Rencontrer notre association partenaire à Madagascar

Lors des séjours passant par Antsirabe, nous invitons nos voyageurs à découvrir les projets de notre association partenaire, Grandir Ailleurs, qui agit pour la protection des enfants des rues de la ville depuis 2007.

5% du prix de chaque séjour est reversé à cette association, membre comme nous de la fédération Grandira.

Découvrir notre association à Madagascar

Notre vision

En tant que membre de la fédération Grandira, notre agence de voyages équitables et solidaires travaille étroitement avec Grandir Ailleurs.

Grandes Latitudes connaît donc bien les enjeux de la solidarité internationale et nous savons pertinemment que découvrir les projets d’une association lors d’un voyage doit se faire en suivant des règles et une éthique. Par ailleurs, nous nous affirmons en opposition aux dérives d’un tourisme injustement qualifié de « solidaire » ou « humanitaire » qui exploite la compassion des touristes et crée des simulacres d’actions sociales dans le seul objectif de générer du profit.

L’agence de voyages est au service de l’association : pas le contraire.

Notre objectif est avant tout de sensibiliser, de faire découvrir à nos voyageurs le travail exceptionnel de notre partenaire sur le terrain, et de vivre des moments de rencontres simples et naturels.

Sensibilisation

Découvrir les actions de notre association partenaire Grandir à Antsirabe (association locale de Grandir Ailleurs) passe obligatoirement par un temps pour comprendre la problématique de l’enfance vulnérable.

Cet atelier, animé par Toky, chargé de sensibilisation, se déroule en plusieurs temps : 

1. Une discussion informelle dans les rues d’Antsirabe, sur le trajet de l’hôtel au Centre d’Hébergement Temporaire de l’association.

Toky explique le quotidien des enfants des rues, et le trajet passant par les lieux de vie des enfants des rues (principalement marchés), les voyageurs rencontrent parfois des enfants : ceux-ci connaissant les éducateurs.trices, ils aiment venir à leur rencontre pour dire bonjour.

Cela permet également d’aborder des questions telles que « comment réagir face à un enfant qui mendie ».

2. Présentation

Une fois arrivés à l’association, les voyageurs découvrent les lieux. La plupart du temps, les enfants ne sont pas présents en journée (sauf rendez-vous ou activités de journée : soutien scolaire, activités Jeux et Loisirs).

Toky peut alors présenter tranquillement les actions de l’association et présenter le slam des enfants des rues (2017).

3. Jeu de rôle

Les voyageurs participent à un jeu de rôle : « dans la peau d’un gamin des rues ».

En fonction des choix qu’ils font et du hasard de la vie (grâce à un dé), l’histoire se modifie positivement… ou négativement.

Exemple : L’une des routes mène à :

« Vous n’avez pas d’argent à donner à vos parents : votre père vous traite de vaurien, de fainéant et vous jette dehors en vous prévenant que cela ne sert à rien de revenir, si vous n’êtes pas capable de ramener un peu d’argent. Vous errez dans les rues en vous demandant où vous allez passer la nuit.

Vous réfléchissez aux différentes possibilités qui s’offrent à vous.

  • Le marché est à 40 minutes de marche et c’est un endroit où vous savez pouvoir trouver un abri. Vous décidez d’aller y dormir. (Allez à la fiche 4c)
  • Vous êtes fatigués et n’avez plus envie de marcher.

(Allez à la fiche 4d) »

> Si les jeunes choisissent la deuxième possibilité, la suite de leur histoire les amène dans le coin d’une ruelle :

« Vous cherchez un coin dans une ruelle et vous allongez. Faites un tir de chance.

Si vous avez 4 ou plus, vous trouvez des cartons et un sac de riz pour vous faire un coin un peu confortable.

Si vous avez moins de 4, vous vous couchez à même le sol et vous réveillez en ayant mal partout (moins un point de vie).

Au matin, vous allez à la fiche 5. »

Lors du jeu de rôle, les voyageurs doivent débattre entre eux pour prendre des décisions. Lors de ces débats parfois passionnés, certaines phrases reviennent régulièrement.

« De toute façon, on a plus rien à perdre »
« Bin si t’as pas mangé de la journée, faut bien voler… »
« On vit au jour le jour… »

Cela permet :

  • d’apporter une véritable réflexion autour de ces phrases, comprendre le contexte, la logique ou l’émotion qui a poussé les joueurs à les prononcer. Une occasion de plus de comprendre le quotidien des enfants des rues.
  • de faire prendre conscience que certaines décisions dépendent beaucoup du contexte et de la situation dans laquelle on est.
  1. Les voyageurs partagent un repas avec l’équipe éducative

Les voyageurs partagent si possible un déjeuner avec les éducateurs. Ce temps de rencontre autour d’un repas permet de discuter de leur travail, de leur quotidien, de leur mission…

Découvrir d’autres projets de l’association

Grandir à Antsirabe dispose d’un terrain aux alentours de la ville. Elle y cultive de manière biologique des céréales, des fruits, des légumes et développe l’élevage de boeufs, de cochons, de poules et de lapins. 

L’objectif principal de ce projet ? Assurer, à terme, l’autonomie alimentaire du Centre d’Hébergement Temporaire et apporter une source de revenus supplémentaires (ventes de certains produits sur les marchés) en proposant aux enfants et familles bénéficiaires une alimentation saine.

Une journée est dédiée à la découverte de la ferme.  

FAQ

Est-il possible de participer à des activités avec les enfants ?

Il est possible de rencontrer les enfants des rues de l’association, en fonction de l’agenda de l’association.

Les voyageurs peuvent participer aux activités hebdomadaires journalières « Jeux et Loisirs » ou à l’après-midi foot.

Nos conseillers en voyages tentent de faire coïncider les journées avec le planning de l’association mais nous insistons sur le fait que jamais la venue de voyageurs ne doit gêner le travail de l’équipe éducative.

Afin de respecter l’intimité des enfants, de ne pas les perturber dans leur quotidien et de respecter le travail de l’équipe, il n’est pas possible de participer aux maraudes ou de rendre visite aux enfants au Centre d’Hébergement Temporaire le soir.

association à madagascar grandir ailleurs

Peut-on prendre des photos des enfants en voyages ?

Nous demandons à nos voyageurs de ne pas prendre des photos ou de films des enfants de face pour les publier sur Internet.

Leurs parents étant rarement à proximité, il est difficile d’obtenir leur consentement.

Peut-on faire un don ?

Les dons matériels :

La réponse de l’association :

« Nous évitons de réceptionner des dons matériels. En effet, les activités de l’association sont situées à Madagascar et nous privilégions donc les achats sur place pour des raisons logistiques, économiques et écologiques. Nous choisissons d’effectuer des achats locaux pour être au plus près des besoins de nos partenaires.

Par exemple, nous préférons l’achat de livres en malgache, adaptés à la culture locale, plutôt que l’envoi de livres en Français. Nous avons dernièrement eu besoin de bottes pour le projet agriculture : il était préférable de pouvoir choisir la bonne pointure sur place !

De plus, les distributions non encadrées de jouets, vêtements, cahiers, stylos ou autres peuvent entraîner des querelles d’enfants, d’autres sollicitations et créer à terme des dépendances et des trafics de revente organisés.

Si vous souhaitez soutenir notre association, vous pouvez donc :

  • faire un don financier, déductible des impôts à 66%.
  • nous contacter pour organiser un don matériel sur place lors de votre voyage
  • nous contacter pour faire un don ou descendre certaines affaires qu’on ne se trouve pas à Madagascar

Nous demandons aux voyageurs de ne pas offrir de bonbons, d’autres voyageurs ont déjà eu cette idée sans penser que les enfants souffrent souvent de carences alimentaires et d’absence de soins médicaux (pour soigner des caries par exemple)

Nos conseils pour éviter toute maladresse : 

  • Éviter de faire des dons directement à la population locale et préférez passer par l’intermédiaire d’une association locale qui organisera une distribution équitable et adaptée aux besoins sur place.
  • Se renseigner en avance auprès de cette association pour connaître ses besoins et vous assurer que votre don est adapté.
  • Acheter sur place plutôt que de remplir ses valises ! Souvent, les produits que l’on ramène de l’étranger sont en vente sur place. Inutile de ramener des cahiers et des stylos de France, par exemple, mieux vaut les acheter localement afin de contribuer à l’économie du pays.

Faire un don financier

Si vous souhaitez soutenir l’association, nous proposons aux voyageurs de faire un don financier, déductible des impôts à 66%. www.grandirailleurs.org/agir/donner/ 

Parrainer un enfant

Grandir Ailleurs ne propose pas de parrainage d’enfant. Les parrains et marraines de l’association soutiennent le projet dans sa globalité, et les enfants sont tous aidés de manière égalitaire.

Faire un don, c’est aussi permettre à l’association de payer les frais de fonctionnement (salaires, loyers, nourriture, factures…), souvent très difficile à faire financer par les partenaires financiers.

20200126 - Pépinière Antsirabe