Immersion solidaire à Antsirabe (Madagascar) : construire une aire de jeux en matériaux recyclés

Immersion solidaire à Antsirabe (Madagascar) : construire une aire de jeux en matériaux recyclés

Nous sommes de plus en plus nombreux à rêver de voyager autrement, loin du tourisme de masse… c’est le cas de nos 20 aventuriers partis avec l’agence de voyages solidaires Grandes Latitudes. Premier voyage solidaire pour la plupart, ils sont également une majorité à venir à Madagascar pour la 1ère fois.  Loin des clichés et des a priori, ils sont venus vivre l’aventure et l’immersion malgache, en se laissant porter par les rencontres, les échanges avec la population locale et les équipes de nos associations partenaires. 

« Le voyage solidaire est la meilleure façon de s’imprégner d’une culture : on apprend, échange et participe au quotidien des locaux » – Florence

Un chantier pour l’association Mahasoa

Pour ces 20 voyageurs, l’immersion a commencé dès leur arrivée à l’aéroport d’Antananarivo le 22 octobre pour s’achever le 7 novembre. Avant leur départ, l’agence leur a communiqué le parcours de ces 2 semaines comprenant une mission spéciale : celle de construire une aire de jeux en matériaux recyclés pour l’association Mahasoa située à la périphérie de la ville d’Antsirabe. Découvrez la vidéo :

Les objectifs de ce chantier ?

  • Proposer un espace ludique aux enfants de l’association Mahasoa, en utilisant des matériaux recyclés.
  • Les voyageurs deviennent acteurs de leur séjour en s’investissant dans un projet concret porté par une association locale.
  • Le chantier devient un lieu d’échange (avec les enfants, les ouvriers locaux, les équipes des associations et les parents d’élèves) et une opportunité de sortir du chemin touristique habituel pour vivre un séjour en immersion. Le chantier est un beau prétexte de rencontre.

Mahasoa est une association malgache à but non lucratif, fondée en 2017.

 Sa vocation :

  • La scolarisation gratuite des enfants du village et des environs, plus principalement les enfants vulnérables et handicapés. Âgés de 6 à 13 ans, ces enfants n’ont pas accès à l’éducation, par faute de moyens financiers et de transport.
  • L’amélioration de la qualité de vie des familles démunies.

Avant même le chantier, Maxime le fondateur de l’ONG Mahasoa a demandé aux enfants d’imaginer et de dessiner leur aire de jeux idéale. Naturellement, certains d’entre eux se sont prêtés au jeu et ont fait part de leur belle créativité :

Une mission spécifique et une entraide sur le chantier !

Avec un grand terrain et une vue superbe sur les rizières et les montagnes, le chantier est très vite devenu un véritable terrain de jeu, à la fois pour les ouvriers, les voyageurs et les enfants qui en ont très vite profité !

Rapidement, les consignes ont été données aux voyageurs qui ont travaillé en petits groupes de 3 personnes. Céline, la responsable de l’agence a commencé par présenter en détails les enjeux et les bienfaits (pour les enfants et pour l’association !) de ce projet. Des présentations ont été faites entre les voyageurs, les ouvriers ainsi qu’entre les enfants et Maxime. Au total, 5 demi-journées ont été consacrées au chantier pour chaque groupe.

« Je souhaitais compléter mon expérience professionnelle par des actions concrètes et sur le terrain » Brigitte

Une sensibilisation à l’environnement et un objectif précis : améliorer le bien-être des enfants

Construire une aire de jeux en matériaux recyclés, c’est pouvoir offrir la possibilité aux enfants en situation vulnérable de jouer en plein air et librement, en minimisant l’impact sur l’environnement et en les sensibilisant à cette thématique. Les pneus de camion, de voiture, de moto, le bois et la ferraille ont été les principaux matériaux utilisés pour la construction.

Le jeu et l’action de jouer ont une influence profonde sur le bien-être et le développement à long terme des enfants. Le jeu améliore même leur capacité d’apprentissage, d’où l’instauration de ce projet initié par Grandes Latitudes et Mahasoa.

« Le moment qui m’a le plus marqué : l’appropriation immédiate de l’aire de jeux par les enfants : un résultat très concret et émouvant » Florence

Le résultat de ce chantier ? La construction de :

  • 3 « tapes-cul »
  • 1 tour d’escalade
  • 1 balançoire
  • 1 tour en forme de maison avec 1 toboggan
  • 1 parc avec 6 petites motos
  • 1 parc de pneus en forme de tortue

 

Oriane Delaporte
Oriane est volontaire Service Civique dans notre agence réceptive à Madagascar depuis octobre 2018. Passionnée de voyages en sac à dos elle s’efforce de découvrir les recoins de Madagascar, en particulier sur les Hauts-Plateaux, et nous racontera avec plaisir ses découvertes sur notre blog.

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Accueil villageois chez Mr Louis et Mme Monique

Accueil villageois chez Mr Louis et Mme Monique

L’accueil villageois est une pratique courante dans le tourisme solidaire, il permet un vraie rencontre entre les voyageurs et la population locale. Prendre le temps de se rencontrer et d’échanger loin des grands sites touristiques et des discours récités à la chaîne. En plus d’être une expérience humaine unique, l’accueil villageois contribue au développement économique local en fournissant une source de revenus supplémentaire aux villageois.

Un accueil

Madagascar - Morondava kely 1Nous descendons du taxi brousse à quelques kilomètres d’Ambositra. Il n’y a que quelques maisons sur le bord de la route, le reste est parsemé au milieu des rizières et des cultures. Mme Monique vient nous accueillir et nous conduit par un sentier au coeur du village perché sur une petite colline.

C’est ici qu’elle et son mari reçoivent les voyageurs les plus curieux.

Le calme et la nature nous baignent dans une atmosphère reposante et nous donnent la sensation d’être coupées du reste du monde.

Les maisons traditionnelles se fondent dans le paysage entre les champs de riz, d’ananas, de manioc et les énormes rochers arrondis qui semblent avoir été déposés là par hasard.

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La source, l’Arène et les histoires de Louis.

Madagascar - Morondava kely Après un copieux repas préparé par Madame Monique, nous partons en direction d’une source sacrée dont la légende nous sera racontée par Mr Louis. À 77 ans notre guide crapahute devant nous le regard espiègle, intarissable d’anecdotes. Régulièrement, il s’arrête pour nous expliquer les propriétés médicales de telle ou telle plante dans un français un peu désuet. Nous marchons jusqu’à une gigantesque arène en brique où sont parfois organisés des combats aux zébus (à ne pas confondre avec les combats de zébus !). Mr Louis est une véritable encyclopédie, il nous raconte en détails l’origine et le déroulement ces évènements en faisant en sorte qu’à travers notre filtre culturel de voyageur occidental, nous saisissions bien le sens de ces traditions.

Le soleil brûle et nous arrivons avec joie dans la petite oasis de fraîcheur que cache la source sacrée. Après un petit bain, un vœu et une pièce jetée dans la source, nous prenons le chemin du retour et arrivons à temps pour le repas du soir que nous partageons avec nos hôtes. La nuit est fraîche et paisible et c’est un délice de se réveiller de bon matin au milieu de la nature.

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Madagascar - Morondava kely

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Petit bain et ananas.

Madagascar - Morondava kely 1

Après un petit-déjeuner généreux nous partons à l’ascension de la montagne d’en face avec des mofo gasy (sorte de beignet de riz typiquement malgache) préparés par Mme Monique dans le sac. Nous traversons les rizières, dont celles de Mr Louis qui en profite pour nous expliquer les différentes techniques de cultures.

Nous arrivons à une grotte chargée d’histoires que Mr Louis a connue enfant, aménagée pour y vivre en temps de conflit. Après une petite expédition nous reprenons notre chemin en direction du sommet où nous découvrons des piscines naturelles creusées dans la roche. 

Après cette balade sous ce soleil de plomb, on ne pouvait pas rêver mieux que d’une petite baignade devant ce panorama de rizières en terrasse et de déguster un ananas frais cultivé dans le champ voisin.

Nous redescendons beaucoup plus rapidement que nous sommes montées, aidées par la pente ou par la faim, pour partager un dernier repas avec Mr Louis et Mme Monique. Ces deux jours sont passés trop vite mais nous ont ressourcées autant que si nous étions parties une semaine. Nous avons été accueillies comme chez nos grands-parents et n’avons pas eu le temps de terminer les grandes marmites de Mme Monique ni d’entendre toutes les histoires de Mr Louis, il faudra revenir

Vous souhaitez vous aussi rencontrez Mr Louis et Mme Monique ? Contactez-nous ! 

Oriane Delaporte
Oriane est volontaire Service Civique dans notre agence réceptive à Madagascar depuis octobre 2018. Passionnée de voyages en sac à dos elle s’efforce de découvrir les recoins de Madagascar, en particulier sur les Hauts-Plateaux, et nous racontera avec plaisir ses découvertes sur notre blog.

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On parle de nous ! n’GO Magazine

“Le voyage solidaire booste-t-il le développement?”

n’GO Magazine, février 2017

Voyage solidaire à Madagascar avec la fédération GrandirA

“Première industrie pour de nombreux pays à travers le monde, le tourisme est une source de devises et d’emplois.

Voyager dans les pays en développement constitue-t-il forcément une aide? Quelles sont les retombées réelles pour la population locale et l’environnement ? Entre voyage solidaire, équitable et durable, on essaie d’y voir plus clair à l’aube de l’Année internationale du tourisme durable pour le développement.”

On parle de nous ! Journal Le Soir, 17.02.02

“Des vacances plus respectueuses de l’homme et de son environnement”

Journal Le Soir, 2 février 2017

2017 sera pour l’Organisation des Nations Unies (ONU) l’année du tourisme durable.

En effet, il est plus que jamais nécessaire de repenser notre façon de voyager et de nous poser des questions sur l’impact de nos vacances sur les populations et les régions visitées.

Quelques chiffres

D’après l’article : “le tourisme représente aujourd’hui environ 10% des productions de richesses mondiales et 1 emploi sur 11 dans le monde, cela alors que l’homme a de plus en plus la bougeotte : on est passé de 25 millions de voyageurs en 1950 à 1,2 milliard en 2015.”

Eh oui ! Nous sommes de plus en plus à être curieux de découvrir cette planète que les multiples moyens de transports possibles semblent mettre à notre disposition.

Mais… Comment ?

Toujours d’après l’article, “La capacité de l’industrie touristique à contribuer au développement social et économique a été reconnue dans plu- sieurs objectifs de développement durable. Encore faut-il que les conditions de travail soient décentes et améliorent effectivement la vie des populations locales. Sans compter l’impact sur l’environnement. C’est là tout l’effet pervers du tourisme, qui porte en lui les germes de sa propre destruction.”

La garantie ATES

Nos agences de voyages solidaires Grandes Latitudes et Grandir Aventure sont labellisées ATES :

“Cette garantie se traduit par un label qui repose sur 54 critères rigoureux. Ainsi, les groupes se limitent à douze personnes, l’hébergement se fait chez l’habitant dans un même but de rencontres, le voyagiste est invité à nouer des relations durables avec ses partenaires locaux, les rémunérations sont justes, l’opérateur veille à valoriser l’implication des femmes dans l’activité touristique…”

Grandir Aventure

L’article du journal prend en exemple nos voyages jeunes :

“Grandir Aventure organise des voyages solidaires pour jeunes de 14 à 25 ans en s’appuyant sur des partenaires ancrés dans le tissu local, en conformité avec l’un des critères de l’ATES dont il est membre. L’idée est de découvrir le monde et se rendre utile à la fois, que ce soit au travers de chantiers à Madagascar ou de séjours de cirque au Cambodge. Les prix varient de 1.000 euros pour 8 jours au Maroc (tout compris) à 1.800 ou 2.790 euros pour 21 jours dans des destinations plus lointaines.”

Aller plus loin …

Notre idée, semer une petite graine dans l‘esprit de nos voyageurs.

Chez Grandir Aventure et Grandes Latitudes, il n’est pas uniquement question de développement local ou de respect de l’environnement et des populations. Il s’agit aussi d’éducation populaire, c’est à dire la progression des idées à titre individuel pour assurer un avenir collectif meilleur.

Voyager avec nous, c’est développer les capacités de chacun à vivre ensemble, à vivre en groupe, à écouter, à comprendre.

C’est apprendre la citoyenneté pour assurer un monde plus ouvert et plus respectueux de chacun et de la nature qui nous entoure.

Grandir Aventure, sur le chemin de la découverte…

La magnifique lettre de Lucas après son séjour solidaire…

Venu en Séjour Solidaire avec Grandir Aventure en juillet 2016, Lucas, 16 ans, a souhaité mettre des mots sur son expérience. Des mots qui ont ému l’équipe : merci Lucas pour cette lettre !

Le soleil réchauffant de Madagascar

“La chaleur. Ainsi si on me demandait par quel unique mot je devrais résumer le séjour je dirais la chaleur. La chaleur physique tout d’abord permise par le soleil réchauffant de Madagascar et particulièrement celui de Morondava. En effet le beau temps et l’absence de pluie ont permis à chacun d’apprécier au mieux la beauté de Madagascar tout en prenant des couleurs qui feront, je l’espère, pâlir mes compatriotes.

La chaleur du peuple malagasy

On peut aussi parler de la chaleur du peuple malagasy. Je pourrais vous parler de la flamme de joie qui animait l’esprit de Dimby ou de la gentillesse de Viviane, je pourrais vous écrire des lignes sur la chaleur de chacun des habitants rencontrés et de leur sourires mais je vais m’en tenir aux jeunes et à notre guide qui nous ont accompagné, nos amis, mes amis.

Je vais commencer par les jeunes, Vero, Prisca, Solo, et Tsila (les jeunes de l’internat de Grandir Ailleurs qui ont accompagné le groupe pendant tout le séjour). Tous âgés environs du même âge nous avons partagé avec chacun d’eux des moments mémorables qui resteront gravés bien plus que dans nos souvenirs, dans nos cœurs. Prisca avec sa gentillesse, Solo avec sa joie de vivre, Vero sa chaleur et Tsila son esprit taquin. Nos amis nous ont montré que malgré la différence de langues, de cultures et de modes de vie nous sommes tous des adolescents quel que soit l’endroit où l’on vit et nos différences sont transcendés par la chaleur humaine.

Navalona, lui, était notre guide, mais loin d’être barbant comme peuvent l’être les guides des musées il nous a aussi fait ressentir la chaleur qui anime son pays et son peuple. J’ai eu le sentiment, à titre personnel, de comprendre la culture du pays et d’en ressentir l’essence, ce qui fait la beauté au-delà de la beauté visuelle. Navalona en plus d’être un excellent guide stagiaire était aussi notre ami.

Rencontre avec les Enfants des Rues

Je pense aussi qu’il faut parler des moments que l’on a partagés avec les enfants des rues, ce pour qui l’association existe. On pourrait penser que le fait qu’ils vivent et dorment dehors ou dans un foyer les rend plus méfiants ou qu’ils perdent leur caractère enfantin. Rien n’en est, ces enfants nous ont marqué. Malgré la dureté de leur condition de vie ils restent enfants et cela est bouleversant. Leur innocence leur permet de tenir et cela est une leçon pour chacun qui vit dans le confort d’un foyer.

“La douche avec pour plafond la voie lactée…”

Aussi l’expérience au village nous a montré le Madagascar rural celui sans doute plus cliché mais tout aussi chaleureux. La douche avec pour plafond la Voie lactée et pour paume de douche un sceau tiré du puits fut marquante et les habitants tout autant. Je pense que ces personnes avec qui nous avons partagé plus qu’un séjour solidaire nous ont offert un joli résumé de ce que peuvent être les habitants de Madagascar et surtout leur chaleur. Ensuite et pour continuer dans cette métaphore filée je voudrais parler de la chaleur de ces paysages.

Ainsi nous n’avons pas vue tout le pays mais malgré ce nous avons vu des paysages sublimes. Du lac Tritriva et son eau cristalline à l’allée des baobabs en passant par les bancs de sable de Manguily, et le parc Kirindy forest… Chacune des choses que l’on a vu dans ce beau pays fut un enchantement et je pense que chacun gardera en mémoire quelque choses de ces paysages, qui sont aussi beaux que fragiles tels les magnifiques papillons que l’on a pu apercevoir au détour d’une fleur exotique.

Enfin la chaleur du groupe où l’ambiance fut toujours excellente et les visages toujours souriants et surtout celle de ses animateurs, Gaëlle et François, qui ont permis cette alchimie si indescriptible mais toujours aussi chaleureuse. Alors voilà c’est la fin et la seule chose qui chauffe physiquement c’est le clavier de l’ordinateur mais au fond de nous quelque chose a changé, quelque chose de plus spirituel.

Je pense que Madagascar nous a fait Grandir.”

 

Lucas

Aina, guide local à Madagascar

Aina, guide local à Madagascar

Du Scoutisme…

Aina découvre l’univers du voyage et de la randonnée avec le Scoutisme. “Parfois, on partait en camping pendant 10 jours, c’était génial !” Il tombe rapidement amoureux de cette sensation de liberté et s’implique beaucoup dans sa communauté, au point de devenir chef des jeunes scouts pendant 2 ans.

À l’enseignement…

“Puis je suis parti à Fianarantsoa pour faire des études de professeur pendant 2 années et j’ai enseigné pendant 1 an. Je n’avais plus le temps pour le scoutisme, je me sentais enfermé dans la salle de classe, même si les enfants étaient supers, je ressentais vraiment le manque du voyage… J’ai arrêté l’enseignement”

…Pour enfin devenir guide local à Madagascar !

Un jour, Lucas, ancien directeur de l’association Grandir Ailleurs, appelle Aina pour travailler 2 mois à la boutique solidaire de l’association. Il lui propose par la suite de reprendre ses études, mais de s’orienter cette fois vers le guidage.

S’en suivent 16 mois de formation à l’EFGA (Ecole Formation de Guide Accompagnateur). Et cette fois, il ne s’agit pas de rester assis dans une classe. Tout le temps sur le terrain, en randonnée ou en visite, Aina et ses collègues acquièrent des apprentissages variés tels que :

  • L’histoire de Madagascar ;
  • La faune et la flore du pays ;
  • La culture et les traditions Malagasy,
  • Les “techniques de guidage” : comment recevoir les gens, comment bien présenter Madagascar, quelles mesures de sécurité mettre en place, quels conseils donner aux voyageurs ;
  • Une formation 1ers secours ;
  • L’organisation et la logistique d’un voyage (activités, hébergement, budget, transport, gestion des partenaires locaux…) ;
  • L’anticipation de tous les aléas possibles (problèmes de transports ou encore les risques sécuritaires.)

Un guide de voyages solidaires ?

Aina cherche avant tout le partage entre les deux cultures, il est l’intermédiaire entre la Terre Malagasy, ses habitants et les voyageurs. Accompagner un voyage solidaire, c’est aussi participer à la vie locale et échanger avec les habitants. C’est également valoriser le travail des artisans et leur apporter quelques retombées financières : “Pendant les randonnées, on essaye toujours d’aller rencontrer les artisans, les habitants d’un village… Le but est vraiment de s’intégrer et de partager ses connaissances le temps d’un passage. (…) La population est très fière quand des voyageurs venus de très loin viennent la voir et s’intéressent à elle.” Pour Aina, le voyage c’est aussi la rencontre musicale : la musique malagasy est riche et elle mérite d’être entendue et chantée. L’agence propose par exemple des randonnées accompagnées de musiciens locaux.

“Mon travail me permet de rencontrer énormément de personnes : pour moi aussi il s’agit de rencontres ! Des gens qui viennent de loin mais aussi des Malagasy. C’est très enrichissant. J’ai la chance de visiter mon pays et de pouvoir approfondir au maximum ma connaissance de la culture Malagasy.”

“J’ai grandi avec l’agence, j’ai grandi dans cette agence ! J’ai acquis mes expériences professionnelles et de vie ici. Mais c’est aussi l’association Grandir Ailleurs qui m’a poussée à devenir guide et qui a financé toute ma formation et mon voyage d’étude à Morondava.” De plus, savoir qu’une partie des bénéfices de l’agence va directement à l’association est une source de motivation pour Aina : “Je me suis beaucoup attaché aux jeunes de l’internat. J’ai aussi participé à une maraude de nuit et ça m’a réellement touché de savoir que mon travail participe à aider ces enfants des rues.”

Un label Tourisme Equitable et Solidaire

Un label Tourisme Equitable et Solidaire

Notre agence de voyages solidaires Grandes Latitudes et sa marque pour les jeunes Grandir Aventure, ont été labellisé par l’ATES (Association pour le Tourisme Equitable

label garantie ates orange_hdPour obtenir ce label, nous avons été évalué selon des 54 critères rigoureux, pour vous garantir un voyage respectueux de la Terre et des hommes qui nous accueillent.

L’objectif ? Une authentique homogénéité entre les personnes, les cultures et l’environnement.

Le tourisme équitable et solidaire repose sur 3 piliers :

  • le commerce équitable,
  • la solidarité internationale,
  • l’économie sociale et solidaire.

Voici quelques uns des critères appliqués par nos agences : 

Le financement de projets locaux répondant à l’intérêt collectif

C’est le cœur de notre action ! Grandes Latitudes est l’Activité Génératrice de Revenus de notre association Grandir Ailleurs, qui vient en aide aux Enfants des Rues à Madagascar.

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Des séjours encadrés prioritairement par des accompagnateurs locaux

Les guides locaux sont la pierre angulaire du tourisme équitable et solidaire. Ils sont le lien entre la Terre d’accueil, ses habitants et les voyageurs et assurent une véritable expertise du territoire et de la culture.


Mener des opérations de sensibilisations sur le tourisme équitable et solidaire

Chaque année, au cours de la semaine de la solidarité internationale, Grandir Aventure organise des actions de sensibilisation à Noisy-Le-Grand : présentation des actions menées, table ronde, projection de films sur le tourisme solidaire…

Limiter les groupes à 12 personnes

Un critère indispensable pour favoriser la rencontre avec les populations locales, loin du tourisme de masse et des grandes infrastructures touristiques, dans des conditions privilégiées de rencontre et d’échanges avec les populations.


 

La valorisation de zones ne bénéficiant habituellement pas des retombés du tourisme de masse

Nos agences proposent par exemple de passer une nuit dans un village de pêcheurs, avec un accueil villageois incomparable en dehors de tous sentiers touristiques ! De plus, la venue des voyageurs présente un complément de revenu pour les villageois.


Mettre en avant l’échange et la rencontre entre les voyageurs, la population et les acteurs de la vie locale

Comprendre la vie locale… et la vivre ! Les temps de partage sont souvent forts en émotions et laissent un souvenir souvent inoubliable au voyageurs et à la population.


 

Une rémunération équitable et concertée

Versée à chaque personne travaillant dans l’accueil des voyageurs.