Immersion solidaire à Antsirabe (Madagascar) : construire une aire de jeux en matériaux recyclés

Immersion solidaire à Antsirabe (Madagascar) : construire une aire de jeux en matériaux recyclés

Nous sommes de plus en plus nombreux à rêver de voyager autrement, loin du tourisme de masse… C’est le cas de nos 20 aventuriers partis avec l’agence de voyages solidaires Grandes Latitudes. Premier voyage solidaire pour la plupart, ils sont également une majorité à venir à Madagascar pour la 1ère fois.  Loin des clichés et des a priori, ils sont venus vivre l’aventure et l’immersion malgache, en se laissant porter par les rencontres, les échanges avec la population locale et les équipes de nos associations partenaires. 

« Le voyage solidaire est la meilleure façon de s’imprégner d’une culture : on apprend, échange et participe au quotidien des locaux » – Florence

Un chantier pour l’association Mahasoa

Pour ces 20 voyageurs, l’immersion a commencé dès leur arrivée à l’aéroport d’Antananarivo le 22 octobre pour s’achever le 7 novembre. Avant leur départ, l’agence leur a communiqué le parcours de ces 2 semaines comprenant une mission spéciale : celle de construire une aire de jeux en matériaux recyclés pour l’association Mahasoa située à la périphérie de la ville d’Antsirabe. Découvrez la vidéo :

Les objectifs de ce chantier ?

  • Proposer un espace ludique aux enfants de l’association Mahasoa, en utilisant des matériaux recyclés.
  • Les voyageurs deviennent acteurs de leur séjour en s’investissant dans un projet concret porté par une association locale.
  • Le chantier devient un lieu d’échange (avec les enfants, les ouvriers locaux, les équipes des associations et les parents d’élèves) et une opportunité de sortir du chemin touristique habituel pour vivre un séjour en immersion. Le chantier est un beau prétexte de rencontre.

Mahasoa est une association malgache à but non lucratif, fondée en 2017.

 Sa vocation :

  • La scolarisation gratuite des enfants du village et des environs, plus principalement les enfants vulnérables et handicapés. Âgés de 6 à 13 ans, ces enfants n’ont pas accès à l’éducation, par faute de moyens financiers et de transport.
  • L’amélioration de la qualité de vie des familles démunies.

Avant même le chantier, Maxime le fondateur de l’ONG Mahasoa a demandé aux enfants d’imaginer et de dessiner leur aire de jeux idéale. Naturellement, certains d’entre eux se sont prêtés au jeu et ont fait part de leur belle créativité :

Une mission spécifique et une entraide sur le chantier !

Avec un grand terrain et une vue superbe sur les rizières et les montagnes, le chantier est très vite devenu un véritable terrain de jeu, à la fois pour les ouvriers, les voyageurs et les enfants qui en ont très vite profité !

Rapidement, les consignes ont été données aux voyageurs qui ont travaillé en petits groupes de 3 personnes. Céline, la responsable de l’agence a commencé par présenter en détails les enjeux et les bienfaits (pour les enfants et pour l’association !) de ce projet. Des présentations ont été faites entre les voyageurs, les ouvriers ainsi qu’entre les enfants et Maxime. Au total, 5 demi-journées ont été consacrées au chantier pour chaque groupe.

« Je souhaitais compléter mon expérience professionnelle par des actions concrètes et sur le terrain » Brigitte

Une sensibilisation à l’environnement et un objectif précis : améliorer le bien-être des enfants

Construire une aire de jeux en matériaux recyclés, c’est pouvoir offrir la possibilité aux enfants en situation vulnérable de jouer en plein air et librement, en minimisant l’impact sur l’environnement et en les sensibilisant à cette thématique. Les pneus de camion, de voiture, de moto, le bois et la ferraille ont été les principaux matériaux utilisés pour la construction.

Le jeu et l’action de jouer ont une influence profonde sur le bien-être et le développement à long terme des enfants. Le jeu améliore même leur capacité d’apprentissage, d’où l’instauration de ce projet initié par Grandes Latitudes et Mahasoa.

« Le moment qui m’a le plus marqué : l’appropriation immédiate de l’aire de jeux par les enfants : un résultat très concret et émouvant » Florence

Le résultat de ce chantier ? La construction de :

  • 3 « tapes-cul »
  • 1 tour d’escalade
  • 1 balançoire
  • 1 tour en forme de maison avec 1 toboggan
  • 1 parc avec 6 petites motos
  • 1 parc de pneus en forme de tortue

 

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Accueil villageois chez Mr Louis et Mme Monique

Accueil villageois chez Mr Louis et Mme Monique

L’accueil villageois est une pratique courante dans le tourisme solidaire, il permet un vraie rencontre entre les voyageurs et la population locale. Prendre le temps de se rencontrer et d’échanger loin des grands sites touristiques et des discours récités à la chaîne. En plus d’être une expérience humaine unique, l’accueil villageois contribue au développement économique local en fournissant une source de revenus supplémentaire aux villageois.

Un accueil

Madagascar - Morondava kely 1Nous descendons du taxi brousse à quelques kilomètres d’Ambositra. Il n’y a que quelques maisons sur le bord de la route, le reste est parsemé au milieu des rizières et des cultures. Mme Monique vient nous accueillir et nous conduit par un sentier au coeur du village perché sur une petite colline.

C’est ici qu’elle et son mari reçoivent les voyageurs les plus curieux.

Le calme et la nature nous baignent dans une atmosphère reposante et nous donnent la sensation d’être coupées du reste du monde.

Les maisons traditionnelles se fondent dans le paysage entre les champs de riz, d’ananas, de manioc et les énormes rochers arrondis qui semblent avoir été déposés là par hasard.

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La source, l’Arène et les histoires de Louis.

Madagascar - Morondava kely Après un copieux repas préparé par Madame Monique, nous partons en direction d’une source sacrée dont la légende nous sera racontée par Mr Louis. À 77 ans notre guide crapahute devant nous le regard espiègle, intarissable d’anecdotes. Régulièrement, il s’arrête pour nous expliquer les propriétés médicales de telle ou telle plante dans un français un peu désuet. Nous marchons jusqu’à une gigantesque arène en brique où sont parfois organisés des combats aux zébus (à ne pas confondre avec les combats de zébus !). Mr Louis est une véritable encyclopédie, il nous raconte en détails l’origine et le déroulement ces évènements en faisant en sorte qu’à travers notre filtre culturel de voyageur occidental, nous saisissions bien le sens de ces traditions.

Le soleil brûle et nous arrivons avec joie dans la petite oasis de fraîcheur que cache la source sacrée. Après un petit bain, un vœu et une pièce jetée dans la source, nous prenons le chemin du retour et arrivons à temps pour le repas du soir que nous partageons avec nos hôtes. La nuit est fraîche et paisible et c’est un délice de se réveiller de bon matin au milieu de la nature.

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Madagascar - Morondava kely

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Petit bain et ananas.

Madagascar - Morondava kely 1

Après un petit-déjeuner généreux nous partons à l’ascension de la montagne d’en face avec des mofo gasy (sorte de beignet de riz typiquement malgache) préparés par Mme Monique dans le sac. Nous traversons les rizières, dont celles de Mr Louis qui en profite pour nous expliquer les différentes techniques de cultures.

Nous arrivons à une grotte chargée d’histoires que Mr Louis a connue enfant, aménagée pour y vivre en temps de conflit. Après une petite expédition nous reprenons notre chemin en direction du sommet où nous découvrons des piscines naturelles creusées dans la roche. 

Après cette balade sous ce soleil de plomb, on ne pouvait pas rêver mieux que d’une petite baignade devant ce panorama de rizières en terrasse et de déguster un ananas frais cultivé dans le champ voisin.

Nous redescendons beaucoup plus rapidement que nous sommes montées, aidées par la pente ou par la faim, pour partager un dernier repas avec Mr Louis et Mme Monique. Ces deux jours sont passés trop vite mais nous ont ressourcées autant que si nous étions parties une semaine. Nous avons été accueillies comme chez nos grands-parents et n’avons pas eu le temps de terminer les grandes marmites de Mme Monique ni d’entendre toutes les histoires de Mr Louis, il faudra revenir

Vous souhaitez vous aussi rencontrez Mr Louis et Mme Monique ? Contactez-nous ! 

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Madagascar et la première guerre mondiale

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En ce centenaire de la fin de la première guerre mondiale, il convient de ne pas oublier les sacrifices que les troupes coloniales ont consentis pour la victoire finale.

Dans les années qui précédent le début des hostilités, l’inquiétude règne dans les cercles militaires. Le déséquilibre démographique entre la France et l’Allemagne n’est pas éloigné du simple au double en faveur de cette dernière. C’est un officier colonial, le futur général Charles Mangin qui pense trouver la solution en faisant appel aux ressources humaines des colonies. Cette proposition trouve un écho favorable dans l’opinion publique. Un journaliste du quotidien « Le Matin », Charles Messimy va jusqu’à écrire : « l’Afrique nous a coûté des monceaux d’or, des milliers de soldats et des flots de sang ; l’or nous ne songeons pas à le réclamer. Mais les hommes et le sang, elle doit nous les rendre avec usure. . . ». Le 7 Février 1912, est instauré un service militaire de quatre ans dans les colonies. Il permet aux indigènes de souscrire des engagements qui se veulent volontaires.

Tout au long de la première guerre mondiale, ce sont 607 000 combattants originaires d’outre mer qui sont engagés sur le front. 41 355 Malgaches sont appelés sous les drapeaux et 34 386 sont envoyés en métropole. A ces soldats s’ajoutent 5 535 travailleurs dont la majorité se retrouve dans les usines d’armement. Pour les allemands, ces soldats sont considérés comme des barbares, die schwarze, la force infâme. C’est ce qui explique la différence de traitement dont les prisonniers de cette Force Noire font l’objet. Les allemands oublient la manière la plus inhumaine avec laquelle ils se sont comportés dans leurs colonies d’Afrique.

Ces soldats d’outre mer participent avec honneur aux combats les plus durs, de la Marne à Dixmude, à Ypres, aux Dardanelles, Verdun et autres. A la fin des hostilités, ce sont 2 368 Malgaches qui sont déclarés morts pour la France. Parmi bien d’autres, citons un fait d’arme qui voit s’illustrer le 52ème Bataillon de Chasseurs malgaches lors de la seconde bataille de la Marne. Le 31 Mai 1918, au coude à coude avec les fantassins du 59ème Bataillon de  Chasseurs à Pieds, à quelques kilomètres de Château Thierry, ces deux unités se retrouvent encerclées par une force considérable. Bien qu’en infériorité numérique et cloué au sol par le feu ennemi, Malgaches et Français, malgré de lourdes pertes réussissent à rompre l’encerclement non sans avoir ralenti l’avancée allemande.

Que l’on pardonne à l’auteur de ces lignes d’avoir choisi cet exemple, mais son grand père a participé à ce combat. Il a fait partie des rescapés du 59ème Bataillon de chasseurs à Pieds.

Tout au long de ce conflit, la métropole impose à Madagascar de participer à l’effort de guerre. En 1913, les exportations en direction de la France s’élevaient 56 millions de Francs or. Elles atteindront 86 millions à la fin de 1917. L’administration coloniale encourage les cultures d’exportation. Aux produits de cueillette, caoutchouc, raphia, s’ajoutent les productions traditionnelles tels le riz et le manioc. L’élevage des bovins se développe, ce qui permet de ravitailler la France en viande frigorifique ou de conserve.

Après l’armistice, les combattants malgaches se retrouvent parqués dans des camps de transit avant d’être rapatriés dans la Grande Ile. Certains d’entre eux sont porteurs du virus de la grippe espagnole. Cette épidémie qui a fait en Europe autant de victimes que la guerre se répand à Madagascar.  On déplore plus de 85 000 morts dont, environ, 21 000 en Iméra.

Au lendemain de cette guerre, le sang versé par ces soldats venus de toutes les colonies les soude à  la patrie française. « Par le sang versé », sera le titre d’une loi initiée par Philippe de Gaulle et adoptée à l’unanimité par le Parlement en… 1999. Elle confère la nationalité française à « tout étranger ayant servi dans les armées françaises  et  ayant été blessé au cours d’un engagement opérationnel ». Ce n’est que le 1er Janvier… 2007 que les pensions des vétérans coloniaux seront alignées sur celles des soldats français.

La France n’a pas à se glorifier d’un tel attentisme vis-à-vis de ceux envers lesquels elle a contracté une dette de sang et d’honneur.

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Le zébu – omby

Le zébu – omby

Cet animal domestique est arrivé à Madagascar au cours du premier millénaire en provenance d’Inde via l’Afrique. Son aspect est caractérisé par ses imposantes cornes implantées sur son os frontal. L’ensemble se nomme bucrane. Sa bosse dorsale est tout aussi remarquable. C’est une réserve de graisse qui se constitue quand la nourriture est abondante. A la saison sèche, elle se réduit quand l’herbe se fait rare. Cette bosse perd alors de son volume et de sa superbe et elle s’incline sur le côté.

À Madagascar, le zébu est partout !

Le zébu (ou omby), comme le lémurien, est l’emblème de Madagascar. On le retrouve reproduit aussi bien sur les timbres poste, les billets de banque, les tampons en en-tête de documents officiels que sur les logos d’entreprises. Le zébu est à considérer aussi bien du point de vue économique que sociétal et religieux. Pendant des siècles, il a été l’un des piliers de l’économie malgache et le garant de l’ordre social et des us et coutumes spirituels.

Lors des cérémonies

Lors de cérémonie traditionnelles et coutumières comme le retournement des morts, le mariage ou la circoncision, les zébus sont immolés afin de servir de truchement entre les vivants et le monde des morts. Le nombre de zébus sacrifiés et partagés entre les convives montre la notoriété de la famille et son rang social. Ces sacrifices obéissent à un rituel précis. Encore vivant et placé face au nord, le zébu est aspergé d’eau lustrale. Prières et invocations sont adressées à Zanahary, le dieu créateur. La croupe du zébu est frappée du plat du couteau de sacrifice. A proximité, sont disposées des braises sur lesquelles se consument des poils de la queue, de la bosse et museau. La fumée acre qui se dégage de ce feu est destinée à attirer l’attention des ancêtres.

Une fois l’animal égorgé, intervient le partage de la viande selon des règles strictes. Après cuisson, six morceaux qui proviennent de la tête, de la bosse, de la croupe ainsi que le foie sont destinés à Zanahary, aux ancêtres et aux ainés du lignage. Certains abats et autres parties basses sont distribués aux cadets, aux femmes et aux étrangers. Ce rituel du sacrifice exalte la vie. Il permet de communier avec les ancêtres et il souligne la pérennité de la parentèle.

Charrette à zébus

Le savika

 Le savika (ou tolon’omby) vient des verbes «attraper» et «maîtriser». Outre cet aspect rituel, dans la société malgache, le zébu tient une place si prépondérante que son nom a été donné à l’équipe nationale de football. Il participe également à un sport dangereux dénommé savika. Cette sorte de tauromachie sans mise à mort de l’animal est le plus impressionnant des jeux traditionnels malgaches. Il consiste à s’agripper le plus longtemps possible à la bosse d’un zébu préalablement excité et à utiliser ses jambes comme ressort afin d’éviter de se faire piétiner par la bête.

Où trouve-t-on les zébus ?

On estime qu’il y a autant de zébus que de malgaches. L’élevage de ces bovidés est concentré dans les parties sud de l’île. En 1769, lors de la tentative de colonisation française de fort Dauphin était introduite la culture du figuier de barbarie qui est originaire du Mexique. Une fois que les épines de ces fruits sont ôtées, il permet de nourrir et d’hydrater les zébus. C’est ce qui a entrainé la sédentarisation des pasteurs dans cette région. L’élevage du zébu se retrouvé également dans l’ouest, dans les régions de Bongolava et du Ménabe  ainsi que dans le sud-ouest, dans la région Sofia. Outre pour la viande, les zébus sont également utilisés pour la traction animale, le piétinement des rizières afin de casser les mottes.

Chaque lignage d’éleveurs possède son troupeau qui est placé sous l’autorité de l’ancien de la branche ainée. Les plus jeunes acceptent de moins en moins bien l’autorité d’un ainé sur leurs biens. Ils veulent pouvoir gérer leurs bêtes à l’intérieur du troupeau commun. L’ensemble économique que représente le lignage s’en trouve d’autant diminué car il s’émiette en entités pratiquement autonomes.

zebu

A quoi sert le zébu ?

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Ravitoto

Dans le zébu, pratiquement tout se mange. Sa viande est goutue et peu grasse, à l’exception de la bosse. Elle entre dans la composition de nombreux plats traditionnels. Citons le ravitoto qui est un plat de fête à base de feuilles de manioc pliées et le romazava, sorte de pot au feu aux brèdes. Comme Madagascar produit du foie gras, citons le tournedos de zébu Rossini. Les Malagasy aiment aussi manger des petites brochettes de zébu, les “masikita”. Les cornes sont à la base d’un artisanat ancestral de grande qualité, manches de couteaux, couverts, peignes et autres bijoux fantaisie.

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Les daholos

Jadis, en pays Bara, afin de déclarer sa flamme et de prouver son courage, le prétendant devait offrir un zébu qu’il avait volé. Ce vol traditionnel a pris une immense ampleur à laquelle se livrent des voleurs, les dahalos. Ce sont de véritables bandes armées qui se livrent à ces méfaits et qui n’hésitent pas à affronter les forces de l’ordre. Sachant que le cout moyen d’un zébu représente un an de revenu d’un paysan, on imagine les conséquences économiques qu’entrainent ces vols ainsi que leur cortège de violences.

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Nosy Iranja, le paradis sur terre

Nosy Iranja, le paradis sur terre

Qui n’a jamais voulu goûter au paradis ? C’est possible en se rendant sur une des plus belles îles au monde, dans le nord de Madagascar. Elle se nomme Nosy Iranja !

ÎLE EN VUE !

Située au Sud-Ouest de Nosy Be, Nosy Iranja vaut le détour. Impossible de ne pas s’y rendre pendant un séjour dans le Nord de la Grande Île rouge. Accessible uniquement par bateau après 1h30 de navigation, Nosy Iranja vous séduira bien avant de poser vos pieds sur le sable blanc.  Les fonds marins aux alentours de l’île à l’eau cristalline offre une palette de couleurs allant du bleu turquoise au vert. L’eau y est chaude tous les jours de l’année.

NOSY IRANJA, L’ÎLE AUX TORTUES

Cette île se compose en réalité de 2 îlots reliés par un banc de sable d’environ 1 km sur lequel on aime s’y promener les yeux rivés vers l’horizon. La première appelée Iranja kely (kely signifiant « petit » en malagasy, seulement 13 hectares), n’est accessible qu’à marée basse et privatisée. Attention à la montée des eaux ! Elle abrite un charmant hôtel dans lequel vous pourrez y séjourner une ou plusieurs nuits. Pour les petits budgets, un cocktail rafraîchissant fera l’affaire et vous donnera accès à l’île. Une végétation dense et luxuriante recouvre ce bout de terre. C’est aussi un lieu de prédilection pour les tortues qui aiment s’y retrouver. Peut-être aurez-vous la chance de profiter d’une visite des lieux par le propriétaire.

AU RYTHME DU MORA MORA

Iranja Be, quant à elle mesure 200 hectares et offre un cadre privilégié pour se détendre, se baigner et roucouler. C’est le moment de sortir l’appareil pour réaliser un shooting photo ! A quelques mètres de la place, un village de pêcheurs a pris possession de l’île. Pendant que les hommes lèvent leurs filets à bord de leur boutre, les femmes tiennent de petites échoppes dans lesquelles l’artisanat malagasy est exposé. Prenez également le temps d’échanger avec les villageois qui discutent à l’ombre des maisons en bois.

Si vous souhaitez prendre de la hauteur, partez à la recherche du phare érigé en 1909 par Gustave Eiffel. Construit en acier, il surplombe l’île et offre un joli panorama sur les environs.

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ENVIE DE PROLONGER VOTRE SÉJOUR ?

Les navettes depuis Nosy Be ne permettent de ne rester que la journée avec un départ vers 8h et un retour à 15h30. Néanmoins, il existe  alternatives pour continuer à profiter de ce petit paradis et ainsi s’émerveiller devant le coucher de soleil. La première : dormir à l’hôtel situé sur Iranja kely et la deuxième le bivouac sous des tentes de très bon confort sur l’autre îlot. Il est conseillé de réserver, surtout lors de la période touristique entre mai et octobre.

Après quelques heures ou quelques jours sur Nosy Iranja, difficile de revenir à la réalité…

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Les tsingy rouges du nord de Madagascar

Les tsingy rouges du nord de Madagascar

La RN6, reliant Diego Suarez à Nosy Be, regorge de curiosités géologiques qui demandent de s’y arrêter. Tantôt rouges et arrondis, tantôt gris et acérés, les tsingy du Nord de Madagascar attirent grands nombres de curieux chaque année ; des sites d’une beauté exceptionnelle ! Pour cette première étape, partons à la découverte des tsingy rouges de Madagascar.

SUR UN AIR DE FAR WEST

A 60 kms au Sud Est de Diego Suarez, sur le plateau de Sahafary, se cachent au fond d’un canyon de drôles de cheminées. Celles-ci ne sont pas faites de briques et ne crachent pas de la fumée. C’est Dame Nature qui a façonné et révélé ces tsingy rouges, année après année aux yeux de tous. Leur forme unique et leur couleur chatoyante envoutent les esprits de ceux qui sont venus jusqu’à elles pour les visiter. De ce décor digne d’un Far West hollywoodien pourraient surgir un indien ou un cow boy sortis de nulle part.

4X4 OU 4L ?

2 heures de routes difficiles et tortueuses sont nécessaires pour parvenir au site. Certains choisiront le confort d’un 4x4 avec chauffeur et d’autres monteront à bord d’une 4L, plus authentique. Roger 4L est d’ailleurs l’un des seuls chauffeurs à oser s’aventurer avec cette voiture populaire sur ces chemins. Attention, les pannes sont nombreuses mais Roger connait son auto comme sa poche.

MILLE NUANCES DE GRE

Mais aussi de marne et de calcaire. La formation de ces « cheminées de fée » est le fruit d’un long travail de Dame Nature. Creusé par le fleuve de Frodo, ce canyon laisse apparaître d’immenses formations rouge ocre formées par le ruissellement de l’eau dans ces sols à ciel ouvert. Le mélange de différents oxydes donnent à ces curiosités un panel de couleurs chaudes allant d’un blanc éclatant à un rouge intense. En plus d’être un site hors du commun, celui-ci change d’année en année contrairement à ces voisins. En effet, les fortes pluies et les crues emportent avec elles certaines cheminées et en font apparaître de nouvelles. Comparez 2 photos avec quelques années d’écart et la différence vous sautera aux yeux.

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PAS A PAS

3 points de vue sont accessibles pour profiter pleinement de ce paysage grandiose. Les 2 premiers accessibles par voiture offre un panorama unique et rare depuis les hauteurs du canyon. Puis un chemin conduit les plus curieux aux pieds des cheminées entre lesquelles coule une mince rivière. C’est en les observant de plus près que l’on s’aperçoit de la fragilité de cet écosystème. Les plus patients pourront y rester plusieurs heures pour contempler la variation des nuances, même si les lueurs chaudes d’une fin d’après-midi restent les plus belles pour les admirer.

Pour une photo originale, marquez vos joues de quelques traits de terre rouge ou jaune ! On dirait de vrais indiens !

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Où manger à Ramena ?

Où manger à Ramena ?

Envie de déguster des poissons grillés ou fruits de mer sur une plage de sable blanc bordée par une mer d’un bleu intense ? Ramena est l’endroit parfait pour satisfaire tous vos sens.

RESTAURANT BADAMERA

A l’entrée du village, le Restaurant Badamera propose une carte alléchante et un menu du jour. Poissons grillés ou en sauce, fruits de mer, spaghettis et autres plats plus internationaux sont servis en terrasse entourée d’un jardin très joliment arborée très agréable.

Plats entre 13 000 et 25 000 Ar environ (plats végétariens proposés).                                                                                              Adresse : Plage de Ramena – BP 447 – Antsiranana. A l’entrée de Ramena, à gauche.                                                                              Tél : 032 07 733 50 – 034 55 554 86

Une dizaine de gargotes collées les unes aux autres proposent une multitude de plats composés de crudités, poissons grillés, poissons en sauce, fruits de mer, le tout fraîchement préparé. Quelques tables sont disposées sur le sable pour profiter pleinement de la mer à l’ombre des parasols. Laissez-vous tenter par celle qui vous fera de l’œil même si toutes vous séduiront.

GARGOTE CHEZ MARTINE

Plats entre 13 000 et 20 000 Ar environ. Un plus pour le poisson à la tahitienne !
Adresse : Ramena Plage, une des dernières de l’enfilade
Tel : 032 44 233 12

GARGOTE CHEZ JULIE

Plats entre 13 000 et 20 000 Ar environ
Adresse : Ramena Plage, la première de l’enfilade

KBAR

Un large choix de plats locaux et internationaux. Bar et restaurant branché accessible depuis la plage.
Adresse : Ramena Plage

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Ramena, Coquillages et Crustacés

Ramena, Coquillages et Crustacés

Situé à une vingtaine de kilomètres de Diego Suarez, dans le nord de Madagascar, Ramena est un petit village de bord de mer où il fait bon vivre.

UN AVANT GOUT

Sur la route menant à Ramena depuis Diego Suarez, une drôle de dent rocheuse émergeant des eaux de la baie attirera votre regard. Appelé Nosy Lonjo, cet îlot d’origine volcanique est un lieu très préservé par son caractère sacré. De nombreuses légendes et fady (« interdits ») couvrent ce rocher que les Malagasy aiment raconter. Pas un homme n’oserait y déposer le pied par peur qu’il lui arrive malheur.

UN VILLAGE AUTHENTIQUE

Les premières maisons à l’entrée du village donnent le ton. Rapidement la route bétonnée se transforme en chemin sableux. Il ne vous reste plus qu’à troquer votre paire de chaussures pour les tongs. Son éloignement géographique par rapport à la grande ville de Diego Suarez lui confère une authenticité sans pareil.

PLACE AU FARNIENTE

Il suffit à présent de se laisser porter par le charme des lieux. Les maisons faites de planches de bois laissent échapper une délicieuse odeur de poissons grillés. Vous tomberez rapidement nez à nez avec une plage de sable blanc, qui n’a rien à envier à ses voisines de Nosy Be. Longue de 3 kilomètres, elle est bordée par une eau bleue turquoise propice à la baignade et à la détente.

UN P’TIT CREUX

Envie d’une pause fraicheur ? Les gargottes et hôtels sauront vous séduire avec un large choix de cocktails de fruits frais pour vous désaltérer : papaye, corossol, ananas ou tamarin selon les goûts et les saisons.

Le long de la plage, une dizaine de gargottes collées les unes aux autres proposent une carte plus qu’alléchante qui ravira vos papilles. Vous pourrez même selon la marée déguster poissons et fruits de mers servis à toutes les sauces les pieds dans l’eau.

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A LA DECOUVERTE DES ENVIRONS

Sur la plage, quelques villageoises décorent leurs bras de multiples bijoux traditionnels et paréos destinés à la vente. Des pêcheurs s’activent pour tirer de toute leur force de longs filets en espérant recueillir quelques poissons. Certains proposent de vous emmener découvrir la Mer d’Émeraude à bord de leur pirogue. Une excursion à ne pas manquer.

AU RYTHME DES CABOSSES

Tous les dimanches à partir du mois de Mai, Ramena se transforme en véritable scène musicale. Les habitants de Diego arrivent par dizaines à bord de taxi-brousses bondés. Plusieurs groupes de musiciens animent tout le village autour de grands banquets festifs. Un rendez-vous dominical incontournable pendant lequel l’ambiance est garantie.

Excursion incontournable de la région Nord de Madagascar, Ramena, sa plage, ses habitants et ses activités vous laisseront un excellent souvenir de votre passage ici.

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Madagascar, une île très convoitée (des premiers hommes au XIXème siècle)

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Madagascar séduit tant par sa beauté que par ses richesses minières et agricoles. L’île est marquée par des hommes et des femmes qui ont soif de conquêtes et de pouvoir. Découvrons les temps forts de son histoire, des premiers habitants au début de l’occupation par les colons français.

Des origines venues d’ailleurs

L’origine du peuple malagasy demeure un mystère encore non élucidé. Les théories sont nombreuses mais il semblerait que les premiers ancêtres proviendraient de l’Indonésie, d’une part, et de l’Afrique de l’Est d’autre part. Débarqués sur l’île il y a 2000 ans, les indonésiens apportent avec eux la culture du riz irrigué et la pirogue à balancier. Les africains quant à eux, transmettent leur savoir de la culture sur brûlis et importent quelques espèces végétales et animales comme le zébu.

Quelques siècles plus tard, les commerçants arabes approchent l’île et commencent à vendre leurs épices, leurs aromates et quelques plantes médicinales. Ils en profitent également pour convertir les habitants à l’Islam, religion très répandue encore aujourd’hui dans tout le pays.

Des européens à la conquête de la Grande Ile

C’est le capitaine et portugais Diego Diaz qui, après avoir été détourné de sa route vers l’Inde par les vents, est le premier européen à poser pied sur l’île vers 1500. Il est suivi 6 ans plus tard par Fernando Suarez.

Placé sur la route des Indes, Madagascar devient alors un carrefour commercial très prisé par les Occidentaux. Les Portugais, les Français, les Hollandais et les Anglais tentent de conquérir l’île mais sans succès. La résistance des guerriers malagasy, les maladies et les famines rebutent les conquérants. Vers le XVIIème siècle, seuls des pirates réussissent à prendre possession de la côte Est pour y trouver refuge. Ils en profitent pour dépouiller les navires transportant des biens en provenance de l’Inde.

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Un roi, une même île

Au même moment, les Sakalava, les Antemoro, les Betsileo, les Merina… s’affrontent durant de longues batailles et divisent l’île en de nombreux royaumes. Il a fallu la force d’un roi, Andrianampoinimerina, pour unifier le pays et rendre l’île plus prospère. C’est avec l’aide des Anglais que le roi développe les marchés, multiplie les alliances, crée un impôt, une justice. A sa mort en 1810, son fils Radama 1er prend la relève et poursuit le travail de son père. Il développe l’alphabétisation des habitants pendant que les anglais répandent le christianisme. C’est sous son règne que l’île connait une révolution industrielle aux retombées économiques plutôt prometteuses.

Une politique tumultueuse

A sa mort en 1828, les rois et reines se succèdent. Sa veuve terrorise tout le pays et défait tout ce qui avait été créé par son époux. Elle expulse tous les étrangers, rétablit l’ordre traditionnel, persécute les Chrétiens. Son fils Radama II, lui succédant, mène une politique plus douce et plus humaine. Malheureusement, il est exécuté 2 ans après son accès au trône sur ordre des militaires. La politique de Madagascar est reprise d’une main de fer par le Premier Ministre de la reine Ranavalona II. Il se consacre assidûment à la modernisation de l’Etat. Il rédige un code civil, crée des administrations territoriales et ministérielles, développe l’enseignement.

Face à cet essor, Madagascar séduit. Ses richesses attisent les grandes nations comme la France et l’Angleterre qui y voient un très fort intérêt politique et économique. La suite de son histoire sera marquée par de nombreux conflits nationaux meurtriers sous la domination coloniale française… avant de connaître l’indépendance.

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