Où manger à Ramena ?

Où manger à Ramena ?

Envie de déguster des poissons grillés ou fruits de mer sur une plage de sable blanc bordée par une mer d’un bleu intense ? Ramena est l’endroit parfait pour satisfaire tous vos sens.

RESTAURANT BADAMERA

A l’entrée du village, le Restaurant Badamera propose une carte alléchante et un menu du jour. Poissons grillés ou en sauce, fruits de mer, spaghettis et autres plats plus internationaux sont servis en terrasse entourée d’un jardin très joliment arborée très agréable.

Plats entre 13 000 et 25 000 Ar environ (plats végétariens proposés).                                                                                              Adresse : Plage de Ramena – BP 447 – Antsiranana. A l’entrée de Ramena, à gauche.                                                                              Tél : 032 07 733 50 – 034 55 554 86

Une dizaine de gargotes collées les unes aux autres proposent une multitude de plats composés de crudités, poissons grillés, poissons en sauce, fruits de mer, le tout fraîchement préparé. Quelques tables sont disposées sur le sable pour profiter pleinement de la mer à l’ombre des parasols. Laissez-vous tenter par celle qui vous fera de l’œil même si toutes vous séduiront.

GARGOTE CHEZ MARTINE

Plats entre 13 000 et 20 000 Ar environ. Un plus pour le poisson à la tahitienne !
Adresse : Ramena Plage, une des dernières de l’enfilade
Tel : 032 44 233 12

GARGOTE CHEZ JULIE

Plats entre 13 000 et 20 000 Ar environ
Adresse : Ramena Plage, la première de l’enfilade

KBAR

Un large choix de plats locaux et internationaux. Bar et restaurant branché accessible depuis la plage.
Adresse : Ramena Plage

Marion a été bénévole pour notre association de protection des enfants des rues à Madagascar pendant plusieurs mois. Habituée à conter ses aventures dans des récits de voyages, elle en a profité pour écrire de nombreux articles sur l’île rouge pour notre blog.

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Où manger à Mangily (Tuléar) ?

Où manger à Mangily (Tuléar) ?

Voici une liste non exhaustive des endroits que j’ai pu tester lors de mon voyage à Mangily, au sud ouest de Madagascar. N’hésitez pas à laisser vos suggestions en commentaires !

Manger à Mangily, sous le tamarinier

Cette gargotte en plein air se trouve sur le chemin de chez Freddy à la plage.

Les plats sont simples, bons, frais et copieux !

Env. 8 000 ar

Manger à Mangily, Chez Belmond

… juste en face de chez Freddy : nous y avons mangé un très bon poisson grillé !

Env. 8 000 ar

Manger à Mangily, sur la plage

On vous conseille de commander aux pêcheurs de vous préparer un barbecue sur la plage : pour 15 000 ar, vous pourrez manger une langouste grillée pêchée le matin même (en fonction de la saison), au barbecue accompagnée d’une sauce tomate, d’une salade de tomates et de riz.
Nous vous conseillons Lido : 0347027720

Env. 15 000 ar

Mangily - langouste

Manger à Mangily, chez Lido

Ce n’est ni un restaurant, ni une gargotte.
Lido a été notre guide pendant plusieurs jours. Il nous a proposé de venir manger chez lui et sa famille.
On paye la nourriture (15 000 à deux) et il s’occupe du sakafo (nourriture). Au début, nous étions gênés car sa famille avait déjà mangé et restait en retrait. Finalement, c’était un super moment avec Lido, l’occasion de discuter de sujets plus informels et plus personnels. Un repas sous les étoiles et éloignés de la partie touristique de la ville. Un véritable moment de partage.
Lido : 0347027720

15 000 ar pour deux

Mangily - Panorama lagon

Rébecca

Rébecca a commencé stagiaire pour l’association à Madagascar, puis volontaire, pour enfin s’investir à temps plein pour l’ensemble de la fédération Grandira en tant que responsable communication (Grandir Ailleurs, Grandir Aventure et Grandes Latitudes)

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La culture du cacao à Madagascar

La culture du cacao à Madagascar

L’origine du cacao

Découverte

Au XV° siècle, ce sont les conquistadores qui ont découvert le cacao. Les Aztèques et les Mayas raffolaient de cette boisson amère et pimentée. Afin de la rendre agréable à leur palais, les Espagnols lui ont ajouté du sucre de la vanille, de la cannelle et du lait. Ce sont ensuite les Portugais qui ont répandu la culture du cacaoyer au fur et à mesure de l’expansion de leurs conquêtes coloniales. Dès 1498, cette culture arrivait à Zanzibar.

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En Europe

Au XVII° siècle, le chocolat est une boisson appréciée de l’aristocratie et du clergé espagnol. Ce sont Anne d’Autriche et Louis XIV qui font entrer le chocolat à la cour, sous forme de boisson chaude. Sa consommation reste l’apanage des riches. En 1821, l’Anglais Cadbury met au point la fabrication du chocolat à croquer. Sept ans plus tard, le Hollandais Van Houten fait de même avec le chocolat en poudre. C’est grâce à la révolution industrielle que le chocolat se démocratise.

chocolat chaud

La culture du cacaoyer

Il existe deux principales variétés de cacaoyers : le criollo et le Forastero. Ce dernier, à l’amertume très prononcée, représente 80 °/° de la production mondiale qui s’est élevée à 3 400 000 tonnes en 2014. S’il est d’une qualité moyenne, le Forastero est très productif et très résistant. Le criollo qui ne concerne que 1 à 5 °/° de la production mondiale est réputé pour sa douceur. Il est très présent à Madagascar.

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Le cacaoyer à Madagascar

C’est à partir du début du XX° siècle que les colons français ont introduit la culture du cacaoyer à Madagascar. En raison des difficultés que présente la culture du criollo, une quinzaine d’années plus tard, une troisième variété était créée par croisement. Elle porte le nom de trinitano et elle réunit les qualités du Foarastero et du criollo.

Chaque cacaoyer produit par an une vingtaine de fruits appelés cabosses. Elles ressemblent à des ballons de rugby d’une vingtaine de centimètres de long pour un poids d’environ une livre. Coupée en deux dans le sens de la longueur, chaque cabosse contient de 25 à 75 graines qu’il convient de laisser fermenter 9 jours avant de les laisser sécher au soleil de 15 à 20 jours avant qu’elles soient bonnes pour la torréfaction. La cabosse vide n’est pas perdue, elle sert à la nourriture du bétail.

cacao 1

La culture du cacaoyer se concentre dans le nord-ouest de Madagascar. Si cette région est marquée par la sécheresse, la vallée du fleuve Sambirano offre une enclave verdoyante et humide. Ce micro climat est dû à la présence du massif montagneux du Tsaratanana où le plus haut sommet de l’île culmine à 2876 mètres.

La vallée du fleuve Sambirano abrite, non seulement des plantations de cacaoyers, mais elle produit également du café, de nombreuses épices, vanille, poivre, baies roses mais aussi des plantes destinées au parfum, ylang ylang, vétiver et autre patchouli. Si la production du cacao a lieu toute l’année, les plus importantes récoltes se déroulent au mois de juin- juillet et octobre-novembre. Si à l’échelle mondiale, la production s’élevait en 2014 à 3 400 000 tonnes, celle de Madagascar est très faible. Cependant, sur le marché international, la qualité de sa production n’est plus à faire et est très recherchée.

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Même s’il est difficile d’avancer des chiffres, on estime que c’est près d’une trentaine de milliers de Malgaches qui exploitent de petites plantations sur une superficie de plus de 15 000 hectares. La chaine de production débute par ces petits producteurs. Ils vendent leurs récoltes à des collecteurs qui fournissent les exportateurs. Ce n’est pas au début de cette chaine que se trouvent les meilleurs bénéfices. Les bonnes années, 1 kg de féves séchées se négocie aux environs de 4000 ariary, soit 1,5 euros.

Selon les années, le cacao peut occuper jusqu’au troisième rang dans le marché mondial des matières premières. C’est un produit spéculatif dont les cours sont tributaires du commerce international.

Gérard Naal

Proche de l’association depuis ses débuts, Gérard écrit pour le blog depuis sa mise en ligne. Il y a quelques années, Gérard Naal a réalisé combien l’histoire de Madagascar était méconnue tant des Français que des Malgaches, il a donc regroupé notes et comptes-rendus de nombreuses publications universitaires pour rédiger un livre disponible ici.

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Madagascar et le riz

Madagascar et le riz

Le riz est l’aliment de base des Malagasy qui en consomment une moyenne de 135 kg par an. Pour le Malagasy, le riz est aussi bien un produit économique que social. Il ne vous invitera pas à déjeuner, mais à partager son riz : “manasa hihinam-bary”.

L’origine du riz

Plante endémique

Le riz n’est pas une plante endémique à Madagascar. Les premières cultures du riz remonteraient à la révolution néolithique. Les traces avérées les plus anciennes datent de 5000 ans avant Jésus-Christ. Elles ont été retrouvées en Chine centrale, dans la province du Hounan et sur les rives du Gange. Une ordonnance impériale chinoise publiée vers 2800 ans avant Jésus Christ est le premier texte qui concerne le riz qui ait été retrouvé.

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Culture répandue dans le monde

La culture du riz s’est répandue au travers le sud de l’Inde et la Chine avant de gagner la Corée, le Japon, l’Indonésie et la Thaïlande. À l’ouest, elle a atteint la Perse d’où Alexandre le Grand l’a rapporté en Grèce. Vers le X° siècle, ce sont les Arabes qui propagent le riz en Égypte, la côte orientale de l’Afrique avant qu’il n’atteigne Madagascar.

La culture du riz

Le riz est une céréale semi-aquatique qui pousse en partie dans l’eau. Au départ du cycle de culture, le paddy, terme qui provient du malais padi, est semé dans de petits carrés que les Malgaches appellent « tanin-ketsa ». Le sol de la future rizière est labouré et retourné manuellement avant l’introduction de l’eau. Une charrue et une herse tirées par des zébus vont obtenir une boue liquide qui va permettre le repiquage. Après la moisson, une fois le riz coupé et attaché en fagots, il faut le battre afin de séparer la paille des grains qui seront conservés dans des silos ou des greniers.

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Le riz à Madagascar

À Madagascar, la culture du riz est pratiquée dans toute l’île à l’exception de l’extrême sud où le climat est trop aride.
En plaine, les rizières sont entourées de diguettes afin de maintenir le niveau de l’eau. Les rizières les plus spectaculaires se trouvent en pays Betsileo où elles forment des gradins qui sont accrochés au flanc des collines les plus escarpées et dont elles épousent les courbes. En pays Betsiléo la capitale du riz et du vin est la ville de Fianarantsoa :

Fianarantsoa - rizières

Mais le plus important grenier à riz de Madagascar se trouve dans les plaines alluvionnaires de la région du lac Alaotra, le plus grand de Madagascar qui se trouve dans la province de Tamatave. La production de cette région est suivie par celle de la plaine agricole de Morovoany., dans la province de Boeny, dans le nord-ouest de l’île. D’importantes productions proviennent également de la côte nord-ouest de l’île, sur les contre forts du massif Tsaratanana

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État actuel de la culture du riz à Madagascar

Jusqu’en 1970, Madagascar exportait du riz alors qu’aujourd’hui la Grande Ile en importe. Paradoxalement, ces importations reviennent moins chères que la production locale. Cela est dû aux faibles rendements, en moyenne de 2,5 à 3 tonnes à l’hectare, au manque d’infrastructures et à l’absence d’une filière commerciale organisée.

Selon les années et les aléas climatiques, la production malgache avoisine ou dépasse les trois millions de tonnes. Cela représente 80 pour cent du volume agricole et 30 pour cent du produit intérieur brut de Madagascar qui se retrouve au 19e rang mondial des producteurs de riz. Ce sont les U.S.A. qui sont le premier exportateur mondial de riz, et cela grâce à Madagascar. En effet, c’est en 1694 que du riz en provenance de Madagascar arrivait à Charleston en Caroline du Sud. Cette culture du riz allait faire la fortune de cette région.

Gérard Naal

Proche de l’association depuis ses débuts, Gérard écrit pour le blog depuis sa mise en ligne. Il y a quelques années, Gérard Naal a réalisé combien l’histoire de Madagascar était méconnue tant des Français que des Malgaches, il a donc regroupé notes et comptes-rendus de nombreuses publications universitaires pour rédiger un livre disponible ici.

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Epices et gastronomie malgache

Epices et gastronomie malgache

La réputation des épices malgaches, vanille, poivre, cannelle et bien d’autres n’est plus à faire. Aussi étonnant que cela soit-il, il s’agit pourtant de cultures dont l’introduction à Madagascar est récente. Pour comprendre ce phénomène, il nous faut faire un grand bond en arrière pour retourner au Moyen-âge et à la Renaissance afin de connaître le rôle et l’importance des épices à ces époques.

Un peu d’histoire

Dans l’art culinaire médiéval, les assaisonnements et les sauces, donc les épices qui y participent, tenaient une place prépondérante. Si cet usage des épices correspondait au palais des consommateurs, ils étaient tout autant un signe extérieur de richesse. Dans son livre, le “Viandier”, le cuisinier Taillevent détaille les épices indispensables dans la seconde moitié du XV° siècle, aussi bien à la cuisine qu’à la pharmacopée : gingembre, cannelles, girofle, safran, noix de muscade, cumin, sucre et bien sur le poivre. En raison de leur coût, ces épices étaient réservées à une élite fortunée. Cet engouement entrainait des excès difficilement compréhensibles de nos jours. À côté de l’étalon or existait un étalon poivre officiellement reconnu. C’est ainsi qu’en 1526, la dot de la fiancée portugaise du futur empereur Charles Quint était évaluée en fonction de la valeur de 50 000 quintaux de poivre.

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Commerce des épices

Depuis la chute de Constantinople en 1453, l’Empire ottoman contrôlait la partie orientale de la Méditerranée et donc les routes terrestres et maritimes des épices en provenance de l’extrême orient. C’est afin, du moins en partie, pour s’affranchir de ce couteux monopole que les Portugais s’élançaient les premiers le long des côtes de l’Afrique dont ils avaient compris qu’il s’agissait d’un continent qui pouvait être contourné par le sud. En 1487, Bartolomeo Dias doublait le cap de Bonne-Espérance qu’il baptisait cap des tempêtes. En 1499, l’expédition de Vasco de Gamma revenait de son périple vers les “Indes” avec une cargaison de poivre. La voie était ouverte.

Le 10 août 1500, le navigateur portugais Diego Dias était le premier Européen à aborder Madagascar à laquelle il donnait le nom du saint du jour, Sao Laurenço. Les Portugais, suivis par les Espagnols, les Français, les Anglais et les Hollandais lancés dans la course aux épices durent déchanter. Aucune des ces épices si convoitées n’était cultivée à Madagascar. La principale “marchandise” que la Grande Ile proposait à l’exportation était des esclaves. Depuis le XVI° siècle, seul le riz, “vary” en malgache, pierre angulaire de l’alimentation, était disponible en suffisance. En 1698, un navire négrier américain rapportait des plants de riz malgache à Charleston en Caroline du Sud. Cette culture allait participer à la prospérité de cette région.

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Les épices qui font aujourd’hui la richesse de Madagascar ont donc une origine extérieure à la Grande Ile. La vanille, tout comme le chocolat avaient été découverts au XVI° siècle par les conquistadors chez les Aztèques. Le poivre est originaire de l’Inde et de l’Asie tropicale tandis que la noix de muscade était uniquement cultivée dans les îles Moluques devenues possession hollandaise.

poivre

C’est un français, Pierre Poivre (23 aout 1719 – 06 janvier 1786) qui va permettre à ces épices de se répandre. Après des études de théologie, le jeune Pierre Poivre embarquait pour l’extrême orient en mission d’évangélisation. Le gout de l’aventure allait l’emporter sur sa vocation religieuse. Pierre Poivre a vécu une vie digne d’un roman. Il sera tour à tour ou simultanément, horticulteur, botaniste, agronome, voleur pour la bonne cause, administrateur et intendant colonial, de l’île de La Réunion et de l’île de France, actuelle île Maurice. Il a survécu à des combats navals et, au cours de l’un d’eux, il perdait son bras doit. Gravement blessé, il était débarqué à Batavia, aujourd’hui Djakarta, à l’époque colonie hollandaise. Lors de ce séjour, Pierre Poivre brisait le monopole hollandais de la production de la noix de muscade et des clous de girofle en dérobant des plans qu’il réussissait à acclimater à l’île de France. Il créait dans cette île le plus célèbre Jardin botanique de son temps, « le jardin des pamplemousses » où il réussissait à cultiver, entre autres, letchi, anis étoilé, cannelle, avocassier et de nombreux arbres fruitiers. Outre ses succès de vulgarisateur, il faut créditer Pierre Poivre de son opposition à l’esclavage.

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Pour revenir à Madagascar

C’est à partir de 1755 que le manioc était cultivé dans la Grande Ile. En 1769, la colonie française de Fort Dauphin introduisait la culture du figuier de barbarie, originaire du Mexique. Une fois les épines de ce fruit ôtées, il permet de nourrir et d’hydrater les zébus ce qui allait entrainer la sédentarisation des pasteurs du sud de l’île. En 1803, le clou de girofle faisait son apparition. À partir de 1840, aussi bien à la Réunion qu’à Madagascar, c’était sans grand succès que la vanille était cultivée. Il fallait attendre qu’un jeune esclave réunionnais du nom d’Édouard dit Albius découvre la méthode de la pollinisation qui consiste à coupler manuellement organe mâle et organe femelle de chaque fleur de vanillier. Grâce à cette méthode, la culture de la vanille allait rencontrer le succès qui est le sien. Cela n’empêchait pas Édouard dit Albius de mourir dans la misère en 1880.

Nosy be - Marché-epices

La gastronomie malgache

Toutes ces épices ont enrichi la gastronomie malgache qui reflète les influences des migrants venus d’Asie, d’Afrique, d’Inde, de Chine et de France. En malgache, manger se dit “mihinambary” ce qui signifie littéralement manger du riz qui représente 60% de l’alimentation quotidienne. Ce riz est accompagné par le “laoka qui est une sorte de sauce à base de légumineuses, de viande ou de poisson.

Toujours accompagnés de riz, on peut citer quelques plats emblématiques de la cuisine malgache comme le “romazave”, sorte de pot au feu. Citons également le “rougail”. Si ce nom de plat est répandu dans tout l’océan Indien, celui de Madagascar offre la particularité d’être servi cru. Il s’agit d’un mélange à base de tomates concassées auquel, selon les régions sont ajoutés oignon, ail, piment et gingembre. Ce mélange accompagne aussi bien des saucisses que du poisson. La liste serait bien courte si on se contentait de ne rajouter que le “ravitoto” aux feuilles de manioc doux, pilées, cuites avec de l’ail et de la viande porc, en oubliant une multitude d’autres plats. Chaque région malgache possède ses propres spécialités qui font appel aux ressources locales ; chacune sera une découverte. Comme il est dit, les différentes vagues d’immigration ont également enrichi la gastronomie de la Grande Ile, comme le pain, le foie gras et le confit de canard français, sans oublier la cuisine chinoise et ses plats traditionnels ainsi que l’apport indien.

riz cantonnais

Riz cantonnais façon Malagasy cuisiné par les cuisinières de l’association

 

En voyage de découverte comme ceux que vous propose Grandes Latitudes, tous les sens doivent être en éveil, à l’affut de l’inattendu. Il est un sens qu’il serait dommage de ne pas solliciter, celui du goût. Alors, comme on dit en malgache : “mazotoa homana“, autrement dit bon appétit.

Gérard Naal

Proche de l’association depuis ses débuts, Gérard écrit pour le blog depuis sa mise en ligne. Il y a quelques années, Gérard Naal a réalisé combien l’histoire de Madagascar était méconnue tant des Français que des Malgaches, il a donc regroupé notes et comptes-rendus de nombreuses publications universitaires pour rédiger un livre disponible ici.

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