Où manger à Mangily (Tuléar) ?

Où manger à Mangily (Tuléar) ?

Voici une liste non exhaustive des endroits que j’ai pu tester lors de mon voyage à Mangily, au sud ouest de Madagascar. N’hésitez pas à laisser vos suggestions en commentaires !

Manger à Mangily, sous le tamarinier

Cette gargotte en plein air se trouve sur le chemin de chez Freddy à la plage.

Les plats sont simples, bons, frais et copieux !

Env. 8 000 ar

Manger à Mangily, Chez Belmond

… juste en face de chez Freddy : nous y avons mangé un très bon poisson grillé !

Env. 8 000 ar

Manger à Mangily, sur la plage

On vous conseille de commander aux pêcheurs de vous préparer un barbecue sur la plage : pour 15 000 ar, vous pourrez manger une langouste grillée pêchée le matin même (en fonction de la saison), au barbecue accompagnée d’une sauce tomate, d’une salade de tomates et de riz.
Nous vous conseillons Lido : 0347027720

Env. 15 000 ar

Mangily - langouste

Manger à Mangily, chez Lido

Ce n’est ni un restaurant, ni une gargotte.
Lido a été notre guide pendant plusieurs jours. Il nous a proposé de venir manger chez lui et sa famille.
On paye la nourriture (15 000 à deux) et il s’occupe du sakafo (nourriture). Au début, nous étions gênés car sa famille avait déjà mangé et restait en retrait. Finalement, c’était un super moment avec Lido, l’occasion de discuter de sujets plus informels et plus personnels. Un repas sous les étoiles et éloignés de la partie touristique de la ville. Un véritable moment de partage.
Lido : 0347027720

15 000 ar pour deux

Mangily - Panorama lagon

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On parle de nous ! n’GO Magazine

“Le voyage solidaire booste-t-il le développement?”

n’GO Magazine, février 2017

Voyage solidaire à Madagascar avec la fédération GrandirA

“Première industrie pour de nombreux pays à travers le monde, le tourisme est une source de devises et d’emplois.

Voyager dans les pays en développement constitue-t-il forcément une aide? Quelles sont les retombées réelles pour la population locale et l’environnement ? Entre voyage solidaire, équitable et durable, on essaie d’y voir plus clair à l’aube de l’Année internationale du tourisme durable pour le développement.”

On parle de nous ! Journal Le Soir, 17.02.02

“Des vacances plus respectueuses de l’homme et de son environnement”

Journal Le Soir, 2 février 2017

2017 sera pour l’Organisation des Nations Unies (ONU) l’année du tourisme durable.

En effet, il est plus que jamais nécessaire de repenser notre façon de voyager et de nous poser des questions sur l’impact de nos vacances sur les populations et les régions visitées.

Quelques chiffres

D’après l’article : “le tourisme représente aujourd’hui environ 10% des productions de richesses mondiales et 1 emploi sur 11 dans le monde, cela alors que l’homme a de plus en plus la bougeotte : on est passé de 25 millions de voyageurs en 1950 à 1,2 milliard en 2015.”

Eh oui ! Nous sommes de plus en plus à être curieux de découvrir cette planète que les multiples moyens de transports possibles semblent mettre à notre disposition.

Mais… Comment ?

Toujours d’après l’article, “La capacité de l’industrie touristique à contribuer au développement social et économique a été reconnue dans plu- sieurs objectifs de développement durable. Encore faut-il que les conditions de travail soient décentes et améliorent effectivement la vie des populations locales. Sans compter l’impact sur l’environnement. C’est là tout l’effet pervers du tourisme, qui porte en lui les germes de sa propre destruction.”

La garantie ATES

Nos agences de voyages solidaires Grandes Latitudes et Grandir Aventure sont labellisées ATES :

“Cette garantie se traduit par un label qui repose sur 54 critères rigoureux. Ainsi, les groupes se limitent à douze personnes, l’hébergement se fait chez l’habitant dans un même but de rencontres, le voyagiste est invité à nouer des relations durables avec ses partenaires locaux, les rémunérations sont justes, l’opérateur veille à valoriser l’implication des femmes dans l’activité touristique…”

Grandir Aventure

L’article du journal prend en exemple nos voyages jeunes :

“Grandir Aventure organise des voyages solidaires pour jeunes de 14 à 25 ans en s’appuyant sur des partenaires ancrés dans le tissu local, en conformité avec l’un des critères de l’ATES dont il est membre. L’idée est de découvrir le monde et se rendre utile à la fois, que ce soit au travers de chantiers à Madagascar ou de séjours de cirque au Cambodge. Les prix varient de 1.000 euros pour 8 jours au Maroc (tout compris) à 1.800 ou 2.790 euros pour 21 jours dans des destinations plus lointaines.”

Aller plus loin …

Notre idée, semer une petite graine dans l‘esprit de nos voyageurs.

Chez Grandir Aventure et Grandes Latitudes, il n’est pas uniquement question de développement local ou de respect de l’environnement et des populations. Il s’agit aussi d’éducation populaire, c’est à dire la progression des idées à titre individuel pour assurer un avenir collectif meilleur.

Voyager avec nous, c’est développer les capacités de chacun à vivre ensemble, à vivre en groupe, à écouter, à comprendre.

C’est apprendre la citoyenneté pour assurer un monde plus ouvert et plus respectueux de chacun et de la nature qui nous entoure.

Grandir Aventure, sur le chemin de la découverte…

La magnifique lettre de Lucas après son séjour solidaire…

Venu en Séjour Solidaire avec Grandir Aventure en juillet 2016, Lucas, 16 ans, a souhaité mettre des mots sur son expérience. Des mots qui ont ému l’équipe : merci Lucas pour cette lettre !

Le soleil réchauffant de Madagascar

“La chaleur. Ainsi si on me demandait par quel unique mot je devrais résumer le séjour je dirais la chaleur. La chaleur physique tout d’abord permise par le soleil réchauffant de Madagascar et particulièrement celui de Morondava. En effet le beau temps et l’absence de pluie ont permis à chacun d’apprécier au mieux la beauté de Madagascar tout en prenant des couleurs qui feront, je l’espère, pâlir mes compatriotes.

La chaleur du peuple malagasy

On peut aussi parler de la chaleur du peuple malagasy. Je pourrais vous parler de la flamme de joie qui animait l’esprit de Dimby ou de la gentillesse de Viviane, je pourrais vous écrire des lignes sur la chaleur de chacun des habitants rencontrés et de leur sourires mais je vais m’en tenir aux jeunes et à notre guide qui nous ont accompagné, nos amis, mes amis.

Je vais commencer par les jeunes, Vero, Prisca, Solo, et Tsila (les jeunes de l’internat de Grandir Ailleurs qui ont accompagné le groupe pendant tout le séjour). Tous âgés environs du même âge nous avons partagé avec chacun d’eux des moments mémorables qui resteront gravés bien plus que dans nos souvenirs, dans nos cœurs. Prisca avec sa gentillesse, Solo avec sa joie de vivre, Vero sa chaleur et Tsila son esprit taquin. Nos amis nous ont montré que malgré la différence de langues, de cultures et de modes de vie nous sommes tous des adolescents quel que soit l’endroit où l’on vit et nos différences sont transcendés par la chaleur humaine.

Navalona, lui, était notre guide, mais loin d’être barbant comme peuvent l’être les guides des musées il nous a aussi fait ressentir la chaleur qui anime son pays et son peuple. J’ai eu le sentiment, à titre personnel, de comprendre la culture du pays et d’en ressentir l’essence, ce qui fait la beauté au-delà de la beauté visuelle. Navalona en plus d’être un excellent guide stagiaire était aussi notre ami.

Rencontre avec les Enfants des Rues

Je pense aussi qu’il faut parler des moments que l’on a partagés avec les enfants des rues, ce pour qui l’association existe. On pourrait penser que le fait qu’ils vivent et dorment dehors ou dans un foyer les rend plus méfiants ou qu’ils perdent leur caractère enfantin. Rien n’en est, ces enfants nous ont marqué. Malgré la dureté de leur condition de vie ils restent enfants et cela est bouleversant. Leur innocence leur permet de tenir et cela est une leçon pour chacun qui vit dans le confort d’un foyer.

“La douche avec pour plafond la voie lactée…”

Aussi l’expérience au village nous a montré le Madagascar rural celui sans doute plus cliché mais tout aussi chaleureux. La douche avec pour plafond la Voie lactée et pour paume de douche un sceau tiré du puits fut marquante et les habitants tout autant. Je pense que ces personnes avec qui nous avons partagé plus qu’un séjour solidaire nous ont offert un joli résumé de ce que peuvent être les habitants de Madagascar et surtout leur chaleur. Ensuite et pour continuer dans cette métaphore filée je voudrais parler de la chaleur de ces paysages.

Ainsi nous n’avons pas vue tout le pays mais malgré ce nous avons vu des paysages sublimes. Du lac Tritriva et son eau cristalline à l’allée des baobabs en passant par les bancs de sable de Manguily, et le parc Kirindy forest… Chacune des choses que l’on a vu dans ce beau pays fut un enchantement et je pense que chacun gardera en mémoire quelque choses de ces paysages, qui sont aussi beaux que fragiles tels les magnifiques papillons que l’on a pu apercevoir au détour d’une fleur exotique.

Enfin la chaleur du groupe où l’ambiance fut toujours excellente et les visages toujours souriants et surtout celle de ses animateurs, Gaëlle et François, qui ont permis cette alchimie si indescriptible mais toujours aussi chaleureuse. Alors voilà c’est la fin et la seule chose qui chauffe physiquement c’est le clavier de l’ordinateur mais au fond de nous quelque chose a changé, quelque chose de plus spirituel.

Je pense que Madagascar nous a fait Grandir.”

 

Lucas

Le grand marché d’Antsirabe : Sabotsy ou “Antsena Sabotsy”

Le grand marché d’Antsirabe : Sabotsy ou “Antsena Sabotsy”

C’est dans la paisible ville d’Antsirabe, dans la région du Vakinankaratra,au centre de Madagascar que réside le marché de Sabotsy…Connu jadis comme le plus grand Marché d’Afrique, celui si rassemble tout catégorie de personnes dont l’intention et de faire des achats : du plus petit aux plus âgés, des résidents aux visiteurs de la ville, tous cherchent ce que bon leur semble dans une explosion de couleurs, de saveurs, d’odeurs et de bruits.

Histoire et dénomination du Marché

Le marché d’avant

Etymologiquement le mot Sabotsy est un terme Malagasy, qui se traduit directement par Samedi. Un lexique qui lui a été attribué depuis des décennies dans la région de Vakinankaratra (prononcez “Vakinankarat’ch”). Autrefois, les collecteurs qui vivaient dans les périphéries de la région, spécifiquement dans les campagnes avaient coutume de faire une livraison des produits locaux en chaque début de weekend dans la ville d’Antsirabe.

Dans les années 80 et 90 le marché en question se trouvait sur une parcelle de terrain que la Commune Urbaine d’Antsirabe avait attribué pour le commerce. Une surface qui s’étendait approximativement sur une dizaine d’hectares, là où les échoppes des commerçants se constituaient juste d’une petite chaise, de tables en bois improvisées faites de cordes nouées, et d’un parapluie assez artisanal pour se protéger contre la température ou l’humidité. Malgré cette décoration assez originale, les visiteurs n’étaient pas intimidés.

Contre vent et marrée, la foule s’entassait autour des vendeurs. La boue et les pluies d’hiver ne les ont jamais arrêtés. En quête de produits frais à des prix très raisonnables, la bousculade ne faisait que donner un peu plus de célébrité au marché.

Marché sabotsy

Le marché d’aujourd’hui

C’est à partir de 2008 qu’une rénovation du terrain assez marécageux a eu lieu. Fait de trou et de pierre et en partie inondé, l’Etat Malagasy a mis un certain temps pour bâtir une structure assez fiable digne du nom que porte le grand marché d’Antsirabe. Si au début la construction devait durer un an, divers accidents dont un incendie ont repoussé la finalisation du chantier à 2010. C’est cette année là que l’inauguration officielle a été faite.

Grâce à sa nouvelle infrastructure, le grand marché d’Antsirabe, cimenté et bétonné, a pris une nouvelle renommée : on parlait alors du plus grand marché de l’Océan Indien. Composé de plus de 3000 commerçants, sur une surface qui s’étend approximativement sur 4,50 Ha. Le marché est presque surpeuplé. A titre d’exemple, le hangar des fruits et légumes s’étend à lui seul sur 1500m².

Le quotidien au Marché de Sabotsy

Des rimes et des rythmes, de la poésie au chant ; vous êtes au marché de friperie. Là où chaque vendeur fait son propre marketing pour attirer de la clientèle. Des plus grandes marques au plus simples des vêtements, des Jeans, des pulls, des T-shirt, chaque vendeur trouve toujours des mots qui riment et en font un chant pour mettre en valeur un article et attirer de la clientèle. “Je préfère utiliser la rime suivit d’un petit rythmes pas trop rapide” affirme Jean-Claude “ça nous permet d’avoir un certain enthousiasme dans le travail, et d’attirer la clientèle en même temps. Plus ça rime, plus il y a du monde…et la plupart du temps, on s’y met à deux mon collègue et moi pour ça, lui marque le rythme en utilisant des petits bâtons et moi je fais des rimes, ou vice versa.

Après un instant de marche dans la galerie friperie, l’atmosphère change, passant du rythme à la couleur, de la mode au délice. C’est sur des estrades et des meubles artisanaux que s’entasse des variétés de fruit venant de toute l’île.

Rangés suivant la catégorie, l’assemblage aboutit à un assemblage de couleurs en arc en ciel : des oranges, des pastèques, des mangues, jusqu’au fruit les plus exotiques de l’île (litchi, jujube, pomme-cannelle…). A ce moment-là de votre visite, il est temps de tester la saveur sucrée des fruits de Madagascar.

Marché sabotsy

Avec une incroyable diversité d’offre, le marché est compartimenté suivant les articles que chaque vendeur commercialise. A un moment donné le souffle qu’amène le vent change, l’odeur de l’océan est présente au beau milieu du marché, la décoration prend une tournure toute maritime, nous sommes dans la galerie des fruits de mer. En interrogeant Njaka, vendeur des produits de la mer : “Nos produit viennent surtout de la région Ouest de l’île, là où les crustacés et les langoustes sont plus grands comparés aux autres. Mais chaque vendeur ici à ces propres fournisseurs”. Njaka nous confirme qu’il est possible de se procurer une grande variété de produits de pêche, même ici à Antsirabe, dans le centre de l’île.

Marché de Sabotsy, un centre économique crucial pour la région

La location en question varie suivant la taille du point de vente. En ce qui concerne les plus gros vendeurs, avec un stand permanent, on constate une valeur de 2300 Ariary / mètre (soit environ 65 centimes d’euro). Le prix est différent pour les petits marchands de passage. Par exemple une vendeuse de cresson n’est pas taxée de la même manière, il existe un forfait que l’on appelle le droit d’assise et qui est plus indulgent au niveau prix. A la grandeur de chaque partisan : offreur et demandeur une fois dans le marché, deviennent acteur économique et participe au développement de Sabotsy. Car qu’est-ce que le marché si ce n’est la confrontation entre l’Offre et la demande ?

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