Antsirabe, la douceur au cœur des Hautes Terres

Antsirabe, la douceur au cœur des Hautes Terres

Se rendre à Antsirabe c’est d’abord faire l’expérience de la douceur, du calme et de l’hospitalité des Hautes Terres de la Grande Île. Peu de voitures, des Pousses-Pousses, des artisans, des vendeurs de fruits et légumes… Le tout offre un cadre aussi désordonné qu’harmonieux et reposant, que le doux climat vient accentuer. Avec environ 300 000 habitants, Antsirabe est la 3ème ville de l’île Rouge. Située à 1500 mètres d’altitude, il y règne une atmosphère unique : Antsirabe séduit quiconque prend la peine de s’y arrêter. En effet, la ville n’est souvent qu’un lieu de passage pour les voyageurs… Et pourtant !

Prendre de l’altitude au cœur de Madagascar

La ville s’est développée au cœur d’une « cuvette » entourée de volcans. Elle est d’ailleurs surnommée « La Vichy Malgache » en raison de ses nombreuses sources d’eau thermale.
Le climat y est particulièrement doux, pour ne pas dire frais : avec des températures pouvant descendre jusqu’à zéro degré la nuit durant l’hiver austral (juillet/août), c’est l’endroit le plus froid de Madagascar. Les côtiers ne manqueront d’ailleurs pas de vous le faire remarquer : “Mangatsika be !*” 😉 (*Il fait très froid !)

Les terres particulièrement riches qui jonchent les sols de la région font de cet endroit l’un des plus productifs de Madagascar. Poumon agricole du pays, beaucoup considèrent Antsirabe comme le grenier de l’Île Rouge ! L’abondance de fruits et légumes à Antsena Sabotsy (connu jadis comme le plus grand marché d’Afrique), en est la preuve incontestable.

Partout autour de la ville se dressent des rizières. Ce sera peut-être l’occasion de s’y perdre le temps d’une randonnée.

Antsirabe - Antsenakely
Madagascar - Antsirabe : Pousse Pousse BD (2)

La ville des “Posy Posy”, moyen de transport traditionnel

Le Pousse-Pousse est le mode de transport le plus répandu à Antsirabe. Si cette pratique peut choquer le voyageur à premier abord, elle permet de faire vivre un nombre considérable de Malagasy. De plus, cette pratique est pleinement acceptée et assimilée par les habitants qui n’hésitent pas à solliciter les nombreux “tireurs” pour aller au marché, à l’école ou à l’église. Venus du Japon, les Posy Posy” se sont donc durablement ancrés à Antsirabe. La concurrence entre les milliers de tireurs est rude : vous n’aurez pas à marcher bien longtemps avant de vous faire accoster par l’un d’entre eux !

Beaucoup sont venus de la campagne dans l’espoir d’exercer une activité plus rémunératrice. Il ne faut donc pas hésiter à contribuer à l’économie locale par ce biais. Les touristes doivent toutefois rester attentifs aux tarifs annoncés… Selon la distance, une course peut coûter entre 1000 (0,25€) et 5000 ariary (1€25).

L’Avenue de l’Indépendance, artère historique

Cette artère d’Antsirabe brille de mille feux, particulièrement lorsque le soleil se couche. Elle est alors bercée d’une lueur orangée, comme si le ciel s’enflammait, illuminant les façades uniques qui jonchent l’Avenue.

Cet endroit historique compte plusieurs monuments incontournables. Chaque extrémité accueille respectivement la Gare et l’Hôtel des Thermes. Bien qu’elle ne soit plus en service depuis de nombreuses années, la Gare d’Antsirabe affiche une architecture qui lui permet de garder un charme typique. Nombreux sont les jeunes qui viennent s’y retrouver en fin de journée.

Au centre de l’Avenue se dresse un obélisque. Chacune des 18 ethnies Malagasy est inscrite dans sa pierre.

Madagascar - Antsirabe : Gare

L’Hôtel des Thermes

L’Hôtel des Thermes, quant à lui, est réputé pour son architecture unique. Ce haut lieu d’Antsirabe est connu pour avoir été la résidence du Roi du Maroc Mohammed V, lors de son exil en 1954. Ses façades colorées et son grand jardin en font un lieu très agréable et reposant, dans une atmosphère chargée d’histoire. Il est même possible d’aller piquer une tête dans la piscine extérieure ou d’y faire une partie de pétanque.

Hormis ces monuments, vous pourrez y trouver de nombreux hôtels et restaurants, toujours prêts à vous accueillir.

Madagascar - Antsirabe, Hotel des Thermes 2

Antsena Sabotsy (le grand marché), la ville en pleine effervescence

Littéralement “le marché du samedi, Antsena Sabotsy  est l’un des plus grands marchés à ciel ouvert de l’Océan Indien… Il suffit de s’en approcher pour s’en rendre compte : pousses pousses, porteurs et vendeurs ambulants se pressent aux portes du marchés pour proposer leurs services. Ce haut lieu du commerce déroge au calme de la ville et transporte dans un dédale intense qui mobilise tous les sens. Quiconque ose s’y aventurer est instantanément transporté dans un tourbillon d’odeurs et de couleurs plus vives les unes que les autres.

L’entrée principale permet d’abord d’accéder aux étalages alimentaires. Il est possible d’y trouver tous les fruits et légumes de saison : ananas, avocats, tomates, litchis, il y en a pour tous les goûts ! On peut aussi trouver de la viande mais le touriste de passage doit rester prudent quant aux aliments qu’il décide d’ingérer… De mauvaises surprises peuvent se produire. D’ailleurs nous conseillons aux âmes fragiles d’éviter l’allée des poissons séchés ! L’odeur y est plutôt intense…

En s’aventurant un peu plus loin, les amateurs de tissus pourront s’arrêter pour admirer les rouleaux de wax et dégoter quelques pièces. Ce sera l’occasion de révéler le styliste qui sommeille en vous. Dans le même secteur, on trouve les fripes. Il est possible d’y faire de très bonnes affaires mais attention, on a vite fait d’y passer plusieurs heures !

Impossible de détailler l’ensemble des marchandises… Toutefois on y trouve aussi des vélos, des paniers, des produits en terre cuite, et même des mini-panneaux solaires.

La nature aux portes de la ville

Il suffit de faire quelques minutes de marche ou de taxi-brousse pour se retrouver aux abords de deux espaces uniques…

Tritriva, le lac aux charmes volcaniques

Situé à environ 45 minutes d’Antsirabe, le lac Tritriva fait partie des incontournables de la région Vakinankaratra. Connu pour son eau d’un bleu intense, il attire chaque année de nombreux curieux.

Il est possible d’y aller en voiture, à vélo, à moto, ou tout simplement à pied. C’est l’occasion de rencontrer les habitants des campagnes environnantes et de sortir des sentiers battus.

Le lac, profond de plus de 150 mètres, est caché dans le cratère d’un ancien volcan. On peut observer cette merveille naturelle en s’enfonçant dans le creux volcanique. Un guide vous conduira autour du lac et il sera même possible d’y piquer une tête. Attention, la baignade n’est pas autorisé si vous avez mangé du porc au préalable. C’est un “fady” (un interdit fondé sur les croyances locales et le caractère sacré du lieu). La légende raconte que deux amoureux s’y seraient suicidés en raison d’un mariage impossible (oui, ça nous rappelle quelque chose). Au cœur du cratère, on a un peu le sentiment d’être complètement coupé du monde dans un endroit où le temps s’est arrêté. C’est d’ailleurs un endroit propice à la médiation !

Madagascar - Le lac Tritriva

Mandray, un panorama à 360°

Le Mont Mandray veille sur la ville. De nombreuses familles s’y retrouvent le dimanche pour pique-niquer. En quittant Antsirabe, on traverse les rizières et les hameaux environnants avant d’entamer une courte ascension jusqu’au sommet. Cette promenade plonge les visiteurs dans le monde vert et rouge caractéristique des Hautes Terres malgaches.
Une fois arrivé au sommet, après avoir croisé quelques villageois, le spectacle est magnifique. On peut apercevoir la ville, les campagnes et les nombreuses collines environnantes. C’est alors une sensation d’immensité et de liberté qui saisit l’observateur suffisamment curieux pour s’y aventurer !

En route vers Antsirabe !

Calme, nature et sérénité gagnent ainsi les voyageurs qui s’arrêtent “là où il y a beaucoup de sel” (traduction Française d’”Antsirabe”. En plus de ces joyaux naturels et architecturaux, la ville vous offrira un bel aperçu de la gentillesse du peuple Malagasy.

Vous pourrez aussi découvrir nos projets solidaires sur place. Ce sera alors peut être l’occasion de profiter de votre passage pour participer aux activités de Grandir à Antsirabe, association de protection des enfants des rues. Contactez-nous !

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Immersion solidaire à Antsirabe (Madagascar) : construire une aire de jeux en matériaux recyclés

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Pour ces 20 voyageurs, l’aventure a commencé dès leur arrivée à l’aéroport d’Antananarivo le 22 octobre pour s’achever le 7 novembre. Avant leur départ, l’agence leur a communiqué le parcours de ces 2 semaines comprenant une mission spéciale : celle de construire une aire de jeux en matériaux recyclés pour l’association Mahasoa située à la périphérie de la ville d’Antsirabe.

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Tsiribihina, embarquement immédiat !

Tsiribihina, embarquement immédiat !

C’est à l’ouest de Madagascar que se situe le fleuve Tsiribihina, qui s’écoule sur une centaine de kilomètres entre la ville de Miandrivazo et le canal du Mozambique.

La Tsiribihina, le fleuve “où l’on ne plonge pas”

C’est la signification de tsiribihina, en malgache. Et quand on aperçoit, au fil de sa descente en pirogue, quelques crocodiles se dorer sur les rives du fleuve et nager silencieusement dans ses eaux rougeâtres, on comprend mieux pourquoi ! Pas de panique, à bord de la pirogue, vous ne risquez rien : ils ne s’aventurent pas aux abords des embarcations. Mais les habitants des villages en bordure de la Tsiribihina en savent quelque chose : si l’on s’aventure à mettre un pied dans le fleuve, prudence !

S’étirant sur une centaine de kilomètres de long et s’étalant parfois sur un kilomètre de large, la Tsiribihina est d’abord exploitée pour le transport de marchandises (en particulier, le tabac) à partir des années 1980. La descente du fleuve est ensuite peu à peu proposée aux touristes : à bord de pirogues traditionnelles en bois ou, plus récemment, de chalands, plus rapides mais également plus bruyants.

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Embarquez pour une parenthèse enchantée

En pirogue traditionnelle (mais confortable, option matelas à bord incluse 😉 !), notre séjour “la route de l’aventure” vous propose la descente du fleuve Tsiribihina. Sur trois jours de pirogue et deux nuits en bivouac, vous traversez des paysages aussi diversifiés que splendides.

Le doux glissement de l’embarcation sur l’eau vous invite au calme et à la contemplation : perdez-vous dans le vert fluo éclatant des rizières, le rouge brique des imposantes falaises qui surplombent le fleuve, les mélodieux airs traditionnels fredonnés par les piroguiers, les délicieux parfums des repas préparés à même l’embarcation, les doux pépiements des oiseaux… Plus que jamais, tous vos sens seront en éveil !

La Tsiribihina, un fleuve sacré

C’est à Belo sur Tsiribihina que se tient, tous les 5 ans, la cérémonie sacrée du Fitampoha ou “bain des reliques royales”. Célébrée par les Sakalava menabe, l’ethnie du sud-ouest de Madagascar, elle consiste à honorer le souvenir des rois sakalava. 

La cérémonie dure une semaine, exceptés les lundi et mercredi qui sont des jours fady (tabous). Elle débute le vendredi matin, les reliques quittent leur sanctuaire et sont installées sous une tente spéciale (appelée rivotra) durant les 7 jours de célébration. Le soir même sont organisées des orgies sexuelles, auxquelles la foule est libre de participer : elles seraient le symbole du chaos sur Terre avant l’arrivée de Zanahary (Dieu).

Le lendemain matin, les reliques royales sont apportées dans le fleuve et nettoyées selon un rituel bien précis, en la présence des rois actuels. Danses et chants traditionnels et sacrifices de zébus accompagnent le Fitampoha du début à la fin.

La descente en pirogue comme si vous y étiez !

Découvrez le récit de Globe-Trotting qui a fait la descente de la Tsiribihina en notre compagnie. Attention, cela risquerait de vous donner très très envie de lui emboîter le pas…

Et découvrez également la vidéo du séjour Grandes Latitudes :

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Immersion solidaire à Antsirabe (Madagascar) : construire une aire de jeux en matériaux recyclés

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Pour ces 20 voyageurs, l’aventure a commencé dès leur arrivée à l’aéroport d’Antananarivo le 22 octobre pour s’achever le 7 novembre. Avant leur départ, l’agence leur a communiqué le parcours de ces 2 semaines comprenant une mission spéciale : celle de construire une aire de jeux en matériaux recyclés pour l’association Mahasoa située à la périphérie de la ville d’Antsirabe.

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Immersion solidaire à Antsirabe (Madagascar) : construire une aire de jeux en matériaux recyclés

Immersion solidaire à Antsirabe (Madagascar) : construire une aire de jeux en matériaux recyclés

Nous sommes de plus en plus nombreux à rêver de voyager autrement, loin du tourisme de masse… C’est le cas de nos 20 aventuriers partis avec l’agence de voyages solidaires Grandes Latitudes. Premier voyage solidaire pour la plupart, ils sont également une majorité à venir à Madagascar pour la première fois.  Loin des clichés et des a priori, ils sont venus vivre l’aventure et l’immersion malgache, en se laissant porter par les rencontres, les échanges avec la population locale et les équipes de nos associations partenaires. 

« Le voyage solidaire est la meilleure façon de s’imprégner d’une culture : on apprend, échange et participe au quotidien des locaux » – Florence

Un chantier pour l’association Mahasoa

Pour ces 20 voyageurs, l’immersion a commencé dès leur arrivée à l’aéroport d’Antananarivo le 22 octobre pour s’achever le 7 novembre. Avant leur départ, l’agence leur a communiqué le parcours de ces 2 semaines comprenant une mission spéciale : celle de construire une aire de jeux en matériaux recyclés pour l’association Mahasoa, membre du réseau OSCAPE, située à la périphérie de la ville d’Antsirabe. Découvrez la vidéo :

Les objectifs de ce chantier ?

  • Proposer un espace ludique aux enfants de l’association Mahasoa, en utilisant des matériaux recyclés.
  • Les voyageurs deviennent acteurs de leur séjour en s’investissant dans un projet concret porté par une association locale.
  • Le chantier devient un lieu d’échange (avec les enfants, les ouvriers locaux, les équipes des associations et les parents d’élèves) et une opportunité de sortir du chemin touristique habituel pour vivre un séjour en immersion. Le chantier est un beau prétexte de rencontre.

Mahasoa est une association malgache à but non lucratif, fondée en 2017.

 Sa vocation :

  • La scolarisation gratuite des enfants du village et des environs, plus principalement les enfants vulnérables et handicapés. Âgés de 6 à 13 ans, ces enfants n’ont pas accès à l’éducation, par faute de moyens financiers et de transport.
  • L’amélioration de la qualité de vie des familles démunies.

Avant même le chantier, Maxime le fondateur de l’ONG Mahasoa a demandé aux enfants d’imaginer et de dessiner leur aire de jeux idéale. Naturellement, certains d’entre eux se sont prêtés au jeu et ont fait preuve d’une belle créativité !

Une mission spécifique et une entraide sur le chantier !

Avec un grand terrain et une vue superbe sur les rizières et les montagnes, le chantier est très vite devenu un véritable terrain de jeu, à la fois pour les ouvriers, les voyageurs et les enfants qui en ont très vite profité !

Rapidement, les consignes ont été données aux voyageurs qui ont travaillé en petits groupes de 3 personnes. Céline, la responsable de l’agence a commencé par présenter en détail les enjeux et les bienfaits (pour les enfants et pour l’association !) de ce projet. Des présentations ont été faites entre les voyageurs, les ouvriers ainsi qu’entre les enfants et Maxime. Au total, 5 demi-journées ont été consacrées au chantier pour chaque groupe.

« Je souhaitais compléter mon expérience professionnelle par des actions concrètes et sur le terrain. » (Brigitte, voyageuse)

Une sensibilisation à l’environnement et un objectif précis : améliorer le bien-être des enfants

Construire une aire de jeux en matériaux recyclés, c’est pouvoir offrir la possibilité aux enfants en situation vulnérable de jouer en plein air et librement, en minimisant l’impact sur l’environnement et en les sensibilisant à cette thématique. Les pneus de camion, de voiture, de moto, le bois et la ferraille ont été les principaux matériaux utilisés pour la construction.

Le jeu et l’action de jouer ont une influence profonde sur le bien-être et le développement à long terme des enfants. Le jeu améliore même leur capacité d’apprentissage, d’où l’instauration de ce projet initié par Grandes Latitudes et Mahasoa.

« Le moment qui m’a le plus marqué : l’appropriation immédiate de l’aire de jeux par les enfants,  un résultat très concret et émouvant. » (Florence, voyageuse)

Les résultats de ce chantier ?

Le projet a donné lieu à la construction de :

  • 3 « tapes-cul »
  • 1 tour d’escalade
  • 1 balançoire
  • 1 tour en forme de maison avec 1 toboggan
  • 1 parc avec 6 petites motos
  • 1 parc de pneus en forme de tortue

Le séjour a également permis de dégager des bénéfices dont une partie a été redistribuée  à Mahasoa, sous forme de don. Grâce à lui, une partie des enfants de l’association est partie en vacances à Majunga ! Pour beaucoup, ils n’avaient jamais vu la mer ou même quitté Antsirabe.

« On a vraiment passé une semaine de rêve qui laissera des souvenirs inoubliables à tout le monde. En tous cas, merci beaucoup ! Entre les vacances et l’aire de jeux, ça a fait une sacré plus-value de bonheur pour les enfants cette année, qu’on n’avait pas intégrée à notre planning ! » (Maxime, ONG Mahasoa)

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Accueil villageois chez Mr Louis et Mme Monique

Accueil villageois chez Mr Louis et Mme Monique

L’accueil villageois est une pratique courante dans le tourisme solidaire, il permet un vraie rencontre entre les voyageurs et la population locale. Prendre le temps de se rencontrer et d’échanger loin des grands sites touristiques et des discours récités à la chaîne. En plus d’être une expérience humaine unique, l’accueil villageois contribue au développement économique local en fournissant une source de revenus supplémentaire aux villageois.

Un premier accueil

Madagascar - Morondava kely 1Nous descendons du taxi brousse à quelques kilomètres d’Ambositra. Il n’y a que quelques maisons sur le bord de la route, le reste est parsemé au milieu des rizières et des cultures. Mme Monique vient nous accueillir et nous conduit par un sentier au coeur du village perché sur une petite colline.

C’est ici qu’elle et son mari reçoivent les voyageurs les plus curieux.

Le calme et la nature nous baignent dans une atmosphère reposante et nous donnent la sensation d’être coupées du reste du monde.

Les maisons traditionnelles se fondent dans le paysage entre les champs de riz, d’ananas, de manioc et les énormes rochers arrondis qui semblent avoir été déposés là par hasard.

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La source, l’Arène et les histoires de Louis.

Madagascar - Morondava kely Après un copieux repas préparé par Madame Monique, nous partons en direction d’une source sacrée dont la légende nous sera racontée par Mr Louis. À 77 ans notre guide crapahute devant nous le regard espiègle, intarissable d’anecdotes. Régulièrement, il s’arrête pour nous expliquer les propriétés médicales de telle ou telle plante dans un français un peu désuet. Nous marchons jusqu’à une gigantesque arène en brique où sont parfois organisés des combats aux zébus (à ne pas confondre avec les combats de zébus !). Mr Louis est une véritable encyclopédie, il nous raconte en détails l’origine et le déroulement ces évènements en faisant en sorte qu’à travers notre filtre culturel de voyageur occidental, nous saisissions bien le sens de ces traditions.

Le soleil brûle et nous arrivons avec joie dans la petite oasis de fraîcheur que cache la source sacrée. Après un petit bain, un vœu et une pièce jetée dans la source, nous prenons le chemin du retour et arrivons à temps pour le repas du soir que nous partageons avec nos hôtes. La nuit est fraîche et paisible et c’est un délice de se réveiller de bon matin au milieu de la nature.

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Madagascar - Morondava kely

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Petit bain et ananas.

Madagascar - Morondava kely 1

Après un petit-déjeuner généreux nous partons à l’ascension de la montagne d’en face avec des mofo gasy (sorte de beignet de riz typiquement malgache) préparés par Mme Monique dans le sac. Nous traversons les rizières, dont celles de Mr Louis qui en profite pour nous expliquer les différentes techniques de cultures.

Nous arrivons à une grotte chargée d’histoires que Mr Louis a connue enfant, aménagée pour y vivre en temps de conflit. Après une petite expédition nous reprenons notre chemin en direction du sommet où nous découvrons des piscines naturelles creusées dans la roche. 

Après cette balade sous ce soleil de plomb, on ne pouvait pas rêver mieux que d’une petite baignade devant ce panorama de rizières en terrasse et de déguster un ananas frais cultivé dans le champ voisin.

Nous redescendons beaucoup plus rapidement que nous sommes montées, aidées par la pente ou par la faim, pour partager un dernier repas avec Mr Louis et Mme Monique. Ces deux jours sont passés trop vite mais nous ont ressourcées autant que si nous étions parties une semaine. Nous avons été accueillies comme chez nos grands-parents et n’avons pas eu le temps de terminer les grandes marmites de Mme Monique ni d’entendre toutes les histoires de Mr Louis, il faudra revenir

Vous souhaitez vous aussi rencontrez Mr Louis et Mme Monique ? Contactez-nous ! 

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Madagascar et la première guerre mondiale

Madagascar et la première guerre mondiale

En ce centenaire de la fin de la première guerre mondiale, il convient de ne pas oublier les sacrifices que les troupes coloniales ont consentis pour la victoire finale.

Dans les années qui précédent le début des hostilités, l’inquiétude règne dans les cercles militaires. Le déséquilibre démographique entre la France et l’Allemagne n’est pas éloigné du simple au double en faveur de cette dernière. C’est un officier colonial, le futur général Charles Mangin qui pense trouver la solution en faisant appel aux ressources humaines des colonies. Cette proposition trouve un écho favorable dans l’opinion publique. Un journaliste du quotidien « Le Matin », Charles Messimy va jusqu’à écrire : « l’Afrique nous a coûté des monceaux d’or, des milliers de soldats et des flots de sang ; l’or nous ne songeons pas à le réclamer. Mais les hommes et le sang, elle doit nous les rendre avec usure. . . ». Le 7 Février 1912, est instauré un service militaire de quatre ans dans les colonies. Il permet aux indigènes de souscrire des engagements qui se veulent volontaires.

Tout au long de la première guerre mondiale, ce sont 607 000 combattants originaires d’outre mer qui sont engagés sur le front. 41 355 Malgaches sont appelés sous les drapeaux et 34 386 sont envoyés en métropole. A ces soldats s’ajoutent 5 535 travailleurs dont la majorité se retrouve dans les usines d’armement. Pour les allemands, ces soldats sont considérés comme des barbares, die schwarze, la force infâme. C’est ce qui explique la différence de traitement dont les prisonniers de cette Force Noire font l’objet. Les allemands oublient la manière la plus inhumaine avec laquelle ils se sont comportés dans leurs colonies d’Afrique.

Ces soldats d’outre mer participent avec honneur aux combats les plus durs, de la Marne à Dixmude, à Ypres, aux Dardanelles, Verdun et autres. A la fin des hostilités, ce sont 2 368 Malgaches qui sont déclarés morts pour la France. Parmi bien d’autres, citons un fait d’arme qui voit s’illustrer le 52ème Bataillon de Chasseurs malgaches lors de la seconde bataille de la Marne. Le 31 Mai 1918, au coude à coude avec les fantassins du 59ème Bataillon de  Chasseurs à Pieds, à quelques kilomètres de Château Thierry, ces deux unités se retrouvent encerclées par une force considérable. Bien qu’en infériorité numérique et cloué au sol par le feu ennemi, Malgaches et Français, malgré de lourdes pertes réussissent à rompre l’encerclement non sans avoir ralenti l’avancée allemande.

Que l’on pardonne à l’auteur de ces lignes d’avoir choisi cet exemple, mais son grand père a participé à ce combat. Il a fait partie des rescapés du 59ème Bataillon de chasseurs à Pieds.

Tout au long de ce conflit, la métropole impose à Madagascar de participer à l’effort de guerre. En 1913, les exportations en direction de la France s’élevaient 56 millions de Francs or. Elles atteindront 86 millions à la fin de 1917. L’administration coloniale encourage les cultures d’exportation. Aux produits de cueillette, caoutchouc, raphia, s’ajoutent les productions traditionnelles tels le riz et le manioc. L’élevage des bovins se développe, ce qui permet de ravitailler la France en viande frigorifique ou de conserve.

Après l’armistice, les combattants malgaches se retrouvent parqués dans des camps de transit avant d’être rapatriés dans la Grande Ile. Certains d’entre eux sont porteurs du virus de la grippe espagnole. Cette épidémie qui a fait en Europe autant de victimes que la guerre se répand à Madagascar.  On déplore plus de 85 000 morts dont, environ, 21 000 en Iméra.

Au lendemain de cette guerre, le sang versé par ces soldats venus de toutes les colonies les soude à  la patrie française. « Par le sang versé », sera le titre d’une loi initiée par Philippe de Gaulle et adoptée à l’unanimité par le Parlement en… 1999. Elle confère la nationalité française à « tout étranger ayant servi dans les armées françaises  et  ayant été blessé au cours d’un engagement opérationnel ». Ce n’est que le 1er Janvier… 2007 que les pensions des vétérans coloniaux seront alignées sur celles des soldats français.

La France n’a pas à se glorifier d’un tel attentisme vis-à-vis de ceux envers lesquels elle a contracté une dette de sang et d’honneur.

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Le zébu – omby

Le zébu – omby

Cet animal domestique est arrivé à Madagascar au cours du premier millénaire en provenance d’Inde via l’Afrique. Son aspect est caractérisé par ses imposantes cornes implantées sur son os frontal. L’ensemble se nomme bucrane. Sa bosse dorsale est tout aussi remarquable. C’est une réserve de graisse qui se constitue quand la nourriture est abondante. A la saison sèche, elle se réduit quand l’herbe se fait rare. Cette bosse perd alors de son volume et de sa superbe et elle s’incline sur le côté.

À Madagascar, le zébu est partout !

Le zébu (ou omby), comme le lémurien, est l’emblème de Madagascar. On le retrouve reproduit aussi bien sur les timbres poste, les billets de banque, les tampons en en-tête de documents officiels que sur les logos d’entreprises. Le zébu est à considérer aussi bien du point de vue économique que sociétal et religieux. Pendant des siècles, il a été l’un des piliers de l’économie malgache et le garant de l’ordre social et des us et coutumes spirituels.

Lors des cérémonies

Lors de cérémonie traditionnelles et coutumières comme le retournement des morts, le mariage ou la circoncision, les zébus sont immolés afin de servir de truchement entre les vivants et le monde des morts. Le nombre de zébus sacrifiés et partagés entre les convives montre la notoriété de la famille et son rang social. Ces sacrifices obéissent à un rituel précis. Encore vivant et placé face au nord, le zébu est aspergé d’eau lustrale. Prières et invocations sont adressées à Zanahary, le dieu créateur. La croupe du zébu est frappée du plat du couteau de sacrifice. A proximité, sont disposées des braises sur lesquelles se consument des poils de la queue, de la bosse et museau. La fumée acre qui se dégage de ce feu est destinée à attirer l’attention des ancêtres.

Une fois l’animal égorgé, intervient le partage de la viande selon des règles strictes. Après cuisson, six morceaux qui proviennent de la tête, de la bosse, de la croupe ainsi que le foie sont destinés à Zanahary, aux ancêtres et aux ainés du lignage. Certains abats et autres parties basses sont distribués aux cadets, aux femmes et aux étrangers. Ce rituel du sacrifice exalte la vie. Il permet de communier avec les ancêtres et il souligne la pérennité de la parentèle.

Charrette à zébus

Le savika

 Le savika (ou tolon’omby) vient des verbes «attraper» et «maîtriser». Outre cet aspect rituel, dans la société malgache, le zébu tient une place si prépondérante que son nom a été donné à l’équipe nationale de football. Il participe également à un sport dangereux dénommé savika. Cette sorte de tauromachie sans mise à mort de l’animal est le plus impressionnant des jeux traditionnels malgaches. Il consiste à s’agripper le plus longtemps possible à la bosse d’un zébu préalablement excité et à utiliser ses jambes comme ressort afin d’éviter de se faire piétiner par la bête.

Où trouve-t-on les zébus ?

On estime qu’il y a autant de zébus que de malgaches. L’élevage de ces bovidés est concentré dans les parties sud de l’île. En 1769, lors de la tentative de colonisation française de fort Dauphin était introduite la culture du figuier de barbarie qui est originaire du Mexique. Une fois que les épines de ces fruits sont ôtées, il permet de nourrir et d’hydrater les zébus. C’est ce qui a entrainé la sédentarisation des pasteurs dans cette région. L’élevage du zébu se retrouvé également dans l’ouest, dans les régions de Bongolava et du Ménabe  ainsi que dans le sud-ouest, dans la région Sofia. Outre pour la viande, les zébus sont également utilisés pour la traction animale, le piétinement des rizières afin de casser les mottes.

Chaque lignage d’éleveurs possède son troupeau qui est placé sous l’autorité de l’ancien de la branche ainée. Les plus jeunes acceptent de moins en moins bien l’autorité d’un ainé sur leurs biens. Ils veulent pouvoir gérer leurs bêtes à l’intérieur du troupeau commun. L’ensemble économique que représente le lignage s’en trouve d’autant diminué car il s’émiette en entités pratiquement autonomes.

zebu

A quoi sert le zébu ?

Découvrir :  Epices et gastronomie malgache

Ravitoto

Dans le zébu, pratiquement tout se mange. Sa viande est goutue et peu grasse, à l’exception de la bosse. Elle entre dans la composition de nombreux plats traditionnels. Citons le ravitoto qui est un plat de fête à base de feuilles de manioc pliées et le romazava, sorte de pot au feu aux brèdes. Comme Madagascar produit du foie gras, citons le tournedos de zébu Rossini. Les Malagasy aiment aussi manger des petites brochettes de zébu, les “masikita”. Les cornes sont à la base d’un artisanat ancestral de grande qualité, manches de couteaux, couverts, peignes et autres bijoux fantaisie.

Découvrir :  Cornes de zébu et objets miniatures à l’honneur au marché des artisans

Les daholos

Jadis, en pays Bara, afin de déclarer sa flamme et de prouver son courage, le prétendant devait offrir un zébu qu’il avait volé. Ce vol traditionnel a pris une immense ampleur à laquelle se livrent des voleurs, les dahalos. Ce sont de véritables bandes armées qui se livrent à ces méfaits et qui n’hésitent pas à affronter les forces de l’ordre. Sachant que le cout moyen d’un zébu représente un an de revenu d’un paysan, on imagine les conséquences économiques qu’entrainent ces vols ainsi que leur cortège de violences.

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Nosy Iranja, le paradis sur terre

Nosy Iranja, le paradis sur terre

Qui n’a jamais voulu goûter au paradis ? C’est possible en se rendant sur une des plus belles îles au monde, dans le nord de Madagascar. Elle se nomme Nosy Iranja !

Île en vue !

Située au Sud-Ouest de Nosy Be, Nosy Iranja vaut le détour. Impossible de ne pas s’y rendre pendant un séjour dans le Nord de la Grande Île rouge. Accessible uniquement par bateau après 1h30 de navigation, Nosy Iranja vous séduira bien avant de poser vos pieds sur le sable blanc.  Les fonds marins aux alentours de l’île à l’eau cristalline offre une palette de couleurs allant du bleu turquoise au vert. L’eau y est chaude tous les jours de l’année.

Nosy Iranja, l’île aux tortues

Cette île se compose en réalité de 2 îlots reliés par un banc de sable d’environ 1 km sur lequel on aime s’y promener les yeux rivés vers l’horizon. La première appelée Iranja kely (kely signifiant « petit » en malagasy, seulement 13 hectares), n’est accessible qu’à marée basse et privatisée. Attention à la montée des eaux ! Elle abrite un charmant hôtel dans lequel vous pourrez y séjourner une ou plusieurs nuits. Pour les petits budgets, un cocktail rafraîchissant fera l’affaire et vous donnera accès à l’île. Une végétation dense et luxuriante recouvre ce bout de terre. C’est aussi un lieu de prédilection pour les tortues qui aiment s’y retrouver. Peut-être aurez-vous la chance de profiter d’une visite des lieux par le propriétaire.

Au rythme mora mora

Iranja Be, quant à elle mesure 200 hectares et offre un cadre privilégié pour se détendre, se baigner et roucouler. C’est le moment de sortir l’appareil pour réaliser un shooting photo ! A quelques mètres de la place, un village de pêcheurs a pris possession de l’île. Pendant que les hommes lèvent leurs filets à bord de leur boutre, les femmes tiennent de petites échoppes dans lesquelles l’artisanat malagasy est exposé. Prenez également le temps d’échanger avec les villageois qui discutent à l’ombre des maisons en bois.

Si vous souhaitez prendre de la hauteur, partez à la recherche du phare érigé en 1909 par Gustave Eiffel. Construit en acier, il surplombe l’île et offre un joli panorama sur les environs.

ENVIE DE PROLONGER VOTRE SÉJOUR ?

Les navettes depuis Nosy Be ne permettent de ne rester que la journée avec un départ vers 8h et un retour à 15h30. Néanmoins, il existe  alternatives pour continuer à profiter de ce petit paradis et ainsi s’émerveiller devant le coucher de soleil. La première : dormir à l’hôtel situé sur Iranja kely et la deuxième le bivouac sous des tentes de très bon confort sur l’autre îlot. Il est conseillé de réserver, surtout lors de la période touristique entre mai et octobre.
Après quelques heures ou quelques jours sur Nosy Iranja, difficile de revenir à la réalité…

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Les tsingy rouges du nord de Madagascar

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La RN6, reliant Diego Suarez à Nosy Be, regorge de curiosités géologiques qui demandent de s’y arrêter. Tantôt rouges et arrondis, tantôt gris et acérés, les tsingy du Nord de Madagascar attirent grands nombres de curieux chaque année ; des sites d’une beauté exceptionnelle ! Pour cette première étape, partons à la découverte des tsingy rouges de Madagascar.

Un air de far west

A 60 kms au Sud Est de Diego Suarez, sur le plateau de Sahafary, se cachent au fond d’un canyon de drôles de cheminées. Celles-ci ne sont pas faites de briques et ne crachent pas de la fumée. C’est Dame Nature qui a façonné et révélé ces tsingy rouges, année après année aux yeux de tous. Leur forme unique et leur couleur chatoyante envoutent les esprits de ceux qui sont venus jusqu’à elles pour les visiter. De ce décor digne d’un Far West hollywoodien pourraient surgir un indien ou un cow boy sortis de nulle part.

4X4 ou 4L ?

2 heures de routes difficiles et tortueuses sont nécessaires pour parvenir au site. Certains choisiront le confort d’un 4×4 avec chauffeur et d’autres monteront à bord d’une 4L, plus authentique. Roger 4L est d’ailleurs l’un des seuls chauffeurs à oser s’aventurer avec cette voiture populaire sur ces chemins. Attention, les pannes sont nombreuses mais Roger connait son auto comme sa poche.

Mille nuances de gré

Mais aussi de marne et de calcaire. La formation de ces « cheminées de fée » est le fruit d’un long travail de Dame Nature. Creusé par le fleuve de Frodo, ce canyon laisse apparaître d’immenses formations rouge ocre formées par le ruissellement de l’eau dans ces sols à ciel ouvert. Le mélange de différents oxydes donnent à ces curiosités un panel de couleurs chaudes allant d’un blanc éclatant à un rouge intense. En plus d’être un site hors du commun, celui-ci change d’année en année contrairement à ces voisins. En effet, les fortes pluies et les crues emportent avec elles certaines cheminées et en font apparaître de nouvelles. Comparez 2 photos avec quelques années d’écart et la différence vous sautera aux yeux.

Pas à pas

3 points de vue sont accessibles pour profiter pleinement de ce paysage grandiose. Les 2 premiers accessibles par voiture offre un panorama unique et rare depuis les hauteurs du canyon. Puis un chemin conduit les plus curieux aux pieds des cheminées entre lesquelles coule une mince rivière. C’est en les observant de plus près que l’on s’aperçoit de la fragilité de cet écosystème. Les plus patients pourront y rester plusieurs heures pour contempler la variation des nuances, même si les lueurs chaudes d’une fin d’après-midi restent les plus belles pour les admirer.

Pour une photo originale, marquez vos joues de quelques traits de terre rouge ou jaune ! On dirait de vrais indiens !

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Au gré du vent

Sur la plage de Ramena, de nombreux pêcheurs proposent d’emmener les vacanciers à bord de leur boutre pour découvrir ce lagon et les îlots qui le composent. Nosy Antaly Be, Nosy Diego et Nosy Suarez en sont les 3 principaux. Une fois la voile gonflée, il ne reste plus qu’à se laisser émerveiller par cet endroit splendide. Le retour se fera certainement plus mouvementé… Douche assurée !

Envie de sensations fortes ?

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Où manger à Ramena ?

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Envie de déguster des poissons grillés ou fruits de mer sur une plage de sable blanc bordée par une mer d’un bleu intense ? Ramena est l’endroit parfait pour satisfaire tous vos sens.

RESTAURANT BADAMERA

A l’entrée du village, le Restaurant Badamera propose une carte alléchante et un menu du jour. Poissons grillés ou en sauce, fruits de mer, spaghettis et autres plats plus internationaux sont servis en terrasse entourée d’un jardin très joliment arborée très agréable.

Plats entre 13 000 et 25 000 Ar environ (plats végétariens proposés).                                                                                              Adresse : Plage de Ramena – BP 447 – Antsiranana. A l’entrée de Ramena, à gauche.                                                                              Tél : 032 07 733 50 – 034 55 554 86

Une dizaine de gargotes collées les unes aux autres proposent une multitude de plats composés de crudités, poissons grillés, poissons en sauce, fruits de mer, le tout fraîchement préparé. Quelques tables sont disposées sur le sable pour profiter pleinement de la mer à l’ombre des parasols. Laissez-vous tenter par celle qui vous fera de l’œil même si toutes vous séduiront.

GARGOTE CHEZ MARTINE

Plats entre 13 000 et 20 000 Ar environ. Un plus pour le poisson à la tahitienne !
Adresse : Ramena Plage, une des dernières de l’enfilade
Tel : 032 44 233 12

GARGOTE CHEZ JULIE

Plats entre 13 000 et 20 000 Ar environ
Adresse : Ramena Plage, la première de l’enfilade

KBAR

Un large choix de plats locaux et internationaux. Bar et restaurant branché accessible depuis la plage.
Adresse : Ramena Plage

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