranja !

ÎLE EN VUE !

Située au Sud-Ouest de Nosy Be, Nosy Iranja vaut le détour. Impossible de ne pas s’y rendre pendant un séjour dans le Nord de la Grande Île rouge. Accessible uniquement par bateau après 1h30 de navigation, Nosy Iranja vous séduira bien avant de poser vos pieds sur le sable blanc.  Les fonds marins aux alentours de l’île à l’eau cristalline offre une palette de couleurs allant du bleu turquoise au vert. L’eau y est chaude tous les jours de l’année.

NOSY IRANJA, L’ÎLE AUX TORTUES

Cette île se compose en réalité de 2 îlots reliés par un banc de sable d’environ 1 km sur lequel on aime s’y promener les yeux rivés vers l’horizon. La première appelée Iranja kely (kely signifiant « petit » en malagasy, seulement 13 hectares), n’est accessible qu’à marée basse et privatisée. Attention à la montée des eaux ! Elle abrite un charmant hôtel dans lequel vous pourrez y séjourner une ou plusieurs nuits. Pour les petits budgets, un cocktail rafraîchissant fera l’affaire et vous donnera accès à l’île. Une végétation dense et luxuriante recouvre ce bout de terre. C’est aussi un lieu de prédilection pour les tortues qui aiment s’y retrouver. Peut-être aurez-vous la chance de profiter d’une visite des lieux par le propriétaire.

AU RYTHME DU MORA MORA

Iranja Be, quant à elle mesure 200 hectares et offre un cadre privilégié pour se détendre, se baigner et roucouler. C’est le moment de sortir l’appareil pour réaliser un shooting photo ! A quelques mètres de la place, un village de pêcheurs a pris possession de l’île. Pendant que les hommes lèvent leurs filets à bord de leur boutre, les femmes tiennent de petites échoppes dans lesquelles l’artisanat malagasy est exposé. Prenez également le temps d’échanger avec les villageois qui discutent à l’ombre des maisons en bois.

Si vous souhaitez prendre de la hauteur, partez à la recherche du phare érigé en 1909 par Gustave Eiffel. Construit en acier, il surplombe l’île et offre un joli panorama sur les environs.

Grandes Latitudes vous y emmène !

ENVIE DE PROLONGER VOTRE SÉJOUR ?

Les navettes depuis Nosy Be ne permettent de ne rester que la journée avec un départ vers 8h et un retour à 15h30. Néanmoins, il existe  alternatives pour continuer à profiter de ce petit paradis et ainsi s’émerveiller devant le coucher de soleil. La première : dormir à l’hôtel situé sur Iranja kely et la deuxième le bivouac sous des tentes de très bon confort sur l’autre îlot. Il est conseillé de réserver, surtout lors de la période touristique entre mai et octobre.

Après quelques heures ou quelques jours sur Nosy Iranja, difficile de revenir à la réalité…

Marion a été bénévole pour notre association de protection des enfants des rues à Madagascar pendant plusieurs mois. Habituée à conter ses aventures dans des récits de voyages, elle en a profité pour écrire de nombreux articles sur l’île rouge pour notre blog.

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Les tsingy rouges du nord de Madagascar

Les tsingy rouges du nord de Madagascar

La RN6, reliant Diego Suarez à Nosy Be, regorge de curiosités géologiques qui demandent de s’y arrêter. Tantôt rouges et arrondis, tantôt gris et acérés, les tsingy du Nord de Madagascar attirent grands nombres de curieux chaque année ; des sites d’une beauté exceptionnelle ! Pour cette première étape, partons à la découverte des tsingy rouges de Madagascar.

SUR UN AIR DE FAR WEST

A 60 kms au Sud Est de Diego Suarez, sur le plateau de Sahafary, se cachent au fond d’un canyon de drôles de cheminées. Celles-ci ne sont pas faites de briques et ne crachent pas de la fumée. C’est Dame Nature qui a façonné et révélé ces tsingy rouges, année après année aux yeux de tous. Leur forme unique et leur couleur chatoyante envoutent les esprits de ceux qui sont venus jusqu’à elles pour les visiter. De ce décor digne d’un Far West hollywoodien pourraient surgir un indien ou un cow boy sortis de nulle part.

4X4 OU 4L ?

2 heures de routes difficiles et tortueuses sont nécessaires pour parvenir au site. Certains choisiront le confort d’un 4x4 avec chauffeur et d’autres monteront à bord d’une 4L, plus authentique. Roger 4L est d’ailleurs l’un des seuls chauffeurs à oser s’aventurer avec cette voiture populaire sur ces chemins. Attention, les pannes sont nombreuses mais Roger connait son auto comme sa poche.

MILLE NUANCES DE GRE

Mais aussi de marne et de calcaire. La formation de ces « cheminées de fée » est le fruit d’un long travail de Dame Nature. Creusé par le fleuve de Frodo, ce canyon laisse apparaître d’immenses formations rouge ocre formées par le ruissellement de l’eau dans ces sols à ciel ouvert. Le mélange de différents oxydes donnent à ces curiosités un panel de couleurs chaudes allant d’un blanc éclatant à un rouge intense. En plus d’être un site hors du commun, celui-ci change d’année en année contrairement à ces voisins. En effet, les fortes pluies et les crues emportent avec elles certaines cheminées et en font apparaître de nouvelles. Comparez 2 photos avec quelques années d’écart et la différence vous sautera aux yeux.

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PAS A PAS

3 points de vue sont accessibles pour profiter pleinement de ce paysage grandiose. Les 2 premiers accessibles par voiture offre un panorama unique et rare depuis les hauteurs du canyon. Puis un chemin conduit les plus curieux aux pieds des cheminées entre lesquelles coule une mince rivière. C’est en les observant de plus près que l’on s’aperçoit de la fragilité de cet écosystème. Les plus patients pourront y rester plusieurs heures pour contempler la variation des nuances, même si les lueurs chaudes d’une fin d’après-midi restent les plus belles pour les admirer.

Pour une photo originale, marquez vos joues de quelques traits de terre rouge ou jaune ! On dirait de vrais indiens !

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Envie de sensations fortes ?

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Ramena, Coquillages et Crustacés

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Situé à une vingtaine de kilomètres de Diego Suarez, dans le nord de Madagascar, Ramena est un petit village de bord de mer où il fait bon vivre.

UN AVANT GOUT

Sur la route menant à Ramena depuis Diego Suarez, une drôle de dent rocheuse émergeant des eaux de la baie attirera votre regard. Appelé Nosy Lonjo, cet îlot d’origine volcanique est un lieu très préservé par son caractère sacré. De nombreuses légendes et fady (« interdits ») couvrent ce rocher que les Malagasy aiment raconter. Pas un homme n’oserait y déposer le pied par peur qu’il lui arrive malheur.

UN VILLAGE AUTHENTIQUE

Les premières maisons à l’entrée du village donnent le ton. Rapidement la route bétonnée se transforme en chemin sableux. Il ne vous reste plus qu’à troquer votre paire de chaussures pour les tongs. Son éloignement géographique par rapport à la grande ville de Diego Suarez lui confère une authenticité sans pareil.

PLACE AU FARNIENTE

Il suffit à présent de se laisser porter par le charme des lieux. Les maisons faites de planches de bois laissent échapper une délicieuse odeur de poissons grillés. Vous tomberez rapidement nez à nez avec une plage de sable blanc, qui n’a rien à envier à ses voisines de Nosy Be. Longue de 3 kilomètres, elle est bordée par une eau bleue turquoise propice à la baignade et à la détente.

UN P’TIT CREUX

Envie d’une pause fraicheur ? Les gargottes et hôtels sauront vous séduire avec un large choix de cocktails de fruits frais pour vous désaltérer : papaye, corossol, ananas ou tamarin selon les goûts et les saisons.

Le long de la plage, une dizaine de gargottes collées les unes aux autres proposent une carte plus qu’alléchante qui ravira vos papilles. Vous pourrez même selon la marée déguster poissons et fruits de mers servis à toutes les sauces les pieds dans l’eau.

Découvrir :  Où manger à Ramena ?

A LA DECOUVERTE DES ENVIRONS

Sur la plage, quelques villageoises décorent leurs bras de multiples bijoux traditionnels et paréos destinés à la vente. Des pêcheurs s’activent pour tirer de toute leur force de longs filets en espérant recueillir quelques poissons. Certains proposent de vous emmener découvrir la Mer d’Émeraude à bord de leur pirogue. Une excursion à ne pas manquer.

AU RYTHME DES CABOSSES

Tous les dimanches à partir du mois de Mai, Ramena se transforme en véritable scène musicale. Les habitants de Diego arrivent par dizaines à bord de taxi-brousses bondés. Plusieurs groupes de musiciens animent tout le village autour de grands banquets festifs. Un rendez-vous dominical incontournable pendant lequel l’ambiance est garantie.

Excursion incontournable de la région Nord de Madagascar, Ramena, sa plage, ses habitants et ses activités vous laisseront un excellent souvenir de votre passage ici.

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À Ambohijatovo, une cascade gronde

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A 14km au sud-ouest d’Antsirabé à Madagascar, le village d’Ambohijatovo recèle une cascade dont le chemin pour y parvenir n’est connu que des locaux. Aina, guide de notre agence de voyages locale, aidé de son cousin Ndranto sont partis en exploration. A présent, cet endroit n’a plus de secret pour eux et ils sauront en faire profiter les randonneurs qui ont soif de nouveautés. Suivons-les le temps d’une journée pour profiter des joies de la cascade et en apprendre davantage sur les richesses culturelles des alentours. 

VILLAGE D’ANDRAIMASINA : POINT DE DEPART

Une piste un peu cabossée rejoint le village d’Andraimasina, point de départ de la randonnée. Il est recommandé d’apporter avec soi quelques gouttes de rhum artisanal pour respecter la coutume locale, sans oublier le maillot de bain. Les croyances et traditions locales invitent le voyageur à verser quelques larmes de rhum dans la cascade pour poursuivre sa route en toute sérénité avec la bénédiction des anciens.

DES ANCÊTRES CHOYÉS PAR LEUR FAMILLE

Après avoir passé un premier village, quelques tombeaux bordent la route et nécessitent de s’y attarder. Il n’est pas rare de croiser dans les campagnes Malagasy ces sites sacrés parfois isolés, parfois situés à la périphérie des villages voir même en leur centre. Leur présence reflète l’adoration profonde qu’ont les malagasy à l’égard de leurs ancêtres, les Ntaolos. Les villageois consacrent autant de temps à prendre soin de leur foyer que du tombeau familial, jusqu’à parfois y laisser toute une fortune. Si l’on observe bien, les tombeaux sont toujours orientés vers l’Ouest, point cardinal par lequel le mal est rejeté du sanctuaire emporté par le soleil qui se couche à l’horizon. Vous entendrez peut-être un jour un villageois dire : Velona iray trano, maty iray fasana ; ce qui veut dire « Ensemble dans la maison, ensemble dans le tombeau ». Rien ne séparera une même famille, même après la mort. D’ailleurs les portes et maisons sont faîtes de bois et les tombeaux de pierre, matériau bien plus résistant offrant à tous les occupants de ce dernier un abri pour l’éternité. Les villageois construisent aussi ces sépulcres à des endroits stratégiques afin que leurs murs dévient les vents et évitent ainsi quelques dommages aux maisons.

COLLINES ET RIZIÈRES À PERTE DE VUE

Les collines striées par les terrasses verdoyantes se succèdent et laissent les randonneurs sans voix. Au détour d’un chemin, une maison offre la possibilité aux plus gourmands de prendre un café accompagné de quelques beignets. Avant d’atteindre la cascade d’Ambohijatovo, il vous faudra ôter vos chaussures pour traverser une rivière. C’est l’occasion de relaxer ses petits petons.

PAUSE PIQUE-NIQUE LES PIEDS DANS L’EAU

En tendant l’oreille, le bruit de la cascade parviendra peut-être à vos oreilles. Les villageois racontent que la cascade annonce la mort prochaine d’un d’entre eux quand elle gronde plus fort. Encore quelques mètres pour atteindre un joli point de vue. Son eau déferle à grande vitesse à travers les méandres avant de chuter un peu plus à la verticale.

Quelques rochers bordent la rivière et invitent les randonneurs à venir s’y prélasser. C’est l’occasion d’enfiler le maillot de bain pour y faire trempette et jouer dans les remous. Après quelques heures, il faudra penser à quitter ce petit paradis. Le retour s’effectuera par le même chemin.

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Cornes de zébu et objets miniatures à l’honneur au marché des artisans

Cornes de zébu et objets miniatures à l’honneur au marché des artisans

Sur le chemin menant au parc de l’Est à Antsirabé, plusieurs artisans proposent de découvrir leur savoir-faire dont Mamy, fabricant de miniatures et les sculpteurs sur corne de zébu…

UN POUSSE-POUSSE PAS COMME LES AUTRES

Designer de formation, Mamy a eu l’idée dans les années 90 de fabriquer des objets en miniature à partir de matières à recycler. Sa source d’inspiration : les moyens de transports utilisés à Madagascar. De ses doigts expérimentés, il fabrique en modèle réduit des vélos, des pousse-pousse, des 2CH, des vespas, des bus et des avions.

Découvrir :  Rencontre avec Francois et M. Ri, artistes au marché des artisans

Tout commence sur une feuille de papier. Deux à trois mois sont nécessaires pour concevoir le prototype, rechercher les matières premières et créer des outils adaptés. Une simple roue de vélo demande tout un tas de matières. La gente est faite de fer blanc, les rayons de fil de pêche et les pneus à partir d’un tuyau de perfusion périmé. Il se sert d’une gaine de frein de vélo pour concevoir le cadre, d’un fil électrique pour le guidon et d’un fil de téléphone pour les câbles. Et pour les pédales ? Un simple morceau de tong fera l’affaire. Après 2h de travail minutieux, un vélo nait des mains de Mamy. Joli travail !

Dans la dernière maison réside une équipe d’artisans qui sculptent de la corne de zébu pour créer de multiples objets. Il suffit de s’installer confortablement sur les blancs pour découvrir cet art typiquement malagasy. Avant de commencer, le choix de la corne à sculpter prime. Si le zébu qui a été abattu était trop jeune, la corne se brisera. Trop vieux, elle s’écaillera. L’idéal est d’obtenir les cornes d’un zébu âgé entre 8 et 12 ans. Pour la couleur, tout dépend du pelage de l’animal qui peut-être noir, clair ou marbré.

Tout d’abord, l’artisan plonge la corne dans de l’eau bouillante pour séparer l’os de son enveloppe. Puis il utilise la partie externe pour commencer à y sculpter grossièrement une cuillère. Afin de la protéger, il la trempe dans un bain composé d’huile et de cire d’abeille et l’assouplie en la chauffant. La cuillère est ensuite comprimée dans un pressoir. Suivent 4 étapes de polissage : les 2 premières à l’aide de 2 papiers abrasifs, la troisième à l’aide d’une superposition de disques découpés dans un jean ou à partir de la cendre de l’écorce du riz, la dernière grâce à de l’argile blanc. Un jean par jour est nécessaire pour le polissage. La sciure des cornes produite par chacune de ces étapes servira en tant qu’engrais. Il suffit d’une corne pour sculpter un tronc de baobab mais plusieurs pour les branches. L’atelier propose toutes ses créations à la vente dans la boutique attenante. Vaisselles, objets décoratifs et bijoux ornent les présentoirs. Parfait pour emporter avec vous un peu de Madagascar et de son artisanat traditionnel.

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A la découverte du papier d’Antemoro et du raphia crochet

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Dans la rue qui mène au parc de l’Est à Antsirabé, l’atelier de Fanja invite les promeneurs à découvrir la fabrication du papier d’Antemoro et l’art du raphia crochet, deux savoir-faire qui font la renommée de la grande île rouge.

LE PAPIER D’ANTEMORO, UN SAVOIR-FAIRE VENU D’ARABIE

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Reconnaissable à sa qualité et à son originalité, ce papier tire son origine de celle du papyrus. Découvrons son histoire et les étapes de sa fabrication.

Artisans - papier antemoro-1

Selon un manuscrit arabico-malgache datant du XVIème siècle et conservé à la Bibliothèque nationale de Paris, l’histoire raconte qu’un boutre venu d’Arabie, fit naufrage sur les côtes Est de Madagascar. Les marins musulmans voulurent conserver les versets de leur manuscrit sacré. Détenant les secrets de fabrication du papyrus, ils partirent à la recherche d’une plante similaire et découvrirent l’Avoha, arbuste de la famille des mûriers. De cette plante, ils en tirèrent une pâte permettant la fabrication d’un papier cartonneux mais solide. Ils en profitèrent pour convertir les Antemoros, peuple de la région, et les obligèrent à retranscrire les lignes du Coran sur ce nouveau type de support. Des siècles plus tard en 1936, M. Pierre Matthieu, un planteur de café français, réussit à déceler les secrets de fabrication de ce papier et étendit sa production à plus grande échelle. Il s’installa à Ambalavao pour améliorer le principe de fabrication et donner au papier d’Antemore une seconde vie.

Dans l’atelier de Fanja, Gilbert décore de pétales de fleurs fraîches des rectangles de pâte de papier. Il tire ce savoir-faire de son père et de son grand-père qui lui ont transmis. Il est aujourd’hui le créateur de tous les produits vendus dans la boutique.

Pour produire ce papier de qualité, les écorces d’Avoha sont plongées dans une eau bouillante mélangée à de la soude caustique pendant 5 heures. Après cuisson, Gilbert obtient une bouillie qui sera ensuite lavée, rincée et écrasée au pilon. Divisée en boule, la pâte est diluée dans de l’eau et versée dans un tamis lui-même plongé dans une cuve pleine d’eau. L’artiste répartit à la main la pâte uniformément sur toute la surface. Puis il laisse écouler l’eau du bac dans le but d’obtenir une fine couche de papier régulière au fond du tamis. L’étape suivante consiste à déposer délicatement quelques fleurs sur la pâte encore humide.  Pour finir, il recouvre le décor floral d’une fine couche de pâte diluée avant de laisser l’ensemble sécher au soleil. Les feuilles ainsi obtenues serviront dans la composition de cartes postales, d’albums, de livres d’or, de papiers à lettre, de pochettes et plus encore.

LE RAPHIA, UN FIL PAS COMME LES AUTRES

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Dans la même cour se trouve aussi la fabrique d’objets en raphia. Ce fil tire son nom du palmier Raphia ruffia ou Raphia taedigera, plante largement répandue en bordure des forêts tropicales d’Afrique occidentale et centrale ainsi qu’à Madagascar. Le fil est obtenu en prélevant le dessous très tendre des feuilles avant qu’elles n’atteignent leur taille définitive. Les fibres translucides sont ensuite nouées et séchées au soleil. La dernière étape consiste à les fendre dans le sens de la longueur afin d’obtenir un filament soyeux.

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Les trois tricoteuses de l’atelier, Elia, Dina et Fanja, munies de leurs crochets, manient les fils de raphia avec dextérité. Elles les enroulent, les nouent… les mailles se succèdent et l’objet prend forme. Encore quelques derniers coups de ciseaux et un nouveau chapeau prend place dans la boutique. Trois jours ont été nécessaires pour le réaliser. Elles confectionnent également des sacs et des paniers et peuvent même faire du sur-mesure selon les désirs de leurs clients.

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Echappées à Ambositra, capitale de l’artisanat !

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Prononcé « Ambouchtr’ », Ambositra est le lieu parfait pour s’évader le temps d’un week-end. A seulement trois heures au Sud de la ville d’Antsirabé sur la RN7, elle est réputée pour son artisanat malgache mondialement connu. Cette escapade en pays Betsileo vous réservera de belles surprises.

Sur la route

Pour s’y rendre, il suffit d’emprunter un taxi brousse pour la modique somme de 7000 Ar depuis Antsirabé. Passages fréquents sur la RN7 jusqu’aux environs de 16h. Nouveaux voyageurs, entassez-vous les uns sur les autres, c’est l’occasion de faire connaissance avec vos voisins.

Votre esprit se laissera rapidement happer par les collines verdoyantes. A la saison des pluies, le vert luxuriant des rizières vient contraster le rouge des maisons et des torrents qui déferlent à grande vitesse.

A chaque village, il est possible de régaler ses papilles avec quelques fruits ou autres spécialités malagasys.

Ambositra - artisans

AMBOSISTRA, VITRINE DE L’ART ZAFIMANIRY

Après 3 heures de route, vous voilà arrivés à destination, dans la “Ville des Roses” dont les sculpteurs de bois font la réputation. De nombreuses boutiques permettent de contempler le savoir-faire de ces artisans aux doigts de fée. La finesse et l’originalité des statuettes, des objets décoratifs, de coffres, de tabourets, de chaises ou d’objets de la vie courante vous séduiront.

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Ces maîtres de la sculpture et de la marqueterie tirent leur savoir-faire de l’art Zafimaniry (prononcé “Zaf’ manir”). Ce peuple a échappé à la déforestation qui ravageait le pays au XVIIIème siècle et s’est installé dans le village d’Antoetra (“Antoetch’”), situé à une trentaine de kilomètres au Sud d’Ambositra.

Ambositra - artisans marqueterie

Leur art inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008, s’imprègne de la culture austronésienne et arabe. Les formes géométriques représentent des réminiscences de signes magiques qui témoignent l’attachement de ce peuple à leur communauté, à leurs croyances et à leur environnement.

Ils utilisent une vingtaine d’espèces endémiques tels que le bois d’ébène, le palissandre ou encore le bois de rose, matériaux qu’ils adaptent selon l’utilisation.

D’autres plaisirs des yeux concurrencent l’art Zafirmaniry. La vannerie, les poteries, les lamba landy (tissu fabriqué à partir des cocons des vers à soie) et objets en corne de zébu vous surprendront. Pour les plus gourmands, des miels de litchis au goût typique sont vendus en bouteille et satisferont vos palais. Les fameuses falaises Zafimaniry offrent des conditions naturelles très favorables à l’apiculture.

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PLACE A LA DETENTE

Après toutes ces découvertes, pourquoi ne pas profiter d’un petit paradis arboré pour s’y détendre. L’hôtel Anjara propose des chambres au charme soigné avec tout le confort souhaité. Le soir, goûtez à quelques plats typiquement malgaches comme la viande de zébu ou le Ravitoto. Prononcé “Rav’tout”, cette recette traditionnelle malgache se prépare à partir de feuilles de manioc pilées que l’on cuit ensuite avec de l’ail et de la viande de porc bien grasse.

SUR LE CIRCUIT DES ORANGERS

Les campagnes autour d’Ambositra sont un véritable atout en matière de randonnée pédestre. L’hôtel propose les services d’un guide qui vous mènera à travers les villages et les rizières de la région. Comptez 5000 Ar par personne pour un guide à la journée. Pourquoi ne pas opter pour le circuit des Orangers ? En quittant la ville, passage par le marché aux zébus qui a lieu tous les samedis.

Madagascar - Ambositra

Quelques kilomètres plus loin, un premier village typiquement malgache se dresse en contre bas du chemin. Faite de terre crue, la maison traditionnelle se compose d’un rez-de-chaussée où le bétail est entreposé. Juste au-dessus, les chambres des parents et des enfants puis au dernier étage la cuisine toute enfumée par le foyer.

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La randonnée se poursuit à travers les rizières pour atteindre un magnifique point de vue. Attention ! Baptême de l’eau assuré ! Une atmosphère paisible règne à cet endroit, souvent ponctuée par des rires d’enfants du village voisin.

Le saviez-vous ? le panorama contemplé est celui représenté sur l’ancien billet de 2000 Ar.

Puis visite d’un second village entouré d’orangers, dont les fruits seront cueillis à partir du mois de mai.

Sur le chemin du retour, passage conseillé dans un atelier de sculpture du bois. Les hommes utilisent encore des moyens traditionnels comme le tour à main. Les femmes, quant à elles, se chargent de la finition et de la vente des objets artisanaux.

Plus que quelques mètres avant de rejoindre le centre-ville d’Ambositra, peut-être l’occasion d’acheter quelques souvenirs avant de repartir des images dépaysantes plein la tête.

Ambositra

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Le grand marché d’Antsirabe : Sabotsy ou “Antsena Sabotsy”

Le grand marché d’Antsirabe : Sabotsy ou “Antsena Sabotsy”

C’est dans la paisible ville d’Antsirabe, dans la région du Vakinankaratra,au centre de Madagascar que réside le marché de Sabotsy…Connu jadis comme le plus grand Marché d’Afrique, celui si rassemble tout catégorie de personnes dont l’intention et de faire des achats : du plus petit aux plus âgés, des résidents aux visiteurs de la ville, tous cherchent ce que bon leur semble dans une explosion de couleurs, de saveurs, d’odeurs et de bruits.

Histoire et dénomination du Marché

Le marché d’avant

Etymologiquement le mot Sabotsy est un terme Malagasy, qui se traduit directement par Samedi. Un lexique qui lui a été attribué depuis des décennies dans la région de Vakinankaratra (prononcez “Vakinankarat’ch”). Autrefois, les collecteurs qui vivaient dans les périphéries de la région, spécifiquement dans les campagnes avaient coutume de faire une livraison des produits locaux en chaque début de weekend dans la ville d’Antsirabe.

Dans les années 80 et 90 le marché en question se trouvait sur une parcelle de terrain que la Commune Urbaine d’Antsirabe avait attribué pour le commerce. Une surface qui s’étendait approximativement sur une dizaine d’hectares, là où les échoppes des commerçants se constituaient juste d’une petite chaise, de tables en bois improvisées faites de cordes nouées, et d’un parapluie assez artisanal pour se protéger contre la température ou l’humidité. Malgré cette décoration assez originale, les visiteurs n’étaient pas intimidés.

Contre vent et marrée, la foule s’entassait autour des vendeurs. La boue et les pluies d’hiver ne les ont jamais arrêtés. En quête de produits frais à des prix très raisonnables, la bousculade ne faisait que donner un peu plus de célébrité au marché.

Marché sabotsy

Le marché d’aujourd’hui

C’est à partir de 2008 qu’une rénovation du terrain assez marécageux a eu lieu. Fait de trou et de pierre et en partie inondé, l’Etat Malagasy a mis un certain temps pour bâtir une structure assez fiable digne du nom que porte le grand marché d’Antsirabe. Si au début la construction devait durer un an, divers accidents dont un incendie ont repoussé la finalisation du chantier à 2010. C’est cette année là que l’inauguration officielle a été faite.

Grâce à sa nouvelle infrastructure, le grand marché d’Antsirabe, cimenté et bétonné, a pris une nouvelle renommée : on parlait alors du plus grand marché de l’Océan Indien. Composé de plus de 3000 commerçants, sur une surface qui s’étend approximativement sur 4,50 Ha. Le marché est presque surpeuplé. A titre d’exemple, le hangar des fruits et légumes s’étend à lui seul sur 1500m².

Le quotidien au Marché de Sabotsy

Des rimes et des rythmes, de la poésie au chant ; vous êtes au marché de friperie. Là où chaque vendeur fait son propre marketing pour attirer de la clientèle. Des plus grandes marques au plus simples des vêtements, des Jeans, des pulls, des T-shirt, chaque vendeur trouve toujours des mots qui riment et en font un chant pour mettre en valeur un article et attirer de la clientèle. “Je préfère utiliser la rime suivit d’un petit rythmes pas trop rapide” affirme Jean-Claude “ça nous permet d’avoir un certain enthousiasme dans le travail, et d’attirer la clientèle en même temps. Plus ça rime, plus il y a du monde…et la plupart du temps, on s’y met à deux mon collègue et moi pour ça, lui marque le rythme en utilisant des petits bâtons et moi je fais des rimes, ou vice versa.

Après un instant de marche dans la galerie friperie, l’atmosphère change, passant du rythme à la couleur, de la mode au délice. C’est sur des estrades et des meubles artisanaux que s’entasse des variétés de fruit venant de toute l’île.

Rangés suivant la catégorie, l’assemblage aboutit à un assemblage de couleurs en arc en ciel : des oranges, des pastèques, des mangues, jusqu’au fruit les plus exotiques de l’île (litchi, jujube, pomme-cannelle…). A ce moment-là de votre visite, il est temps de tester la saveur sucrée des fruits de Madagascar.

Marché sabotsy

Avec une incroyable diversité d’offre, le marché est compartimenté suivant les articles que chaque vendeur commercialise. A un moment donné le souffle qu’amène le vent change, l’odeur de l’océan est présente au beau milieu du marché, la décoration prend une tournure toute maritime, nous sommes dans la galerie des fruits de mer. En interrogeant Njaka, vendeur des produits de la mer : “Nos produit viennent surtout de la région Ouest de l’île, là où les crustacés et les langoustes sont plus grands comparés aux autres. Mais chaque vendeur ici à ces propres fournisseurs”. Njaka nous confirme qu’il est possible de se procurer une grande variété de produits de pêche, même ici à Antsirabe, dans le centre de l’île.

Marché de Sabotsy, un centre économique crucial pour la région

La location en question varie suivant la taille du point de vente. En ce qui concerne les plus gros vendeurs, avec un stand permanent, on constate une valeur de 2300 Ariary / mètre (soit environ 65 centimes d’euro). Le prix est différent pour les petits marchands de passage. Par exemple une vendeuse de cresson n’est pas taxée de la même manière, il existe un forfait que l’on appelle le droit d’assise et qui est plus indulgent au niveau prix. A la grandeur de chaque partisan : offreur et demandeur une fois dans le marché, deviennent acteur économique et participe au développement de Sabotsy. Car qu’est-ce que le marché si ce n’est la confrontation entre l’Offre et la demande ?

Rébecca

Rébecca a commencé stagiaire pour l’association à Madagascar, puis volontaire, pour enfin s’investir à temps plein pour l’ensemble de la fédération Grandira en tant que responsable communication (Grandir Ailleurs, Grandir Aventure et Grandes Latitudes)

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