Le zébu – omby

Le zébu – omby

Cet animal domestique est arrivé à Madagascar au cours du premier millénaire en provenance d’Inde via l’Afrique. Son aspect est caractérisé par ses imposantes cornes implantées sur son os frontal. L’ensemble se nomme bucrane. Sa bosse dorsale est tout aussi remarquable. C’est une réserve de graisse qui se constitue quand la nourriture est abondante. A la saison sèche, elle se réduit quand l’herbe se fait rare. Cette bosse perd alors de son volume et de sa superbe et elle s’incline sur le côté.

À Madagascar, le zébu est partout !

Le zébu (ou omby), comme le lémurien, est l’emblème de Madagascar. On le retrouve reproduit aussi bien sur les timbres poste, les billets de banque, les tampons en en-tête de documents officiels que sur les logos d’entreprises. Le zébu est à considérer aussi bien du point de vue économique que sociétal et religieux. Pendant des siècles, il a été l’un des piliers de l’économie malgache et le garant de l’ordre social et des us et coutumes spirituels.

Lors des cérémonies

Lors de cérémonie traditionnelles et coutumières comme le retournement des morts, le mariage ou la circoncision, les zébus sont immolés afin de servir de truchement entre les vivants et le monde des morts. Le nombre de zébus sacrifiés et partagés entre les convives montre la notoriété de la famille et son rang social. Ces sacrifices obéissent à un rituel précis. Encore vivant et placé face au nord, le zébu est aspergé d’eau lustrale. Prières et invocations sont adressées à Zanahary, le dieu créateur. La croupe du zébu est frappée du plat du couteau de sacrifice. A proximité, sont disposées des braises sur lesquelles se consument des poils de la queue, de la bosse et museau. La fumée acre qui se dégage de ce feu est destinée à attirer l’attention des ancêtres.

Une fois l’animal égorgé, intervient le partage de la viande selon des règles strictes. Après cuisson, six morceaux qui proviennent de la tête, de la bosse, de la croupe ainsi que le foie sont destinés à Zanahary, aux ancêtres et aux ainés du lignage. Certains abats et autres parties basses sont distribués aux cadets, aux femmes et aux étrangers. Ce rituel du sacrifice exalte la vie. Il permet de communier avec les ancêtres et il souligne la pérennité de la parentèle.

Charrette à zébus

Le savika

 Le savika (ou tolon’omby) vient des verbes «attraper» et «maîtriser». Outre cet aspect rituel, dans la société malgache, le zébu tient une place si prépondérante que son nom a été donné à l’équipe nationale de football. Il participe également à un sport dangereux dénommé savika. Cette sorte de tauromachie sans mise à mort de l’animal est le plus impressionnant des jeux traditionnels malgaches. Il consiste à s’agripper le plus longtemps possible à la bosse d’un zébu préalablement excité et à utiliser ses jambes comme ressort afin d’éviter de se faire piétiner par la bête.

Où trouve-t-on les zébus ?

On estime qu’il y a autant de zébus que de malgaches. L’élevage de ces bovidés est concentré dans les parties sud de l’île. En 1769, lors de la tentative de colonisation française de fort Dauphin était introduite la culture du figuier de barbarie qui est originaire du Mexique. Une fois que les épines de ces fruits sont ôtées, il permet de nourrir et d’hydrater les zébus. C’est ce qui a entrainé la sédentarisation des pasteurs dans cette région. L’élevage du zébu se retrouvé également dans l’ouest, dans les régions de Bongolava et du Ménabe  ainsi que dans le sud-ouest, dans la région Sofia. Outre pour la viande, les zébus sont également utilisés pour la traction animale, le piétinement des rizières afin de casser les mottes.

Chaque lignage d’éleveurs possède son troupeau qui est placé sous l’autorité de l’ancien de la branche ainée. Les plus jeunes acceptent de moins en moins bien l’autorité d’un ainé sur leurs biens. Ils veulent pouvoir gérer leurs bêtes à l’intérieur du troupeau commun. L’ensemble économique que représente le lignage s’en trouve d’autant diminué car il s’émiette en entités pratiquement autonomes.

zebu

A quoi sert le zébu ?

Découvrir :  Epices et gastronomie malgache

Ravitoto

Dans le zébu, pratiquement tout se mange. Sa viande est goutue et peu grasse, à l’exception de la bosse. Elle entre dans la composition de nombreux plats traditionnels. Citons le ravitoto qui est un plat de fête à base de feuilles de manioc pliées et le romazava, sorte de pot au feu aux brèdes. Comme Madagascar produit du foie gras, citons le tournedos de zébu Rossini. Les Malagasy aiment aussi manger des petites brochettes de zébu, les “masikita”. Les cornes sont à la base d’un artisanat ancestral de grande qualité, manches de couteaux, couverts, peignes et autres bijoux fantaisie.

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Les daholos

Jadis, en pays Bara, afin de déclarer sa flamme et de prouver son courage, le prétendant devait offrir un zébu qu’il avait volé. Ce vol traditionnel a pris une immense ampleur à laquelle se livrent des voleurs, les dahalos. Ce sont de véritables bandes armées qui se livrent à ces méfaits et qui n’hésitent pas à affronter les forces de l’ordre. Sachant que le cout moyen d’un zébu représente un an de revenu d’un paysan, on imagine les conséquences économiques qu’entrainent ces vols ainsi que leur cortège de violences.

Gérard Naal

Proche de l’association depuis ses débuts, Gérard écrit pour le blog depuis sa mise en ligne. Il y a quelques années, Gérard Naal a réalisé combien l’histoire de Madagascar était méconnue tant des Français que des Malgaches, il a donc regroupé notes et comptes-rendus de nombreuses publications universitaires pour rédiger un livre disponible ici.

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Nosy Iranja, le paradis sur terre

Nosy Iranja, le paradis sur terre

Qui n’a jamais voulu goûter au paradis ? C’est possible en se rendant sur une des plus belles îles au monde, dans le nord de Madagascar. Elle se nomme Nosy Iranja !

ÎLE EN VUE !

Située au Sud-Ouest de Nosy Be, Nosy Iranja vaut le détour. Impossible de ne pas s’y rendre pendant un séjour dans le Nord de la Grande Île rouge. Accessible uniquement par bateau après 1h30 de navigation, Nosy Iranja vous séduira bien avant de poser vos pieds sur le sable blanc.  Les fonds marins aux alentours de l’île à l’eau cristalline offre une palette de couleurs allant du bleu turquoise au vert. L’eau y est chaude tous les jours de l’année.

NOSY IRANJA, L’ÎLE AUX TORTUES

Cette île se compose en réalité de 2 îlots reliés par un banc de sable d’environ 1 km sur lequel on aime s’y promener les yeux rivés vers l’horizon. La première appelée Iranja kely (kely signifiant « petit » en malagasy, seulement 13 hectares), n’est accessible qu’à marée basse et privatisée. Attention à la montée des eaux ! Elle abrite un charmant hôtel dans lequel vous pourrez y séjourner une ou plusieurs nuits. Pour les petits budgets, un cocktail rafraîchissant fera l’affaire et vous donnera accès à l’île. Une végétation dense et luxuriante recouvre ce bout de terre. C’est aussi un lieu de prédilection pour les tortues qui aiment s’y retrouver. Peut-être aurez-vous la chance de profiter d’une visite des lieux par le propriétaire.

AU RYTHME DU MORA MORA

Iranja Be, quant à elle mesure 200 hectares et offre un cadre privilégié pour se détendre, se baigner et roucouler. C’est le moment de sortir l’appareil pour réaliser un shooting photo ! A quelques mètres de la place, un village de pêcheurs a pris possession de l’île. Pendant que les hommes lèvent leurs filets à bord de leur boutre, les femmes tiennent de petites échoppes dans lesquelles l’artisanat malagasy est exposé. Prenez également le temps d’échanger avec les villageois qui discutent à l’ombre des maisons en bois.

Si vous souhaitez prendre de la hauteur, partez à la recherche du phare érigé en 1909 par Gustave Eiffel. Construit en acier, il surplombe l’île et offre un joli panorama sur les environs.

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ENVIE DE PROLONGER VOTRE SÉJOUR ?

Les navettes depuis Nosy Be ne permettent de ne rester que la journée avec un départ vers 8h et un retour à 15h30. Néanmoins, il existe  alternatives pour continuer à profiter de ce petit paradis et ainsi s’émerveiller devant le coucher de soleil. La première : dormir à l’hôtel situé sur Iranja kely et la deuxième le bivouac sous des tentes de très bon confort sur l’autre îlot. Il est conseillé de réserver, surtout lors de la période touristique entre mai et octobre.

Après quelques heures ou quelques jours sur Nosy Iranja, difficile de revenir à la réalité…

Marion a été bénévole pour notre association de protection des enfants des rues à Madagascar pendant plusieurs mois. Habituée à conter ses aventures dans des récits de voyages, elle en a profité pour écrire de nombreux articles sur l’île rouge pour notre blog.

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Les tsingy rouges du nord de Madagascar

Les tsingy rouges du nord de Madagascar

La RN6, reliant Diego Suarez à Nosy Be, regorge de curiosités géologiques qui demandent de s’y arrêter. Tantôt rouges et arrondis, tantôt gris et acérés, les tsingy du Nord de Madagascar attirent grands nombres de curieux chaque année ; des sites d’une beauté exceptionnelle ! Pour cette première étape, partons à la découverte des tsingy rouges de Madagascar.

SUR UN AIR DE FAR WEST

A 60 kms au Sud Est de Diego Suarez, sur le plateau de Sahafary, se cachent au fond d’un canyon de drôles de cheminées. Celles-ci ne sont pas faites de briques et ne crachent pas de la fumée. C’est Dame Nature qui a façonné et révélé ces tsingy rouges, année après année aux yeux de tous. Leur forme unique et leur couleur chatoyante envoutent les esprits de ceux qui sont venus jusqu’à elles pour les visiter. De ce décor digne d’un Far West hollywoodien pourraient surgir un indien ou un cow boy sortis de nulle part.

4X4 OU 4L ?

2 heures de routes difficiles et tortueuses sont nécessaires pour parvenir au site. Certains choisiront le confort d’un 4x4 avec chauffeur et d’autres monteront à bord d’une 4L, plus authentique. Roger 4L est d’ailleurs l’un des seuls chauffeurs à oser s’aventurer avec cette voiture populaire sur ces chemins. Attention, les pannes sont nombreuses mais Roger connait son auto comme sa poche.

MILLE NUANCES DE GRE

Mais aussi de marne et de calcaire. La formation de ces « cheminées de fée » est le fruit d’un long travail de Dame Nature. Creusé par le fleuve de Frodo, ce canyon laisse apparaître d’immenses formations rouge ocre formées par le ruissellement de l’eau dans ces sols à ciel ouvert. Le mélange de différents oxydes donnent à ces curiosités un panel de couleurs chaudes allant d’un blanc éclatant à un rouge intense. En plus d’être un site hors du commun, celui-ci change d’année en année contrairement à ces voisins. En effet, les fortes pluies et les crues emportent avec elles certaines cheminées et en font apparaître de nouvelles. Comparez 2 photos avec quelques années d’écart et la différence vous sautera aux yeux.

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PAS A PAS

3 points de vue sont accessibles pour profiter pleinement de ce paysage grandiose. Les 2 premiers accessibles par voiture offre un panorama unique et rare depuis les hauteurs du canyon. Puis un chemin conduit les plus curieux aux pieds des cheminées entre lesquelles coule une mince rivière. C’est en les observant de plus près que l’on s’aperçoit de la fragilité de cet écosystème. Les plus patients pourront y rester plusieurs heures pour contempler la variation des nuances, même si les lueurs chaudes d’une fin d’après-midi restent les plus belles pour les admirer.

Pour une photo originale, marquez vos joues de quelques traits de terre rouge ou jaune ! On dirait de vrais indiens !

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Envie de sensations fortes ?

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Où manger à Ramena ?

Où manger à Ramena ?

Envie de déguster des poissons grillés ou fruits de mer sur une plage de sable blanc bordée par une mer d’un bleu intense ? Ramena est l’endroit parfait pour satisfaire tous vos sens.

RESTAURANT BADAMERA

A l’entrée du village, le Restaurant Badamera propose une carte alléchante et un menu du jour. Poissons grillés ou en sauce, fruits de mer, spaghettis et autres plats plus internationaux sont servis en terrasse entourée d’un jardin très joliment arborée très agréable.

Plats entre 13 000 et 25 000 Ar environ (plats végétariens proposés).                                                                                              Adresse : Plage de Ramena – BP 447 – Antsiranana. A l’entrée de Ramena, à gauche.                                                                              Tél : 032 07 733 50 – 034 55 554 86

Une dizaine de gargotes collées les unes aux autres proposent une multitude de plats composés de crudités, poissons grillés, poissons en sauce, fruits de mer, le tout fraîchement préparé. Quelques tables sont disposées sur le sable pour profiter pleinement de la mer à l’ombre des parasols. Laissez-vous tenter par celle qui vous fera de l’œil même si toutes vous séduiront.

GARGOTE CHEZ MARTINE

Plats entre 13 000 et 20 000 Ar environ. Un plus pour le poisson à la tahitienne !
Adresse : Ramena Plage, une des dernières de l’enfilade
Tel : 032 44 233 12

GARGOTE CHEZ JULIE

Plats entre 13 000 et 20 000 Ar environ
Adresse : Ramena Plage, la première de l’enfilade

KBAR

Un large choix de plats locaux et internationaux. Bar et restaurant branché accessible depuis la plage.
Adresse : Ramena Plage

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Ramena, Coquillages et Crustacés

Ramena, Coquillages et Crustacés

Situé à une vingtaine de kilomètres de Diego Suarez, dans le nord de Madagascar, Ramena est un petit village de bord de mer où il fait bon vivre.

UN AVANT GOUT

Sur la route menant à Ramena depuis Diego Suarez, une drôle de dent rocheuse émergeant des eaux de la baie attirera votre regard. Appelé Nosy Lonjo, cet îlot d’origine volcanique est un lieu très préservé par son caractère sacré. De nombreuses légendes et fady (« interdits ») couvrent ce rocher que les Malagasy aiment raconter. Pas un homme n’oserait y déposer le pied par peur qu’il lui arrive malheur.

UN VILLAGE AUTHENTIQUE

Les premières maisons à l’entrée du village donnent le ton. Rapidement la route bétonnée se transforme en chemin sableux. Il ne vous reste plus qu’à troquer votre paire de chaussures pour les tongs. Son éloignement géographique par rapport à la grande ville de Diego Suarez lui confère une authenticité sans pareil.

PLACE AU FARNIENTE

Il suffit à présent de se laisser porter par le charme des lieux. Les maisons faites de planches de bois laissent échapper une délicieuse odeur de poissons grillés. Vous tomberez rapidement nez à nez avec une plage de sable blanc, qui n’a rien à envier à ses voisines de Nosy Be. Longue de 3 kilomètres, elle est bordée par une eau bleue turquoise propice à la baignade et à la détente.

UN P’TIT CREUX

Envie d’une pause fraicheur ? Les gargottes et hôtels sauront vous séduire avec un large choix de cocktails de fruits frais pour vous désaltérer : papaye, corossol, ananas ou tamarin selon les goûts et les saisons.

Le long de la plage, une dizaine de gargottes collées les unes aux autres proposent une carte plus qu’alléchante qui ravira vos papilles. Vous pourrez même selon la marée déguster poissons et fruits de mers servis à toutes les sauces les pieds dans l’eau.

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A LA DECOUVERTE DES ENVIRONS

Sur la plage, quelques villageoises décorent leurs bras de multiples bijoux traditionnels et paréos destinés à la vente. Des pêcheurs s’activent pour tirer de toute leur force de longs filets en espérant recueillir quelques poissons. Certains proposent de vous emmener découvrir la Mer d’Émeraude à bord de leur pirogue. Une excursion à ne pas manquer.

AU RYTHME DES CABOSSES

Tous les dimanches à partir du mois de Mai, Ramena se transforme en véritable scène musicale. Les habitants de Diego arrivent par dizaines à bord de taxi-brousses bondés. Plusieurs groupes de musiciens animent tout le village autour de grands banquets festifs. Un rendez-vous dominical incontournable pendant lequel l’ambiance est garantie.

Excursion incontournable de la région Nord de Madagascar, Ramena, sa plage, ses habitants et ses activités vous laisseront un excellent souvenir de votre passage ici.

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Madagascar, une île très convoitée (des premiers hommes au XIXème siècle)

Madagascar, une île très convoitée (des premiers hommes au XIXème siècle)

Madagascar séduit tant par sa beauté que par ses richesses minières et agricoles. L’île est marquée par des hommes et des femmes qui ont soif de conquêtes et de pouvoir. Découvrons les temps forts de son histoire, des premiers habitants au début de l’occupation par les colons français.

Des origines venues d’ailleurs

L’origine du peuple malagasy demeure un mystère encore non élucidé. Les théories sont nombreuses mais il semblerait que les premiers ancêtres proviendraient de l’Indonésie, d’une part, et de l’Afrique de l’Est d’autre part. Débarqués sur l’île il y a 2000 ans, les indonésiens apportent avec eux la culture du riz irrigué et la pirogue à balancier. Les africains quant à eux, transmettent leur savoir de la culture sur brûlis et importent quelques espèces végétales et animales comme le zébu.

Quelques siècles plus tard, les commerçants arabes approchent l’île et commencent à vendre leurs épices, leurs aromates et quelques plantes médicinales. Ils en profitent également pour convertir les habitants à l’Islam, religion très répandue encore aujourd’hui dans tout le pays.

Des européens à la conquête de la Grande Ile

C’est le capitaine et portugais Diego Diaz qui, après avoir été détourné de sa route vers l’Inde par les vents, est le premier européen à poser pied sur l’île vers 1500. Il est suivi 6 ans plus tard par Fernando Suarez.

Placé sur la route des Indes, Madagascar devient alors un carrefour commercial très prisé par les Occidentaux. Les Portugais, les Français, les Hollandais et les Anglais tentent de conquérir l’île mais sans succès. La résistance des guerriers malagasy, les maladies et les famines rebutent les conquérants. Vers le XVIIème siècle, seuls des pirates réussissent à prendre possession de la côte Est pour y trouver refuge. Ils en profitent pour dépouiller les navires transportant des biens en provenance de l’Inde.

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Un roi, une même île

Au même moment, les Sakalava, les Antemoro, les Betsileo, les Merina… s’affrontent durant de longues batailles et divisent l’île en de nombreux royaumes. Il a fallu la force d’un roi, Andrianampoinimerina, pour unifier le pays et rendre l’île plus prospère. C’est avec l’aide des Anglais que le roi développe les marchés, multiplie les alliances, crée un impôt, une justice. A sa mort en 1810, son fils Radama 1er prend la relève et poursuit le travail de son père. Il développe l’alphabétisation des habitants pendant que les anglais répandent le christianisme. C’est sous son règne que l’île connait une révolution industrielle aux retombées économiques plutôt prometteuses.

Une politique tumultueuse

A sa mort en 1828, les rois et reines se succèdent. Sa veuve terrorise tout le pays et défait tout ce qui avait été créé par son époux. Elle expulse tous les étrangers, rétablit l’ordre traditionnel, persécute les Chrétiens. Son fils Radama II, lui succédant, mène une politique plus douce et plus humaine. Malheureusement, il est exécuté 2 ans après son accès au trône sur ordre des militaires. La politique de Madagascar est reprise d’une main de fer par le Premier Ministre de la reine Ranavalona II. Il se consacre assidûment à la modernisation de l’Etat. Il rédige un code civil, crée des administrations territoriales et ministérielles, développe l’enseignement.

Face à cet essor, Madagascar séduit. Ses richesses attisent les grandes nations comme la France et l’Angleterre qui y voient un très fort intérêt politique et économique. La suite de son histoire sera marquée par de nombreux conflits nationaux meurtriers sous la domination coloniale française… avant de connaître l’indépendance.

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Le 26 juin, date du souvenir (du XIXème siècle à 1960)

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Le 26 juin, jour de fête nationale, tous les habitants de Madagascar se réunissent pour commémorer ensemble un événement qui marquera à jamais l’histoire de leur île, le jour où Madagascar fût officiellement indépendante !

Vers une colonisation par la France

Suite au remaniement politique mené le Premier Ministre de la reine Ranavalona II, Madagascar prend son essor. Face à cette croissance, la France et l’Angleterre manifestent de plus en plus d’intérêt à l’égard du pays et tentent d’en profiter. En 1883, une guerre franco-malagasy éclate. 2 ans plus tard, un traité de paix est signé laissant à la France une certaine domination sur Madagascar. Les relations instables laissent naissance à un deuxième conflit qui se solde par un nouvel échec. Les tentatives de rébellion s’enchainent et Madagascar devient officiellement une colonie française en 1896. Les colons jouissent de cette domination pour exploiter les ressources agricoles, minérales et humaines au service de la France.

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Des conflits contestataires à l’insurrection

C’est le général Galliéni qui est à la tête du pays. Afin de faire croitre l’activité économique du pays, il instaure le travail forcé et encourage l’installation des colons européens. En mars 1946, le Mouvement démocratique de la rénovation malgache (MDRM) dépose un projet de loi visant l’indépendance de l’île. Le gouvernement français désapprouve. Dans l’ombre, des rebelles forment des sociétés secrètes et tentent quelques révoltes. Ce qui n’était qu’une simple jacquerie se transforme en une véritable lutte contre le pouvoir colonial. Les insurgés, passés de 2000 à 20000, n’hésitent pas à s’attaquer aux Français et aux travailleurs de l’administration française. Femmes, enfants et hommes sont capturés et massacrés, des actes de barbarie que le MDRM désavoue et fustige.

Une répression meurtrière

En 1947, face au refus des autorités françaises de revoir le traité, la Grande île se soulève et une guerre coloniale éclate. Les troupes françaises forment des bataillons constitués de malagasys et d’expéditionnaires. Elles décident de mener une répression aveugle. Les massacres font rage et décime la population civile. L’une des attaques les plus marquantes fût celle de militaires français dans le village de Moramanga. Ces derniers ont tirés sur 3 wagons dans lesquels étaient enfermés 166 insurgés prisonniers par peur d’une tentative de libération par leurs camarades.

26 juin comme…

Une année a été nécessaire pour mettre fin à cette guérilla et le gouvernement français impose toujours sa domination politique. Ce n’est que 3 ans plus tard, après de nombreuses luttes, que Madagascar obtient son indépendance… un certain 26 juin 1960.

Cette date clé marque la fin d’une ère et le début d’une autre, une histoire chargée d’épisodes plus ou moins glorieux. Depuis plusieurs dirigeants et présidents se sont succédés, laissant une nation tantôt unie, tantôt divisée.

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À Ambohijatovo, une cascade gronde

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A 14km au sud-ouest d’Antsirabé à Madagascar, le village d’Ambohijatovo recèle une cascade dont le chemin pour y parvenir n’est connu que des locaux. Aina, guide de notre agence de voyages locale, aidé de son cousin Ndranto sont partis en exploration. A présent, cet endroit n’a plus de secret pour eux et ils sauront en faire profiter les randonneurs qui ont soif de nouveautés. Suivons-les le temps d’une journée pour profiter des joies de la cascade et en apprendre davantage sur les richesses culturelles des alentours. 

VILLAGE D’ANDRAIMASINA : POINT DE DEPART

Une piste un peu cabossée rejoint le village d’Andraimasina, point de départ de la randonnée. Il est recommandé d’apporter avec soi quelques gouttes de rhum artisanal pour respecter la coutume locale, sans oublier le maillot de bain. Les croyances et traditions locales invitent le voyageur à verser quelques larmes de rhum dans la cascade pour poursuivre sa route en toute sérénité avec la bénédiction des anciens.

DES ANCÊTRES CHOYÉS PAR LEUR FAMILLE

Après avoir passé un premier village, quelques tombeaux bordent la route et nécessitent de s’y attarder. Il n’est pas rare de croiser dans les campagnes Malagasy ces sites sacrés parfois isolés, parfois situés à la périphérie des villages voir même en leur centre. Leur présence reflète l’adoration profonde qu’ont les malagasy à l’égard de leurs ancêtres, les Ntaolos. Les villageois consacrent autant de temps à prendre soin de leur foyer que du tombeau familial, jusqu’à parfois y laisser toute une fortune. Si l’on observe bien, les tombeaux sont toujours orientés vers l’Ouest, point cardinal par lequel le mal est rejeté du sanctuaire emporté par le soleil qui se couche à l’horizon. Vous entendrez peut-être un jour un villageois dire : Velona iray trano, maty iray fasana ; ce qui veut dire « Ensemble dans la maison, ensemble dans le tombeau ». Rien ne séparera une même famille, même après la mort. D’ailleurs les portes et maisons sont faîtes de bois et les tombeaux de pierre, matériau bien plus résistant offrant à tous les occupants de ce dernier un abri pour l’éternité. Les villageois construisent aussi ces sépulcres à des endroits stratégiques afin que leurs murs dévient les vents et évitent ainsi quelques dommages aux maisons.

COLLINES ET RIZIÈRES À PERTE DE VUE

Les collines striées par les terrasses verdoyantes se succèdent et laissent les randonneurs sans voix. Au détour d’un chemin, une maison offre la possibilité aux plus gourmands de prendre un café accompagné de quelques beignets. Avant d’atteindre la cascade d’Ambohijatovo, il vous faudra ôter vos chaussures pour traverser une rivière. C’est l’occasion de relaxer ses petits petons.

PAUSE PIQUE-NIQUE LES PIEDS DANS L’EAU

En tendant l’oreille, le bruit de la cascade parviendra peut-être à vos oreilles. Les villageois racontent que la cascade annonce la mort prochaine d’un d’entre eux quand elle gronde plus fort. Encore quelques mètres pour atteindre un joli point de vue. Son eau déferle à grande vitesse à travers les méandres avant de chuter un peu plus à la verticale.

Quelques rochers bordent la rivière et invitent les randonneurs à venir s’y prélasser. C’est l’occasion d’enfiler le maillot de bain pour y faire trempette et jouer dans les remous. Après quelques heures, il faudra penser à quitter ce petit paradis. Le retour s’effectuera par le même chemin.

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Cornes de zébu et objets miniatures à l’honneur au marché des artisans

Cornes de zébu et objets miniatures à l’honneur au marché des artisans

Sur le chemin menant au parc de l’Est à Antsirabé, plusieurs artisans proposent de découvrir leur savoir-faire dont Mamy, fabricant de miniatures et les sculpteurs sur corne de zébu…

UN POUSSE-POUSSE PAS COMME LES AUTRES

Designer de formation, Mamy a eu l’idée dans les années 90 de fabriquer des objets en miniature à partir de matières à recycler. Sa source d’inspiration : les moyens de transports utilisés à Madagascar. De ses doigts expérimentés, il fabrique en modèle réduit des vélos, des pousse-pousse, des 2CH, des vespas, des bus et des avions.

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Tout commence sur une feuille de papier. Deux à trois mois sont nécessaires pour concevoir le prototype, rechercher les matières premières et créer des outils adaptés. Une simple roue de vélo demande tout un tas de matières. La gente est faite de fer blanc, les rayons de fil de pêche et les pneus à partir d’un tuyau de perfusion périmé. Il se sert d’une gaine de frein de vélo pour concevoir le cadre, d’un fil électrique pour le guidon et d’un fil de téléphone pour les câbles. Et pour les pédales ? Un simple morceau de tong fera l’affaire. Après 2h de travail minutieux, un vélo nait des mains de Mamy. Joli travail !

Dans la dernière maison réside une équipe d’artisans qui sculptent de la corne de zébu pour créer de multiples objets. Il suffit de s’installer confortablement sur les blancs pour découvrir cet art typiquement malagasy. Avant de commencer, le choix de la corne à sculpter prime. Si le zébu qui a été abattu était trop jeune, la corne se brisera. Trop vieux, elle s’écaillera. L’idéal est d’obtenir les cornes d’un zébu âgé entre 8 et 12 ans. Pour la couleur, tout dépend du pelage de l’animal qui peut-être noir, clair ou marbré.

Tout d’abord, l’artisan plonge la corne dans de l’eau bouillante pour séparer l’os de son enveloppe. Puis il utilise la partie externe pour commencer à y sculpter grossièrement une cuillère. Afin de la protéger, il la trempe dans un bain composé d’huile et de cire d’abeille et l’assouplie en la chauffant. La cuillère est ensuite comprimée dans un pressoir. Suivent 4 étapes de polissage : les 2 premières à l’aide de 2 papiers abrasifs, la troisième à l’aide d’une superposition de disques découpés dans un jean ou à partir de la cendre de l’écorce du riz, la dernière grâce à de l’argile blanc. Un jean par jour est nécessaire pour le polissage. La sciure des cornes produite par chacune de ces étapes servira en tant qu’engrais. Il suffit d’une corne pour sculpter un tronc de baobab mais plusieurs pour les branches. L’atelier propose toutes ses créations à la vente dans la boutique attenante. Vaisselles, objets décoratifs et bijoux ornent les présentoirs. Parfait pour emporter avec vous un peu de Madagascar et de son artisanat traditionnel.

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Marion a été bénévole pour notre association de protection des enfants des rues à Madagascar pendant plusieurs mois. Habituée à conter ses aventures dans des récits de voyages, elle en a profité pour écrire de nombreux articles sur l’île rouge pour notre blog.

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